Un soir comme un autre de la semaine. Un instant passé sur le balcon pour profiter des derniers soirs de douceur en cette fin d’été et admirer la tour Eiffel, cette grande dame de fer fichée au milieu de la ville. Le ciel est bas et la nuit est déjà presque tombée.
L’orage s’approche, on ne l’attend pas, il frappe soudainement. Un grand flash illumine le ciel, et fait ressortir la structure d’acier devant nos yeux.
On s’en fiche, elle est là qui protège Paris de la colère des cieux… non?
Eh bien, en fait pas tant que ça: effectivement la tour Eiffel est un paratonnerre, mais attention, elle n’étant pas sa robuste protection à toute la ville! Pourquoi? Parce qu’un paratonnerre ne protège que dans un périmètre d’un rayon environ égal à sa hauteur. En clair, la tour Eiffel qui mesure 324 mètres (merci le site officiel) ne protège le sol « que » dans un rayon de 300 mètres environ (merci le site de la foudre), c’est à dire pas grand chose car Paris c’est un cercle de 6km…
Grosso modo, la protection offerte correspond au cercle foncé ci-dessous.

Puis la pluie est arrivée, intense et soudaine comme l’éclair qui l’a précédée. Elle a tout trempé sur ce petit balcon, et nous sommes resté à contempler ce spectacle. La fin de l’été, la fin de la saison des orages, la fin des jours qui n’en finissent plus d’être lumineux.
Bonjour les réunions d’hirondelles, bonjour les couleurs chatoyantes des arbres, bonjour l’automne.
Crédit: David Yardt, de la série ici.
