Il y a fort longtemps, je vous avais parlé d’un collectif d’artiste qui avait transformé les rue de Sydney en borne d’arcade géante: ils avaient disposé dans la ville des briques de Tetris.
J’ai appris récemment, grâce à une émission télé que plus près de nous, en Angleterre, un animateur télé, James May, a décidé de réaliser le rêve de tout enfant ayant joué un jour avec des briques Lego. Il a fait construire une maison constituée entièrement avec ces petits morceaux de plastique. Cette maison de 2 étages a été construite à Dorking au Royaume-Uni. Elle était constituée de 816 millions de blocs: en fait une structure de bois a été recouverte de Lego, même les meubles et l’électroménager étaient fabriqués en briques (quelques problèmes d’étanchéité ont été rencontrés).
Cette maison fait partie d’un ensemble de projets lancés par cet animateur: il a également réalisé le plus long circuit de voiture électrique au monde, ainsi que le plus long circuit de train électrique au monde. Ces projets ont pu se concrétiser aussi grâce à l’aide de passionnés qui ont forcément garder une âme d’enfant.
En effet, comment prendre part à ce genre de délire sans avoir conservé vivant une part de son enfance. On a tous gardé en nous l’enfant que nous étions: nos projets fabuleux, nos envies de voler, nos métiers merveilleux. Et quand on peut mettre en œuvre l’un de ces rêves, quoi de plus génial?
Les jeux que j’ai les plus usés sont ceux qui m’ont permis de me créer mon monde imaginaire: grâce à eux, je pouvais vivre des histoires et des aventures fabuleuses. J’ai grandi avec des voitures miniatures, avec des kilos (oui oui) de briques de légo, et chaque fois que j’y jouais, je m’envolais dans un monde imaginaire différent, souvent en fonction du dernier film que j’avais adoré: des cowboys, des aventures martiennes ou sous-marines.
Ces adultes qui osent réaliser leurs rêves d’enfants sont souvent vus comme des originaux, des gens « bizarres ». En fait ils sont simplement admirables de ténacité.
Je parle de cette maison au passé, car elle a malheureusement été détruite faute d’acheteur…
Le titre de ce billet est comme vous l’aurez noté, un jeu de mot à deux balles (et encore je suis généreux), mais il est malheureusement le reflet de la réalité de cette escale. Ce temps très arrosé n’a pas facilité la découverte de la ville pour une escale très courte (quelques heures à terre uniquement).
En arrivant à Helsinki, je m’attendais à voir une ville et des gens vraiment différents de ce qu’on peut rencontrer en Europe occidentale. J’imaginais des constructions en bois, avec beaucoup de couleur. Des habitants, grands et blonds, tous très beaux. J’entends déjà vos remarques: « c’est lamentable ces clichés », et je répondrai: oui je sais, mais c’est comme ça. Bref, je voyais déjà des cartes postales.
Or il se trouve qu’en fait Helsinki, c’est très proches d’une ville d’Europe de l’ouest classique. L’architecture nous montre quelques œuvres remarquables et « typiques du coin » , avec des dômes, et de la couleur, mais le reste est beaucoup plus classique. Concernant les habitants et leurs habitudes, la mondialisation et la globalisation sont passées par ici (comme dans beaucoup d’endroits d’ailleurs). Les boutiques sont identiques à celles de Paris, de Londres, etc. Les grandes enseignes de prêt à porter sont toutes présentes.
Nous avons fait une halte dans un super-marché (comme nous le faisons souvent: en voyant ce que les gens consomment, nous savons un peu mieux qui ils sont), et nous avons constaté avec stupeur que la plupart des produits en rayon se retrouvent aussi dans nos rayons français. Des biscuits sablés portant le nom d’un monument qui se situe entre la Bretagne et la Normandie, des confitures de marque française (celle qui ont un couvercle avec des carreaux, vous savez bien: bonne-m…). Rien de très dépaysant. Les rares particularités, sont la viande de Rennes séchée et du poisson fumé en pagaille.

