Lomo c’est aussi des expériences étranges. Dans la série de photos couleur que j’ai faite, il y a eu des résultats surprenants, mais quand même intéressants à mon avis.
Je trouve formidable de pouvoir faire entrer une aurore boréale dans une petit boite de plastique. Les effets combinés du Lomo, du traitement croisé, de mon inexpérience en couleur, des décors rendent ces quelques clichés uniques. Je ne pense pas pouvoir refaire, volontairement du moins, ces prises de vues pour obtenir ce genre de résultat.
La seule chose de sure, c’est que lorsque je vais récupérer mes clichés au labo, c’est toujours un surprise. En y réfléchissant je me rends compte que je procède toujours de la même manière: je n’ouvre pas les enveloppes qui contiennent les tirages avant d’être rentré chez moi. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai besoin d’être dans mon monde, mon environnement pour la décacheter. Une fois les photos sorties de l’enveloppe, je les regarde une première fois, assez rapidement, et mon impression est souvent: « bof, pas terrible ». Je laisse alors reposer, mijoter un peu.
Au bout de plusieurs minutes, même plusieurs heures parfois, je les reprends, et les regarde cette fois plus en détail, une à une. Je fais une sélection, je note mentalement celles qui me plaisent, celle qui sont vraiment trop bizarres. Celles qui finalement ne sont pas si mal.
Viens ensuite un moment très important, celui où je partage ces images. Elle me donne son avis, ses impressions, ce qui me permet de filtrer, de regarder avec un œil encore différent. En fait, j’ai l’impression, que pour pleinement apprécier les photos sorties de cette drôle de machine, il faut procéder par étapes, et savoir laisser reposer, comme une pâte à gâteau par exemple. Ne pas se précipiter, ni se goinfrer, mais au contraire déguster patiemment, tranquillement.
Pourquoi? Est-ce pour que l’œil s’habitue? Je n’en ai absolument aucune idée, mais je sais comme ça c’est meilleur.
Je continue mes aventures lomographiques à travers le monde, vers l’infini et au delà (toute ressemblance avec quoi que ce soit serait fortuite).
En plus ce coup-ci je suis passé à la couleur, et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de traitement croisé. J’entends déjà une question: qu’est ce que le traitement croisé?
C’est très simple, ou presque: vous prenez une pellicule destinée à la réalisation de diapositives, que vous mettez dans votre Diana+ préféré. Ensuite, il n’y a qu’à faire des photos, de beaux cadrages. Normal donc. Jusque là tout va bien. Mais une fois vos clichés dans la boite, c’est là que le petit truc en plus apparait. Le développement de la pellicule se fait dans un bain chimique destiné à une pellicule classique (et pas à une pellicule de diapositives).
Le résultat c’est une image particulière, avec des couleurs à la fois un peu saturées et en même temps passées. Comme des vieilles photos, un peu verdâtres, avec un grain particulier, un petit « je ne sais quoi ».
Cette expérience de photos couleurs, c’est un premier jet, qui doit bien sur être amélioré… Mai j’y travaille, j’y travaille.


















