Ofni ou Techno-parade?

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La techno-parade à Paris, à Berlin, à Sydney, et aussi… en Normandie!

Pendant mes vacances, se déroulait une course d’OFNI, c’est à dire une Course d’Objets Flottant Non Identifiés. Mais qu’est qu’un OFNI? Tout simplement une embarcation constituée de bric et de broc et qui flotte, enfin qui essaie. Pour cet évènement, une dizaine d’embarcations se sont présentées sur la ligne de départ, avant de s’élancer pour une course effrénée et endiablée.

La course ayant lieu le matin, je ne l’ai pas vue pour cause de grasse mat’… mais j’ai pu assister à la sortie des équipage et au retour sur la terre ferme: une sorte de défilé à l’envers…

Les chars et leurs équipage semblaient sortant de l’eau tels des navires ayant longtemps combattus. Ils apparaissaient fourbus et pour certains délabrés. Les uns à la suite des autres ils remontaient la digue cherchant encore à impressionner le public et à montrer que la lutte sur les eaux allait se poursuivre sur terre. Pourtant, l’heure de l’apéro ayant visiblement sonnée, il était temps pour chacun de ces fiers gladiateur aquatique de filer trinquer avec son adversaire: la 3ème mi-temps envahie tout!!!

Les décibels sortants du char romain (ou plutôt gaulois) donnaient à cette procession un air de techno-parade estivale. Le char de Blanche-Neige précédait tranquillement celui des pizzaiolos, tandis que celui du meilleur grimpeur du tour de France (les fameux pois rouge…) suivait… à la traine.

Cette singulière procession s’est dirigée vers le cœur du village, pour que chacun puisse admirer à sa guise les fière montures ayant combattu avec courage sur les flots déchainé (bon OK, cette année il faisait super beau, donc pas de flots déchainés). Et pendant ce temps, les nobles navigateurs ont pu profiter du havre de paix que constitue le bar du coin pour savourer leur retour sur la terre ferme ,et poursuivre par des débats enflammés sur le thème de « oui ou non peut on couler son adversaire en toute impunité »…

L’année prochaine, je me lèverai plus tôt promis…

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Crédit: David Yardt

De l’orage dans l’air

L’orage est un spectacle fascinant, totalement incontrôlable et donc aussi effrayant. La nature nous rappelle ainsi quelle est notre place.

Cette photo m’a fascinée, hypnotisée. Le photographe s’appelle Chris Kotsiopoulos et il se trouvait chez lui à Athènes  lorsque l’orage a frappé. La fréquence des éclairs l’a interpelé: un coup de tonnerre toutes les secondes! C’est sur que cette « quantité » a de quoi interpeler, et il est donc sorti pour saisir cet instant.

Sur cette pose, il a fixé tout simplement 51 éclairs près du Stade Olympique. Pour cela, il a patienté une trentaine de minutes afin d’avoir une moisson d’éclairs suffisante, puis il les a rassemblé sur ce montage.

Ce qu’il faut savoir des éclairs c’est qu’ils sont dus à une différence de « potentiel » entre deux points. En gros, le nuage va être chargé négativement et la terre positivement (souvenez vous de vos cours de physique…) et à un moment donné, l’énergie accumulée (à cause de cette différence de charge) va se dissiper de manière brève et violente: l’éclair, afin d’équilibrer tout ça. Le grondement du tonnerre est du à une onde créée à cause de cet éclair: l’air est chauffé si intensivement et si rapidement qu’il se dilate, et créé cette onde sonore.

Enfin, si vous voulez savoir à quelle distance a frappé la foudre, il suffit de compter: l’éclair est visible quasi instantanément, alors que le tonnerre mettra plus de temps (la vitesse du son n’étant « que » de 340 mères par seconde). Donc si vous comptez 10 secondes entre l’éclair et le tonnerre, vous pouvez estimer que la foudre est tombée à environ 340 x 10 soit 3 400 mètres (facile non?).

A noter que la foudre est attirée par les pointes (effet de pointe) et donc c’est pour cela qu’on trouve des paratonnerres sur les toits. Et l’un des plus célèbre est la Tour Eiffel, j’en parlais ici.

Crédit: Chris Kotsiopoulos/National Pictures/MAXPPP

Dragoon’s Lair

Je ne sais pas pour vous, mais moi les bonbons, j’aime bien. Rares sont les sorties ciné sans qu’ils ne soient de la partie. Ça me vient de quand j’étais petit, et des voyages en voiture avec mes parents quand on partait en vacances : il y avait toujours des tonnes de « bonbecs » pour passer le temps, sans compter les autres cochonneries sucrées genres barres chocolatées.

Les fabricants rivalisent de recettes et de montages alambiqués pour produire de nouveaux OVNI gustatifs. Par exemple chez Haribo, il y en a normalement pour tous les goûts : c’est toujours plein de sucre, mais les textures, les formes et les goûts permettent à chacun de trouver son favori.

Moi j’aime bien les trucs acidulés qui font saliver. Et une des nouveautés de la marque c’est le Dragoon PIK. Trois formes, trois couleurs, et donc trois goûts qui vont avec.

Après les avoir testés, je peux rendre mon verdict implacable : mes préférés sont le « Hot Sunny » et le « Sunny Effect ». Le dernier, le « Fruit du Dragon » je suis moins fan : je n’accroche pas trop au goût qu’ils ont voulu lui donner. La texture est un peu caoutchouteuse, mais au final on s’y fait très bien, et le succès rencontré par les bonbons dans mon entourage confirme que le problème ne se pose pas bien longtemps. Ils sont assez addictifs, et on se retrouve à boulotter un paquet entier sans s’en rendre compte.

Haribo organise pour la rentrée un concours autour de ce produit, et propose de gagner des Iphone entre autre. Alors direction leur site pour tenter sa chance.

Note: le titre de ce billet est un clin d’œil à Dragon’s lair (la tanière du dragon) un des premiers jeu vidéo auquel j’ai joué (ceci est une note en directe des années 80-90…)

Note (encore): ces bonbons m’ont été envoyés par l’agence Tokyo

Crédit: David Yardt à l’aide de l’appli more lomo sur Iphone

X-Games me voilà

Après avoir gagné avec brio mes galons de marin chevronné, je me frotte maintenant aux sports extrêmes, et en particulier le VTT. Mais attention hein, pas question de pédaler et de s’échiner pour grimper là haut dans la montagne… non, non juste de la descente, de la vitesse pure, du frisson, des sauts (on dit des jumps entre nous, dans le jargon…), des figures… que sais-je encore!! A moi les X-games!!!

Pour tout ça, direction, La Tania, petite station nichée au cœur de la Tarentaise en Savoie, avec mon papa, et location du matériel: monture et protection.

Pour commencer, les protections, ou comment ressembler à Terminator en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ou plutôt en plus de temps parce qu’en fait c’est assez long à enfiler ces trucs. Les protections pour les genoux et les tibias, ça ressemble plutôt à une paire de bas auto-fixants, sexy donc. Sauf que sexy là, c’est de très loin: il y a des renforts en plastique partout, et des velcros pour adapter tout ça à la morphologie. Ensuite, les coudières qui protègent également les avant-bras… D’un seul coup, je me sens devenir invincible: appelez-moi Dark Vador. Pour rentrer complètement dans le personnage, il ne me manque plus que le casque. Là je suis un peu déçu: où est donc le masque de Star Wars? Et mon rôle de super méchant alors, comment je fais là?

Pas grave, je sais que  je suis paré pour tout, le premier qui me cherche…  Le vélo est un truc qui me semble bien robuste, gros cadre, des suspensions… bref, nous voilà parés!

Les télécabines nous emmènent au sommet de la piste… et c’est parti. Première constatation, on a pas mal si mal aux fesses que ça. Certes, le confort est… tout à relatif on va dire, mais ce n’est pas si terrible. On commence la descente prudemment, il faut apprendre à maîtriser la bête, et surtout les cailloux sur la piste. Parce que oui, c’est pas super doux comme piste, il y a de la caillasse et ça secoue pas mal. Heureusement que les suspensions jouent bien leur rôle. Ça doit être le métier qui rentre. Quelques minutes plus tard, premier obstacle de taille: un taureau en bord de piste. J’essaie de me convaincre que  de toute façon, avec notre tenue de warrior, on a rien à craindre! Prenant notre courage à deux mains, on fonce… et lui, paisible, nous regarde passer puis retourne brouter: des VTT il en voit 150 par jour, et il en a déjà mangé 2 au petit dej’ ce matin, c’est notre chance! Nous survolons l’obstacle comme on dit.

La première descente s’effectue donc tranquillement, c’est pas le moment de se casser la figure, alors qu’une superbe carrière de descendeur se présente. A moi , les compétitions, les victoires, les coupes et le champagne (je ferai ça en alternance avec les traversées de l’Atlantique). Les paysages sont somptueux, les nuages se déchirent en bas dans la vallée.

Les descente s’enchaînent et le rythme augmente rapidement: dérapages, glissades, saut… OK, pas tout à fait ça, mais c’est dans l’esprit!! Et puis ce qui compte c’est d’y aller à son rythme, et vu comme on est essoufflés une fois arrivés en bas de la piste, on se dit qu’on est à fond ou presque… Jusqu’à ce que deux autres VTT-istes nous dépassent en nous saluant distraitement, l’air de rien…

Et là, paf, le drame: la crevaison. Nous attendons l’arrivée de la voiture suiveuse, avec le vélo de secours pour reprendre la course, comme sur le tour de France quoi, normal non? Mais point de voiture à l’horizon, seulement une chambre à air, des spatules en plastique et une pompe dans un sac à dos. Va falloir bosser en plus! La réparation s’effectue dans le calme et la précision, ou presque. On met un peu de temps à maîtriser le fonctionnement de certains accessoires, et il faut pomper, pomper, encore pomper tel le Shadok moyen.

Une fois la réparation effectuée, nous terminons la descente, qui s’avère être la dernière de la journée, il est temps d’aller prendre l’apéro et débriefer sur cette expérience: là on aurait du attaquer plus, et le taureau… ah ah quelle rigolade, même pas peur! Vivement la prochaine fois!!

Une très (trop) courte vidéo vue de l’intérieur: VTT_Inside

Crédit: David Yardt

L’expédition – Part trie

Suite et fin de cette aventure commencée à Granville, pour un week-end de folie à Chausey. Après la traversée, après l’exploration de l’île, après la bonne cuite des familles, voici… le lendemain. Tadaaa!!

La nuit a été calme, la marée ayant décidé de transformer le mouillage en un grand lac salé, mais avec de l’eau hein, pas comme aux États-Unis où du coup ils font les fous en voiture dessus. Non là c’était une mer d’huile, comme on dit parmi les marins chevronnés comme moi: je suis au top pour mon concours d’équipier modèle, mais je crois que je suis seul à y jouer, ou alors les autres cachent bien leur jeu…

Le lendemain donc, réveille, comme au camping: j’ai dormi oui, mais bien je suis pas sur. J’ai les yeux qui collent, et je suis tout habillé (oui, il fait pas super super chaud sur un bateau). Un coup d’œil par le hublot me renseigne sur la météo, ce matin, ça sera humide… le crachin Breton a débarqué en Normandie, mais que fait la police! C’est pas grave, nous sommes à l’abri dans le carré, et le petit déjeuner se déroule dans le calme, chacun ayant compris, que mon expérience rapidement acquise est là pour parer tout incident. En fait, chacun semble perdu dans ses pensées, celles en particulier égarées hier soir sur le pont, avec les bouteilles vides. Nous rangeons prestement les couchettes, et sommes prêts pour affronter la nouvelle journée. Lorsque j’ai suggérer de prendre une petite douche bien chaude, personne ne m’a répondu, chacun ayant compris qu’il s’agissait d’une blague. J’ai compris qu’il s’agissait d’une blague, après les autres, lorsqu’en cherchant la douche sur le bateau, j’ai pu constater sont absence…

Des bateaux autour de nous commencent à partir, et les pêcheurs à la ligne passent, sur leurs frêles embarcations à moteur. En parlant d’autres bateaux, j’ai pu constater hier soir, que ce ne sont pas ceux qui en ont un gros qui s’en servent le mieux (comme dans beaucoup de domaines d’ailleurs) et des manœuvres hasardeuses m’ont presque donner envie de les aider. Mais mon expérience étant récente, je n’ai pas voulu humilier ces « marins d’eaux douces », et je me suis abstenu et suis resté à observer. Finalement, ils ont réussi à s’amarrer sans encombre aux bouées.

Ce matin, nous attendons de nouvelles personnes à bord, ils arrivent avec la navette Granville-Chausey et ferons le retour avec nous. Nous pateintons donc, et observons le ciel: les nuages succèdent aux cumuls, eux mêmes suivi de gros nuages noirs pleins de flotte de m… Mais nous sommes des marins, et le temps est notre allié. Je ramène un peu d’ordre dans la petite troupe: est-ce une impression, ou personne ne m’écoute… il faudra que je tire ça au clair. Mais voici qu’arrivent nos invités à bord, et nous partageons le verre de l’amitié, puis un second, et un troisième, euh… il est temps de passer à table.

Une petite sieste avant le départ: direction Granville. La mer est agitée, mon pied marin tout neuf semble s’en accommoder, et le beau temps s’est mis de la partie: le verre de l’amitié, y’a pas de secret… Lors du retour, nous faisons la course avec un autre bateau, mais lui ne le sait pas. Nous optons pour une stratégie complètement différente de la sienne. Au final, on ne sait pas qui a gagner car il est au moteur sur la toute fin du parcours… mais nous sommes tous convaincus à bord que nous aurions pu le rattraper c’est sur!!! C’est pas parce qu’il nous a grillé sur le début du parcours et qu’il a eu quelques minutes d’avance par la suite, mais avec de la persévérance et du temps nous l’aurions eu. Mais l’ambiance reste au beau fixe, malgré ce revers.

L’entrée au port est parfaite, et je félicite mes équipiers: « Bravos, on a bien manœuvré, parfait. Je peux vous le dire, moi depuis l’arrière du bateau dans mon coin, comme vous m’aviez demandé, j’ai tout vu et on a fait un bon boulot »

Crédit: David Yardt

Remerciement: Raymond, Jacqueline, Bérangère, Melaine, Jean-Marc, Bruno (comment ai-je pu te zapper malgré le succulent plat de pâtes!!) Philippe et bien sur Anne-So

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