Je sais pas si vous avez remarqué, mais en ce moment flotte dans l’air une drôle d’odeur d’été.
Du soleil à foison et des températures qui nous font oublier les quelques mois rigoureux écoulés: souvenez-vous des « terribles » chutes de neige du mois de décembre!! En clair, j’ai une furieuse envie d’été, de soleil, de chaleur.
Ces photos datent de l’été dernier, et que ce soit à la mer ou à la montagne, je me rends compte que les paysage offerts par la nature son simplement uniques. Ici les nuages qui donnent cette couleur acier à l’eau, là un lac enchâssé entre les montagnes.
On se rapproche, et on se rend compte que surface irisée renvoie l’image de la foret alentour.
Alors on part à l’aventure..
On traverse des paysage quasi lunaires et des lieux ou la végétation offre un agréable havre de fraicheur.
La nature en profite pour signaler sa présence, sa force et sa majesté.
Au fur et à mesure du trop rapide passage du temps pendant cette période, on fait parfois de drôles de rencontres.
Et puis fatalement, arrive la fin de la saison, et la pluie qui l’accompagne.
Il est alors temps de ranger les chaises de jardins et de se dire… vivement l’été prochain!
Après avoir gagné avec brio mes galons de marin chevronné, je me frotte maintenant aux sports extrêmes, et en particulier le VTT. Mais attention hein, pas question de pédaler et de s’échiner pour grimper là haut dans la montagne… non, non juste de la descente, de la vitesse pure, du frisson, des sauts (on dit des jumps entre nous, dans le jargon…), des figures… que sais-je encore!! A moi les X-games!!!
Pour tout ça, direction, La Tania, petite station nichée au cœur de la Tarentaise en Savoie, avec mon papa, et location du matériel: monture et protection.
Pour commencer, les protections, ou comment ressembler à Terminator en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ou plutôt en plus de temps parce qu’en fait c’est assez long à enfiler ces trucs. Les protections pour les genoux et les tibias, ça ressemble plutôt à une paire de bas auto-fixants, sexy donc. Sauf que sexy là, c’est de très loin: il y a des renforts en plastique partout, et des velcros pour adapter tout ça à la morphologie. Ensuite, les coudières qui protègent également les avant-bras… D’un seul coup, je me sens devenir invincible: appelez-moi Dark Vador. Pour rentrer complètement dans le personnage, il ne me manque plus que le casque. Là je suis un peu déçu: où est donc le masque de Star Wars? Et mon rôle de super méchant alors, comment je fais là?
Pas grave, je sais que je suis paré pour tout, le premier qui me cherche… Le vélo est un truc qui me semble bien robuste, gros cadre, des suspensions… bref, nous voilà parés!
Les télécabines nous emmènent au sommet de la piste… et c’est parti. Première constatation, on a pas mal si mal aux fesses que ça. Certes, le confort est… tout à relatif on va dire, mais ce n’est pas si terrible. On commence la descente prudemment, il faut apprendre à maîtriser la bête, et surtout les cailloux sur la piste. Parce que oui, c’est pas super doux comme piste, il y a de la caillasse et ça secoue pas mal. Heureusement que les suspensions jouent bien leur rôle. Ça doit être le métier qui rentre. Quelques minutes plus tard, premier obstacle de taille: un taureau en bord de piste. J’essaie de me convaincre que de toute façon, avec notre tenue de warrior, on a rien à craindre! Prenant notre courage à deux mains, on fonce… et lui, paisible, nous regarde passer puis retourne brouter: des VTT il en voit 150 par jour, et il en a déjà mangé 2 au petit dej’ ce matin, c’est notre chance! Nous survolons l’obstacle comme on dit.
La première descente s’effectue donc tranquillement, c’est pas le moment de se casser la figure, alors qu’une superbe carrière de descendeur se présente. A moi , les compétitions, les victoires, les coupes et le champagne (je ferai ça en alternance avec les traversées de l’Atlantique). Les paysages sont somptueux, les nuages se déchirent en bas dans la vallée.
Les descente s’enchaînent et le rythme augmente rapidement: dérapages, glissades, saut… OK, pas tout à fait ça, mais c’est dans l’esprit!! Et puis ce qui compte c’est d’y aller à son rythme, et vu comme on est essoufflés une fois arrivés en bas de la piste, on se dit qu’on est à fond ou presque… Jusqu’à ce que deux autres VTT-istes nous dépassent en nous saluant distraitement, l’air de rien…
Et là, paf, le drame: la crevaison. Nous attendons l’arrivée de la voiture suiveuse, avec le vélo de secours pour reprendre la course, comme sur le tour de France quoi, normal non? Mais point de voiture à l’horizon, seulement une chambre à air, des spatules en plastique et une pompe dans un sac à dos. Va falloir bosser en plus! La réparation s’effectue dans le calme et la précision, ou presque. On met un peu de temps à maîtriser le fonctionnement de certains accessoires, et il faut pomper, pomper, encore pomper tel le Shadok moyen.
Une fois la réparation effectuée, nous terminons la descente, qui s’avère être la dernière de la journée, il est temps d’aller prendre l’apéro et débriefer sur cette expérience: là on aurait du attaquer plus, et le taureau… ah ah quelle rigolade, même pas peur! Vivement la prochaine fois!!
Une très (trop) courte vidéo vue de l’intérieur: VTT_Inside
Crédit: David Yardt









