Vous connaissez certainement ce jeu « piège » pour les enfants un peu bruyants : le roi du silence. Le but de ce jeu est de rester silencieux le plus longtemps.
Il se trouve que je suis plutôt bon à ça, spontanément. Je crois que je pourrais passer une journée sans parler (même s’il ne me semble pas avoir déjà essayé). Mon univers intérieur me permet de m’échapper facilement du monde réel, et de couper toute communication avec lui. J’aime beaucoup laisser vagabonder mes pensées, les laisser errer et bondir d’idée en idée, passer d’un recoin à un autre.
Passer d’un paysage à un autre, réel ou pas. Voir des animaux réels ou imaginaires. Des acrobates pendus à des pelleteuses, d’autres la tête en bas.
Et de temps en temps, je m’arrête et j’essaie de refaire le chemin dans le sens inverse : qu’est qui m’a conduit là où je suis ? Je trouve que ce petit exercice est très amusant, et il montre à quel point l’esprit peu être tortueux. Parfois, le passage d’une idée à une autre est surprenant, tant le lien n’est pas évident !
Pendant mes études, un prof de physique nous avait donné un exercice un peu du même genre faire pour travailler notre concentration : penser à la même chose pendant plusieurs minutes, sans laisser partir son esprit à l’aventure. Eh bien, c’est très compliqué de penser au fauteuil du salon, non stop pendant 5 minutes.
Notre esprit est très aventureux, et l’immobilité n’est pas son attitude favorite.
Crédit: David Yardt

