L’expédition – Part tou

Voici donc la suite de mes aventures de marin au long court, futur capitaine et grand navigateur.

Je vous avais compté cette formidable traversée de Granville à Chausey, sans escale, d’au moins deux heures, et l’arrivée au mouillage (oui, il va falloir vous y faire à ces termes techniques, je suis un marin moi maintenant!!).

Donc nous voici repus, la vaisselle faite, prêts à débarquer sur la terre ferme, et partir à la découverte de cette contrée inexplorée: mis à part un fort, des maisons de pêcheurs et un phare, c’est la zone, y’a rien, pas une FNAC, rien. Oui, mais comment on fait? C’est là qu’on sort l’annexe, une magnifique embarcation à base de boudins en caoutchouc gonflés au pied. Là encore, je reste en arrière afin de surveiller les manœuvres: ne gêner personne, et marquer des points « top équipier ». Un petit moteur hors-bord est fixé à l’arrière, et nous voici, fiers conquérants à cinq sur cette embarcation (c’est celle de la photo au début…).

Nous touchons bientôt terre, mais je ne vois pas de ponton, ou d’échelle afin de grimper au sec. On me fait signe qu’en fait on va débarque sur la grève là, et que je ferais mieux d’enlever mes pompes si je veux pas qu’elle soient trempées, car on aura les pieds dans l’eau. Là encore je soigne mon classement équipier moderne, et exécute les ordres avec célérité. On saute à l’eau, un peu comme Gérard Depardieu saute sur la plage du nouveau monde dans « Christophe Colomb »… je suis à fond dans le personnage. Mais je ne vais pas très loin, et on me rappelle pour aider mes camarades à porter le bateau, et le mettre 15 mètres plus haut sur la rampe bétonnée: on m’explique avec sagesse que si on laisse le bateau là, on pourra rentrer à la nage, la marée l’aura emportée bien loin avec elle… sacrée marée, on ne peut plus faire confiance à personne de nos jours.

Sur la terre ferme, je suis en tête du groupe, tel l’explorateur du nouveau monde (oui je vous ai dit que j’étais à fond dans le personnage), et je nous conduit tout droit à une petite plage protégée du vent, les habitués du coin (en gros, tous les autres membres de l’expédition) m’ayant fort obligeamment indiqué le chemin. Nous passons l’après-midi là, à profiter du soleil, entouré d’une bande d’adolescents qui visiblement ont encore quelques principes. Ainsi ce jeune garçon qui semble discuter nonchalamment avec une amie, les pieds dans l’eau, en clair, une ambiance très romantique: « J’ai vu la chatte à Laura », et elle de le corriger immédiatement, visiblement choquée par ces propos:  « J’ai vu la chatte DE Laura ». Je suis soulagé de constater que la jeunesse d’aujourd’hui est quand même à cheval sur la grammaire.

Le retour au bateau se déroule sans accrocs, et nous voici à l’heure de l’apéro, dans le cockpit. Là, le célèbre mal de mer me prend, les creux de 2 à 3 cm n’y sont pas étrangers, et on me conseille de manger. Je dois reconnaitre, que malgré un appétit clairement défaillant à cet instant, le fait de manger, et boire surtout, m’a beaucoup soulagé: en étant ivre avec la tête qui tourne, on ne se rend plus compte du mouvement du bateau… Je sens que mon capital « équipier modèle » qui avait été un peu écorné, remonte au plus haut.

Nous avons pu refaire le monde, partager nos aventures de tempêtes, et remercier les esprits de Medoc et St Estèphe. Nous sommes aller prendre place chacun à son poste pour passer la nuit, après avoir allègrement uriner par dessus bord comme tout marin bourré qui se respecte: attention, face au vent, c’est beaucoup plus compliqué!! Une histoire de courants ou je ne sais quoi encore…

Vous pourrez retrouver la fin de cette formidable aventure prochainement…

Crédit: David Yardt

L’expédition – Part ouane

J’ai passé le week-end à jouer au grand navigateur, genre traversée de l’atlantique ou tour du monde vous voyez!

Vous vous demandez surement comment on peut faire une transatlantique en un week-end, je vous vois venir, ne niez pas! En fait, j’ai passé ma première nuit sur un bateau, un vrai pas un paquebot comme l’année dernière. Non, là c’était un chouette voilier, au départ de Granville direction Chausey, on était 5 dedans, et c’était ambiance camping: on se lave pas (ou peu), on mange des salades à tous les repas (ou presque, merci Bruno pour ces succulentes pâtes), on dort dans des choses aussi exotiques et chatoyantes qu’une « couchette cercueil » (non, moi j’ai pas essayé ce truc, j’avais la chance d’avoir une place dans le « poste avant »).

Attention,  j’étais paré avec mes bracelets anti-mal-de -mer-oups-pardon-excusez-moi- je vais-sortir-là-poussez-vous-vite-bordel. Et aussi la crème solaire, les lunettes, etc. Parce qu’il faut savoir qu’en Normandie, malgré la légende tenace: « Si on voit Chausey c’est qu’il va pleuvoir, si on la voit pas, c’est qu’il pleut », qui certes se vérifie parfois, il y a aussi du soleil du vrai qui cuit.

Bien équipé, avec des vivres suffisants pour 12 personnes je pense, nous voici embarqués dans cette drôle d’aventure. Traversée pépère à la voile, je me débrouille bien pour les manœuvres: je ne gène personne, et là je marque des points sur le concours de l’équipier modèle, je le sens! On tire des bords, on fait des trucs avec la grand-voile et le génois parce que le vent il est?

Tiens, un autre voilier… il se rapproche, et mon instinct de marin que je sens grandir en moi, me dit « euh on va pas se rentrer dedans là? Non? ». La réponse fuse de mes camarade de route du Rhum « on est bâbord amure alors on s’en fout on est prioritaire… » Ahhhh OK, si vous le dites… Là encore, je fais très attention à ne gêner personnes. Je cartonne j’vous dis!

Arrivée dans les Iles Chausey, on descend les voiles en libérant la drisse… mouais, moi je veux bien, mais descendre la voile en lâchant la corde blanche là, non l’autre, avec les rayures noires me semble plus clair non? Mais je m’égare, je ne vais chipoter pour tous ces us et coutumes du monde de la voie que je commence à maîtriser… là encore je prends bien garde de ne gêner personne. Encore des points pour le concours, yes!!

Une fois au mouillage, on mange un morceau, cette traversée de l’eau m’a ouvert l’appétit, et avec toutes ces manœuvres… L’heure de la vaisselle approche, et je constate que nous avons oublié l’eau chaude et l’eau courante au port. Heureusement, on m’explique que l’eau chaude, si j’en veux, je me la fais bouillir tout seul comme un grand (je sens qu’on commence à me faire confiance, c’est tout bon pour mon concours d’équipier modèle ça!), et que pour l’eau courante, y’a qu’à pomper avec la pédale là: cette référence aux Shadocks me rassure, les marins sont des hommes (et des femmes) comme les autres, ils regardent la télé.

Vous pourrez retrouver la suite de cette formidable aventure prochainement…

Crédit: David Yardt (J’en avais profité pour pour emmener mon cher Diana avec son dos instantané)

Une ville déserte

Une ville déserte, une ville abandonnée.

Lorsqu’on découvre cet endroit, habituellement conquis par la foule d’estivants, en plein cœur de l’hiver, le vide saute aux yeux. Un vide omniprésent, presque encombrant. Il est tellement présent, tellement là qu’on peut se demander comment cet endroit a fait pour exister. Pourquoi ces habitations sont ici? Est-ce qu’il s’agit de vieilles maisons, qui lasses de leur vie bien remplies sont venues au bord de l’eau, face à la plage pour enfin couler des jours tranquilles et terminer leurs existences en regardant la mer se fracasser sur les rochers là juste à coté?

Pourquoi ne pas imaginer qu’arrivées au terme de leur vie d’habitation classique, les maisons se dirigent tranquillement vers un endroit qui leur plait pour terminer tout tranquillement leur existence? Un refuge plus qu’un cimetière, un endroit où la douceur de vivre leur permettrait de se laisser aller à des audaces d’architecture (pour les plus audacieuses bien sur). La présence humaine ne serait là qu’épisodiquement, uniquement quelques semaines en été par exemple.

Elles pourraient ainsi se laisser aller à contempler le paysage, à regarder passer les dunes, comme d’autres regardent passer les trains.

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Toscane

Firenze, c’est à dire Florence (capitale de la Toscane) est une ville pleine d’histoire: en déambulant dans ses rues, on pourrait se croire dans un musée à ciel ouvert.

J’ai eu l’occasion de découvrir cette ville il y a quelques mois, et évidemment mon Lubitel était de la partie!

Évidemment il y a le Ponte Vecchio sur l’Arno avec ses échoppes de bijoutiers qui n’a presque pas changé depuis le moyen-âge, évidemment il y a la piazza della Signoria et sa statue de David (non pas moi) par Michel-Ange, évidemment il y a la vue sublime sur la ville offerte depuis la Piazzale Michelangiolo, évidemment il y a la cathedrale Santa Maria del Fiore, avec ses volumes intérieurs tout simplement époustouflants, et j’en passe (je ne peux pas citer ici tous les endroits à voir.

Mais surtout, il faut prendre le temps de flâner parmi les rues de la ville, et vous ne serez alors pas à l’abri de découvertes surprenante: à travers les fenêtres, vous pourrez découvrir des plafonds magnifiquement ouvragés, des arrières cours au charme et au calme tels que vous aurez l’impression de changer de monde.

Florence est une ville dans laquelle il faut se perdre, sortir des sentiers battus afin d’en découvrir toutes ses facettes.

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Souvenir d’hiver

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Le titre de ce billet n’est pas vraiment adapté à cette semaine je dois le reconnaitre, car même si le soleil est parmi nous, il a oublier de monter le thermostat. Les gants et écharpes restent de sortie!

Non en fait il s’agit plus précisément de souvenir de noël.

Le dernier noël je l’ai passé dans une petite (toute petite) station balnéaire, un petit village de Normandie au nom d’une île des Antilles. Le contraste entre l’activité qui y règne en été, et cette ambiance de village quasi fantôme cet hiver était étonnant.

Le temps était un peu comme celui d’aujourd’hui: ensoleillé, mais froid, propice à des promenades sur la plage chaudement habillées. Très peu de monde, un ciel bleu traversé de nuages en route pour déverser leurs cargaison de pluie un peu plus loin à l’intérieur des terres.

L’impression d’être dans une autre dimension était accentué par le fait que la neige était tombée sur la France, et que le trajet en train nous a fait traverser des paysages recouverts d’une pellicule blanche dès la sortie de Paris, et ce presque jusqu’à destination.

Ces parenthèses sont de vraies sources d’énergie, et permettent de se régénérer complètement car le rythme de vie, les activités, l’atmosphère sont totalement différents du quotidien. En clair: J’EN VEUX ENCORE!!!

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Crédit: David Yardt

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