Mad Men

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Voici ma nouvelle série culte: Mad Men.

Mad Men se déroule dans les années soixante, à New-York. Don Draper nous emmène dans son monde de publicitaires, machos et sans scrupules. Cette série nous plonge tout droit dans cette époque avec ses codes et ses habitudes. Et la comparaison avec notre époque est stupéfiante:

Tout le monde fume, et pas qu’un peu. Les paquets mous sont partout, chez les hommes et chez les femmes, au bureau ou à la maison (même le médecin éteint sa cigarette juste avant sa consultation, pour en allumer une dès qu’il a signé l’ordonnance!). La cigarette est réellement omniprésente, on se promène dans une atmosphère enfumée, et ça commence juste à devenir dangereux (on évoque un article du Reader’s Digest qui indique que le tabac peut altérer la santé dans le 1er épisode).

La place de la femme n’est pas la même. Celles qui travaillent son secrétaires, point. Ces secrétaires sont au service des hommes de la boite, et sont là pour répondre à leurs souhaits, à leurs besoins qu’ils soient professionnels, personnels, et même sexuels. Celles qui ne travaillent sont les épouses: il est hors de questions qu’elles aient une vie en dehors du foyer! Elles doivent rester dépendantes de leurs époux!

La mode était faite pour tous. Pas besoin d’avoir un physique de mannequin pour avoir de l’allure, les vêtements sont bien coupés et tout le monde est mis en valeur. Les hommes portent des costumes bien taillés, avec cravate et pochette. Le chapeau est de mise, les cheveux sont gominés et bien rangés. Les femmes sont à la fois sexy et élégantes: elles ont des formes, des vraies, avec des tenues mettant en valeur toutes les physionomies!

Les voitures (que l’ont voit rarement) sont grandes, spacieuses (il y une banquette à l’avant comme à l’arrière) et pleines de chromes. Et enfin, Kennedy vient d’être élu face à Nixon…

Mad Men, ou comment faire un bon dans le passé!

Je veux être le Docteur House.

Connaissez-vous le Docteur Gregory House ? Un médecin, ou plutôt diagnosticien comme il se défini lui-même, qui est absolument odieux avec son équipe, qui ne voit et ne communique quasiment jamais avec ses patients, et qui pourtant est d’une efficacité redoutable ! Un modèle ? J’aimerai beaucoup avoir assez d’assurance et surtout de répartie pour gérer comme lui ma vie professionnelle. Mais de quoi faut-il avoir besoin pour être un bon Docteur House ?

Du cynisme, indiscutablement. Arriver à dire à son patient qu’on se fout de lui (OK pas directement, mais presque), que l’on cherche juste à trouver ce qu’il a pour le plaisir de trouver, et bien sur d’avoir raison.

De l’humour, obligatoirement. Pouvoir faire accepter ce cynisme décrit plus haut à son entourage et que ce même entourage admette certaines méthodes de travail un peu limites.

De la répartie, forcément. Si on veut pouvoir travailler tranquillement dans ces conditions, il faut savoir clouer leur becs aux empêcheurs de tourner en rond ! Sinon, comment avancer ?

Une gueule, ça peut aider. Avec une barbe de trois jours, des yeux bleus perçants et un style incomparable, on peut entrer dans le personnage. Est-ce que cela veut dire qu’il faut être cynique et « déviant » même dans sa façon de s’habiller. Peut-être !

Une blessure, bonne question. Cette attitude particulière, est-elle forcément une carapace pour se protéger du monde extérieur ? Pourquoi faut-il être en opposition avec ce monde extérieur ? Tout simplement parce qu’on parle ici du monde du travail. C’est un environnement hostile, ne l’oublions pas ! Donc avoir une blessure de guerre permet aux gens de nous donner des excuses pour ce comportement.

Etre manipulateur, avec plaisir. Si on veut aller au bout de nos convictions, et arriver au résultat escompté, à défaut de convaincre, il faut être manipulateur et ainsi cadre parfaitement avec l’ensemble du personnage.

En résumé, n’est pas Gregory House qui veut, et encore moins au boulot. Comment traiter son client aussi mal, c’est quand même lui qui paye la facture non ? En même temps, effectivement ça peut choquer au début, mais on fini par s’habituer à tout, donc pourquoi ce client ne s’habituerait pas à être « recadré » de cette manière ?

Oui, je veux devenir cassant. Oui, je veux être cynique. Oui, je veux dire clairement ce que je pense sans être obligé de passer par la diplomatie Oui, je veux être manipulateur…  Oui, je veux être le Docteur House.