Lomo rétro

Ahhh le charme surannée des vieilles photos, de ces vieux clichés que l’on retrouve dans un carton poussiéreux au fond d’un placard.

C’est une chose que j’aime beaucoup, retrouver des images qui vont faire ressurgir des mémoires des souvenirs enfouis, qu’on croyait oubliés. Reconnaitre un visage, un objet, parfois même découvrir des gens qu’on a pas connu, ou qu’on a côtoyé en étant beaucoup trop jeune pour s’en rappeler: « Oh regarde là, c’est ton arrière grand-père ».

Cette séance d’exploration est encore plus agréable à vivre à plusieurs, lorsque plusieurs générations sont rassemblées: les souvenirs des uns venant épauler la mémoire des autres. On voit scintiller des étincelles aux fond des yeux autour de soi quand les souvenir ressurgissent du fond de la mémoire, là où on les croyait enfouis à tout jamais, perdu sous une vie entière d’images, de sons, d’odeurs… Ces images qui sont autant de témoins d’instant fugaces où la photographie venait figer sur un morceau de papier tous les éléments d’une vie.

Cette photo fleure bon le début du 20ème siècle: une ambiance, une lumière, des gens, des attitudes. On est transporté à une époque où la foule n’était pas présente sur les bords de mer, la pêche aux coquillage était pratiquée uniquement par les habitant du village d’à coté. Les plages n’étaient pas envahies, comme elles le sont en ce début du mois de juillet. Et on se prend à rêver d’étendues de sable encore sauvages. Le bord de mer était un endroit plus synonyme de labeur que de détente.

Les vacances d’été débutent, avec leur flot de touristes assoiffés de farniente, de promenades au bord de l’eau. Des milliers de photos vont être faites, pour finir à leur tour au fond d’un placard: virtuel cette fois, puisque les clichés sont devenus numériques et sont stockés dans un ordinateur, sur un disque dur ou sur une clé USB. Que se passera-t-il dans quelques dizaines d’années quand on les exhumera de leur écrin de zéros et de uns? Auront-elles autant de charme que leur ainées de papier?

Crédit: David Yardt (merci mon Lubitel pour ces photos au look furieusement rétro!)

L’odeur des saisons

L’autre jour, en traversant un parc, je me suis fait la réflexion suivante: « Tiens, ça y est ça sent l’automne » (je sais, c’est très profond comme réflexion!). Et en fait, il faut reconnaitre que chaque saison a son odeur particulière, son arôme à elle, qui permet de clairement l’identifier.

Pour moi, l’automne, c’est une odeur très proche de la terre. Une odeur de feuilles mortes, de terre humide, qui me fait penser à un sous-bois. Peut-être aussi une pointe de champignon. C’est quelque chose à la fois doux et un peu âcre.

L’odeur de l’hiver, est complètement différente. C’est quelque chose de beaucoup plus léger. Il faut vraiment se concentrer pour en dégager les arômes. C’est quelque chose de subtil, qui se rapproche de l’odeur de la glace (oui je sais c’est pas net net…). Pour moi l’odeur de l’hiver est beaucoup moins forte, moins puissante que celle de l’automne.

Le printemps, et une sorte de libération d’odeurs et d’arômes, très certainement liée à l’explosion des fleurs et de leur pollen. C’est une odeur un peu sèche, mais très riche, composée de milliers d’odeurs différentes. Cette impression de quantité est peut-être une contrecoup de l’hiver, qui lui est limité et restreint en variété d’odeurs. Le printemps exhale le nez (vive le rhume des foins…), le sature presque tant il y a d’arômes différents dans l’air.

L’été lui aussi est plus limité. Les quelques orages font ressortir des odeurs de terre, qui se sont tapies dans l’ombre pour échapper au soleil accablant et assommant. Les odeurs varient d’un moment à l’autre de la journée. Le matin, la fraîcheur laisse passer des arômes qui mettent de bonne humeur. L’après-midi me semble moins propice à la distinction des odeurs, et seule la poussière de terre vient nous assécher le nez.

En plus, il y a autant de description de saison pas les odeurs qu’il y a d’individu. Chacun ayant son propre filtre olfactif. De plus, la mémoire des odeurs étant l’une des plus puissante, une simple impression de lilas par exemple, peut faire ressortir immédiatement et de manière très précise des tas d’images de printemps propres à chacun d’entre nous.

Cette puissance de l’odorat est assez bluffante, à la fois fascinante et insaisissable, ce qui est assez rageant il faut l’admettre.

Crédit: David Yardt

Trop de rouge tue le rouge

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Là il m’arrive un truc pas cool: j’ai des pellicules toutes rouges.

Je m’explique. Il y a quelques temps, j’ai acheté des pellicules chez mon fournisseur officiel, des pellicules couleurs pour mon lubitel. En fait, les pellicules que je prends sont à développer en traitement croisé. C’est une beau terme technique qui en jette pas mal en fait, je vous explique: ces films sont prévu pour faire des diapos, mais en fait on les développe comme des films « classiques », et du coup les couleurs ont un rendu particulier.

Bref. Ce type de film a une couleur dominante: du bleu, du vert, du rouge, du jaune… Et les films que j’ai pris ont une dominante rouge. Sauf que trop de rouge tue le rouge. Je ne sais pas si ça provient de mes réglages d’appareil, si ça provient du développement, ou simplement de mes goût personnels, mais je trouve que ça ne rend pas bien.

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Heureusement, quelques unes ont tout de même un petit quelques chose, et je suis heureux de vous faire découvrir par leur intermédiaire un petit jardin découvert par hasard (je me suis trompé de rue) dans Paris. Il se trouve dans le XIème arrondissement de Paris. Il s’agit d’un jardin partage, c’est à dire un jardin où les habitants du quartier viennent faire pousser leurs tomates ou leurs rosiers. C’est assez marrant de voir ces petit carrés de 90cmx90cm qui renferment chacun leur univers! Il en existe plein à travers la capitale, et l’objectif est surtout de faire se rencontrer les gens (autour d’une occupation commune), plutôt que de faire de grandes récoltes de haricots.

Allez donc chercher celui qui est près de chez vous sur leur site

True Blood

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Voilà une série que j’ai découvert il y a quelques mois (merci Vianney) , et qui m’a captivé.

Il s’agit de l’histoire des habitants d’une petite ville de Louisiane qui s’appelle Bon Temps. L’action se déroule alors les vampires ont fait leur « coming out » en quelque sorte, et les relations entre les deux communautés ne sont tout de même pas si simples! Le nom de la série provient de la boisson principale des vampires, leur permettant ainsi de se nourrir sans forcément pomper son sang à un humain.

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La série revisite la thématique du vampire, thématique à la mode depuis quelques années. Et la sortie du livre « Dracula l’immortel » de Dacre Stoker (qui est l’arrière petit neveu de Bram Stoker, l’auteur du « Dracula » original) montre l’intérêt actuel pour les types à grandes dents. Dracula est inspiré d’un personnage ayant existé: Vlad Tepes, alias Vlad l’empaleur, un prince ayant vécu au XVème siècle. Il est connu pour avoir lutté face aux turcs: en ayant entre autre fait clouer sur leur tête le turban des émissaires Turcs, alors que ceux-ci refusaient de l’ôter, et également en faisant empaler des centaines de prisonniers afin d’effrayer son adversaire. Vraiment, ils avaient un sens de l’hospitalité particulier à l’époque!

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Mais pour toute une génération, Dracula c’est le film de Francis F. Coppola. Cette version est assez fidèle au récit original, et tous les personnages sont présents et tous les chapitres sont traités. Les puristes préfèreront évidemment Nosferatu, de Murnau datant de 1927, à cette version plus érotisée de l’histoire mais qui a le mérite de faire sortir le film de vampire de la série Z.

True Blood est bien loin de ce charmant monsieur qu’est Vlad. Si chacun des épisodes échappe rarement à la règle d’une scène plutôt gore, et d’un peu de sexe, il faut noter en particulier la photographie vraiment soignée de la série. Le générique est à couper le souffle: la musique excellente accompagne des images traitée avec un effet lomo que j’adore…

Pour le plaisir, voici le générique, à recommander…


Street style

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J’aime bien me perdre dans les rues, à la recherche du « je ne sais quoi » qui va donner son charme au lieu.

Malheureusement, dans la grande majorité des cas, les rues sont tristes, mornes, sans saveur. Qu’est-ce qui ressemble plus à un pas de porte qu’un autre. La plupart du temps, toutes les construction d’une rue se ressemblent. C’est certainement pour garder une certaine homogénéité, mais ça n’est pas très joyeux. D’autant plus qu’en France (à Paris en tout cas), les immeubles sont désespérément blanc, « crème », ou une teinte assez indéfinissable mais certainement pas colorée.

Ce printemps j’ai eu la chance de voyager en Europe: après Londres (et là aussi) j’ai visité quelques villes de la mer Baltique, et je dois reconnaitre que j’y ai trouvé autre chose: des façades travaillées, rocambolesques, de la couleur aussi! Des choses surprenantes, réussies ou non.

L’uniformité des rues est-elle obligatoire? Toutes les constructions doivent-elles être conforme au modèle, mais quel modèle d’ailleurs? Est-ce qu’une ville doit être grise et lisse pour devenir « fréquentable »? Je ne veux pas croire que Paris se résume à ses immeubles « Hausmanien »! Je vais être plus attentif dorénavant dans mes promenades.

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Crédit: David Yardt

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