L’autre soir, j’ai joué les touristes à Paris.
A l’occasion de la venue d’une amie, je suis grimpé sur la Tour Eiffel. Il était tard le soir, et le 3ème étage était déjà fermé, mais le spectacle offert par le 2ème étage est tout aussi grandiose. En plus à cette heure-ci (vers 23h30), il n’y a plus grand monde, et l’accès se fait facilement: on n’a pas fait la queue pour prendre nos billets, et l’ascenseur n’était pas plein: que du bonheur!
Arrivés au deuxième étage, nous commençons notre tour d’horizon de Paris de nuit, et là coup de bol: la grande dame de fer se met à pétiller! Je ne me lasse pas de ce spectacle lorsque j’ai les pied sur le plancher des vaches, mais je dois reconnaitre que vivre ça « de l’intérieur » est une drôle d’expérience.
On se retrouve pris sous les flash de centaines de photographes. Partout des gens s’extasient, et tout le monde lève la tête pour admirer le spectacle bien trop court. On aperçoit des flash montant du sol, où ceux qui pique-nique sur les pelouses du Champ de Mars immortalisent l’instant. Un peu plus loin, le Trocadero, et là dans ceux immeuble, le reflet scintillant: on dirait que la façade elle même pétille de mille feux.
Et puis, tout s’arrête aussi soudainement que l’animation est apparue. Chacun reprend pied et baisse les yeux. On reprend notre visite là où on l’a laissée. On regarde vers le bas cette fois ci pour distinguer la foule qui se disperse aux pied du monument, doucement éclairée par les lampadaires.
Et les visiteurs tournent sur les plate-forme, à la recherche du meilleur endroit un souvenir. J’aide ce jeune couple à se prendre en photo, sur fond de lumières de la ville. D’autres ont gravé leur nom sur la rambarde en bois qui court le longe de la plate-forme pour immortaliser leur présence à cet étage. Et puis il nous faut redescendre, la grande dame va s’endormir pour se réveiller demain matin, pimpante pour des milliers d’autres touristes.
Crédit: David Yardt et son téléphone (d’où la qualité… sorry)

