
Lorsqu’il y a quelque temps j’ai laissé un commentaire à Pierre à propos d’une série de portraits qu’il avait réalisé, il m’a demandé quand il pourrait voir des portraits réalisés avec mon Lomo. En effet, avec mes super appareils (celui-ci et celui-là), j’ai déjà passé quelques pellicules, et la majorité ont été dédiées à des paysages: qu’ils soient naturels, urbains, festifs ou encore alpins. En clair, jusqu’à présent, il y a très peu de monde invité sur mes photos. J’ai donc fouillé un peu mes archives de pellicules et j’en ai débusqué quelques uns.
En fait ce qui me plait c’est de traquer des instants volés, des attitudes, des regards, des complicités. J’aime voir dans la photo plus qu’un visage. Et je trouve que c’est quelque chose de très difficile: parce qu’il faut être très près des gens, être dans leur sphère intime quasiment. C’est donc plus simple si on les connait un peu, car on sait ce qu’on recherche et on peut attendre patiemment le bon moment.
Durant mes vacances, j’avais tenté une pellicule de portraits, et je dois reconnaitre que le résultat est plutôt encourageant. Sur certaines photos, j’ai réussi à capturer ce moment particulier qui m’intéresse. Je vais donc poursuivre mes aventures, en prenant soin de la partie technique (les réglages, cette plaie!), pour qu’à l’avenir, les gens soient plus nombreux invités sur mes pellicules…
Crédit: David Yardt
Avec les beaux jours, de furieuses envie de sorties, de plein air, de promenades nous assaillent. Est-ce le soleil, la douceur (voir la chaleur) qui nous portent sur le système? Est-ce un besoin de retour vers la nature qui ressurgi au printemps?
Et on pense alors tout naturellement au jardin. Oui, mais quel jardin? Parce qu’il y a presque autant de type de jardin qu’il y a de pays! Il y a le jardin potager bien sur, pour les besogneux qui ne craignent pas les efforts et les ampoules aux mains. Il y a les jardins botaniques pour les scientifiques accros aux collections de fleurs et de plantes. Il y a les jardin d’hiver, pour ceux qui veulent garder un coin d’été tout au long de l’année. Et il y a également les jardins d’agréments pour ceux qui veulent un beaux décors à leur cadre de vie.
C’est ce dernier type de jardin qu’Albert Kahn a mis à la disposition du public. Cet homme (un banquier qui a vécu à la fin du 19ème/début 20ème siècle) était visiblement confronté à un dilemme terrible: quel est mon type de jardin préféré? Ou plutôt, quel est mon type de jardin d’agrément préféré? Et pour résoudre ce cas de conscience, il a choisi la voie de la sagesse en aménageant tous les types qui lui plaisaient.
Si vous allez visiter les jardin d’Albert Kahn, qui sont accolés au musée Albert Kahn, vous ferez une traversé du monde des jardins:
- Le jardin Japonais, très ordonné avec un souci du détail poussé à l’extrême. Un jardin plein de détails, d’harmonie, d’ordre et en parfait accord avec la nature. Un bassin rempli de carpes qui s’approchent de vous quand vous êtes au bord de l’eau (est-ce qu’elles attendent qu’on leur balance du pain comme aux canards?)
- Le jardin à l’Anglaise, tout en courbes douces, en petites pièces d’eau. C’est un peu comme si la nature était entrée volontairement dans un petit espace, et qu’elle s’y trouve très bien, détendue, parfaitement adaptée. Attention aux micro-grenouilles qui traversent les allées (j’en ai vu une pas plus grosse que l’ongle de mon petit doigt!!)
- Le jardin à la Française, très ordonné, où on suit les allée de gravier qui longent les haies ou les espaces de pelouse formant des spirales, des rectangles ou d’autres figures géométriques savantes. C’est le désir de montrer que l’homme a fait plier la nature à ses caprices. La verrière qui jouxte ce jardin est grandiose.
- Le jardin bleu, avec ses espèces d’arbres aux teintes… bleues, qui viennent contraster avec le jardin jaune juste à coté.
- Et pour finir, l’espace naturel, avec une mini forêt Vosgienne (Albert Kahn était originaire de l’est de la France) ou un mini marais (attention, pas de sangsues ici!).
Une expédition dans ces jardins est le meilleur moyen pour apprendre à distinguer ces différents types, mais c’est surtout un endroit idéal flâner et s’installer sur un banc, en choisissant son jardin en fonction de son humeur, de son envie, ou pour toute autre bonne raison. Pour finir, je vous conseille cette ballade en fin de matinée, quand la foule (tout est relatif, c’est pas les soldes dans les grands magasins non plus!) n’est pas encore là.
Le musée Albert Kahn, à Boulogne-Billancourt ouvert tous les jours à partir de 11h, sauf le lundi. Fermeture annuelle durant les fêtes de fin d’année.

La Russie… tout le monde connait. Saint-Petersbourg c’est l’ancienne capitale, bâtie en 1703 à un endroit où il n’y avait rien par Pierre Le Grand, et qui est sur la mer Baltique afin de donner à la Russie d’alors « une fenêtre sur l’Europe ». C’est la capitale prestigieuse des Tsars, pleine de palais et autres bâtiments baroques.
Mais Saint-Petersbourg c’est aussi… la ville du Lomo.
Vous ai-je déjà parlé du Lomo, cette merveilleuse invention qui fit tant (rire?) pour la photographie? Ce qu’il faut comprendre et admettre, c’est que la Lomographie est une sorte de fast-photo. Une photographie issue d’un lomo, est une photographie spontanée, avec ses défauts et ses qualité.
Loin de l’esprit de perfection technique à atteindre avec la photographie classique, la lomographie est une école de l’observation, un atelier d’expérimentation, et bon moyen pour soigner ses réflexes.
Bien observer, pour attraper au vol les évènements, les émotions. Je trouve qu’un fou rire à travers le filtre lomographique est beaucoup plus vivant que sur une photographie classique par exemple. Attention, je ne dis pas qu’une photo classique n’est pas intéressante dans ces cas, mais je trouve que la lomographie apport un petit plus, un je ne sais quoi, qui me plait bien.
Expérimenter. Avec un lomo entre les mains, on est toujours dans le cadre d’expérimentation. L’habitude prise avec les appareil numériques est d’obtenir le résultat d’une prise de vue immédiatement, et ainsi de pouvoir corriger le cadrage la lumière, les différents réglages de profondeur de champs ou d’ouverture. Le lomo oblige à travailler « à l’ancienne », expérimenter et attendre le développement. Certes, les nerfs sont mis à rude épreuve: il faut attendre un résultat pas toujours satisfaisant, pour une photographie qu’on ne peut plus refaire.
Quant au réflexes, il faut qu’il soient au top: les prises de vue lomo doivent être spontanées, c’est ainsi qu’elles conservent et gagnent même en saveur, en émotion. La qualité technique de la photo n’étant de toute façon pas exceptionnelle il faut l’admettre, la capture de cette spontanéité doit contre-balancer cette faiblesse.

Depuis que j’ai gouté à la lomographie, je ne peux plus m’arrêter. J’aime me promener pour attraper une vue, et mon appareil m’aide en apportant son petit grain de sel. Ma patience est mise à rude épreuve, mais j’ai la chance d’être capable d’attendre que mes films soient développés, et je ne les regarde qu’une fois rentré chez moi, au calme, avec pour seul spectateur: moi. D’ailleurs ma femme me prend pour un dingue de pouvoir attendre si longtemps…
Donc vive le lomo, vive Saint-Petersbourg, et vive la Russie. La Russie qui nous a donné pour l’Eurovision 2009 ça. Anastassia Prykhodko.
Crédit: iconocluster
Juste une photo de celle avec qui je pars en croisière dès dimanche.
Au programme Copenhague, Tallin, Saint Petersbourg, Helsinki et Stokholm. Je pense qu’on va se régaler!
A suivre…
La semaine dernière, nous étions en voyage à London (yes, I am fluent in English). Et cette charmante excursion m’a permis d’étrenner mon nouveau jouet: le Lubitel 166+.
Jusqu’à présent je pratiquais sur Diana F+, et ma femme m’a offert le Lubitel pour anniversaire. Ce drôle d’appareil dont j’ai parlé ici il y a quelques jours m’impressionnait. Je n’osait quasiment pas m’en servir: allure sérieuse, réglages multiples, double optique, blablabla… Et j’appréhendais: autant avec le Diana, on est réellement dans l’esprit de la lomographie:
- Emporte ton Lomo où que tu ailles (Take your Lomo everywhere you go)
- Utilise-le à n’importe quel moment — jour et nuit (Use it any time — day & night)
- La lomographie n’est pas une intrusion dans ta vie, mais en fait partie (Lomography is not an interference in your life, but a part of it)
- Essaie la prise où tu ne vises pas (Try the shot from the hip)
- Approche-toi au plus près des objets que tu veux lomographier (Approach the objects of your lomographic desire as close as possible)
- Ne pense pas (Don’t think)
- Sois rapide (Be fast)
- Tu n’as pas à savoir à l’avance ce que tu prends en photo (You don’t have to know beforehand what you captured on film)
- Après coup non plus (Afterwards either)
- Moque-toi des règles ! (Don’t worry about any rules)
Autant avec le Lubitel, il faut plus de sérieux, plus de temps pour ajuster et peaufiner ses réglages. Du coup en récupérant les tirages, c’était un peu l’angoisse: est-ce que ça a marché?
Je vous laisse juger du résultat, mais je trouve que Londres s’accommode bien du Lubitel!!










