Je crois que depuis que je suis arrivé à Paris, j’ai été fasciné par cette ville la nuit. Une ambiance, un éclairage, une ombre. La nuit, l’architecture est mise en valeur par les jeux de lumière, par la brume parfois, ou tout simplement par la vie dans les rues. La nuit tout est différent: les contrastes qui se révèlent agressifs en journée s’adoucissent avec le couché du soleil. Et en même temps, l’éclairage urbain vient souligner les courbes, les reliefs, leur donner une apparence différente.
Ces quelques photos sont malheureusement de qualité moyenne: je les ai prises avec mon téléphone. Mais je trouve que ça aussi fait partie du charme de cette ville la nuit. Même les photos se permettent de participer à l’atmosphère ambiante.
Et je sais que Paris la nuit n’a pas finie de me surprendre!
Certains jours, je suis content d’avoir un téléphone qui puisse prendre des photos. Certes, certes, pas forcément de très bonne qualité, mais suffisante pour garder un extrait d’un évènement, d’une surprise, de quelque chose d’inattendu
Ce jour là, c’était en novembre 2007. Oui, ça commence à dater un peu. Mais il se trouve qu’à cette période, il y avait une grève. Oui, encore une, à Paris, des transports. Donc me voilà embarqué à pied depuis chez moi, direction une station où circule un hypothétique métro ou RER.
J’ai attendu, attendu, il n’est jamais venu (toute ressemblance avec une chanson existante serait totalement fortuite). Je suis donc reparti, comme j’étais venu: à pied.
C’est là que je l’ai vu. Un camion de livraison, immobile, coincé sous un pont. Comme vous pouvez le constater, le chauffeur s’est fait plaisir. Le camion s’est déjà bien engagé avant d’être bloqué!
Mais le plus impressionnant, c’est qu’on est témoin de ce genre d’évènement assez rarement. Pourquoi je vous dit ça, parce que j’ai vu le même « coinçage », quelques semaines auparavant, en période de grève également alors que j’étais à l’arrière du scooter d’un collègue qui avait bien voulu faire le taxi! Et surtout, parce que jamais deux sans trois visiblement: le même incident, la cette semaine!
Jusqu’à mardi dernier donc, je n’avais pas assisté à un nouvel incident du genre, et je me posais la question: Les camions ont-ils rétrécis ou les ponts grandis? J’ai mas réponse: ni l’un ni l’autre, simplement on dirait bien que c’est la saison qui veut ça: l’automne doit être la période où les camions et les popnts sont irémédiablement attirés les uns par les autres.
A l’année prochaine pour vérifier cette magnifique hypothèse!


