L’odeur des saisons le 11.11.09

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L’autre jour, en traversant un parc, je me suis fait la réflexion suivante: “Tiens, ça y est ça sent l’automne” (je sais, c’est très profond comme réflexion!). Et en fait, il faut reconnaitre que chaque saison a son odeur particulière, son arôme à elle, qui permet de clairement l’identifier.

Pour moi, l’automne, c’est une odeur très proche de la terre. Une odeur de feuilles mortes, de terre humide, qui me fait penser à un sous-bois. Peut-être aussi une pointe de champignon. C’est quelque chose à la fois doux et un peu âcre.

L’odeur de l’hiver, est complètement différente. C’est quelque chose de beaucoup plus léger. Il faut vraiment se concentrer pour en dégager les arômes. C’est quelque chose de subtil, qui se rapproche de l’odeur de la glace (oui je sais c’est pas net net…). Pour moi l’odeur de l’hiver est beaucoup moins forte, moins puissante que celle de l’automne.

Le printemps, et une sorte de libération d’odeurs et d’arômes, très certainement liée à l’explosion des fleurs et de leur pollen. C’est une odeur un peu sèche, mais très riche, composée de milliers d’odeurs différentes. Cette impression de quantité est peut-être une contrecoup de l’hiver, qui lui est limité et restreint en variété d’odeurs. Le printemps exhale le nez (vive le rhume des foins…), le sature presque tant il y a d’arômes différents dans l’air.

L’été lui aussi est plus limité. Les quelques orages font ressortir des odeurs de terre, qui se sont tapies dans l’ombre pour échapper au soleil accablant et assommant. Les odeurs varient d’un moment à l’autre de la journée. Le matin, la fraîcheur laisse passer des arômes qui mettent de bonne humeur. L’après-midi me semble moins propice à la distinction des odeurs, et seule la poussière de terre vient nous assécher le nez.

En plus, il y a autant de description de saison pas les odeurs qu’il y a d’individu. Chacun ayant son propre filtre olfactif. De plus, la mémoire des odeurs étant l’une des plus puissante, une simple impression de lilas par exemple, peut faire ressortir immédiatement et de manière très précise des tas d’images de printemps propres à chacun d’entre nous.

Cette puissance de l’odorat est assez bluffante, à la fois fascinante et insaisissable, ce qui est assez rageant il faut l’admettre.

Crédit: David Yardt

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Trop de rouge tue le rouge le 03.11.09

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Là il m’arrive un truc pas cool: j’ai des pellicules toutes rouges.

Je m’explique. Il y a quelques temps, j’ai acheté des pellicules chez mon fournisseur officiel, des pellicules couleurs pour mon lubitel. En fait, les pellicules que je prends sont à développer en traitement croisé. C’est une beau terme technique qui en jette pas mal en fait, je vous explique: ces films sont prévu pour faire des diapos, mais en fait on les développe comme des films “classiques”, et du coup les couleurs ont un rendu particulier.

Bref. Ce type de film a une couleur dominante: du bleu, du vert, du rouge, du jaune… Et les films que j’ai pris ont une dominante rouge. Sauf que trop de rouge tue le rouge. Je ne sais pas si ça provient de mes réglages d’appareil, si ça provient du développement, ou simplement de mes goût personnels, mais je trouve que ça ne rend pas bien.

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Heureusement, quelques unes ont tout de même un petit quelques chose, et je suis heureux de vous faire découvrir par leur intermédiaire un petit jardin découvert par hasard (je me suis trompé de rue) dans Paris. Il se trouve dans le XIème arrondissement de Paris. Il s’agit d’un jardin partage, c’est à dire un jardin où les habitants du quartier viennent faire pousser leurs tomates ou leurs rosiers. C’est assez marrant de voir ces petit carrés de 90cmx90cm qui renferment chacun leur univers! Il en existe plein à travers la capitale, et l’objectif est surtout de faire se rencontrer les gens (autour d’une occupation commune), plutôt que de faire de grandes récoltes de haricots.

Allez donc chercher celui qui est près de chez vous sur leur site

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True Blood le 29.10.09

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Voilà une série que j’ai découvert il y a quelques mois (merci Vianney) , et qui m’a captivé.

Il s’agit de l’histoire des habitants d’une petite ville de Louisiane qui s’appelle Bon Temps. L’action se déroule alors les vampires ont fait leur “coming out” en quelque sorte, et les relations entre les deux communautés ne sont tout de même pas si simples! Le nom de la série provient de la boisson principale des vampires, leur permettant ainsi de se nourrir sans forcément pomper son sang à un humain.

dracula1La série revisite la thématique du vampire, thématique à la mode depuis quelques années. Et la sortie du livre “Dracula l’immortel” de Dacre Stoker (qui est l’arrière petit neveu de Bram Stoker, l’auteur du “Dracula” original) montre l’intérêt actuel pour les types à grandes dents. Dracula est inspiré d’un personnage ayant existé: Vlad Tepes, alias Vlad l’empaleur, un prince ayant vécu au XVème siècle. Il est connu pour avoir lutté face aux turcs: en ayant entre autre fait clouer sur leur tête le turban des émissaires Turcs, alors que ceux-ci refusaient de l’ôter, et également en faisant empaler des centaines de prisonniers afin d’effrayer son adversaire. Vraiment, ils avaient un sens de l’hospitalité particulier à l’époque!

dracula-1992-605-1962931806Mais pour toute une génération, Dracula c’est le film de Francis F. Coppola. Cette version est assez fidèle au récit original, et tous les personnages sont présents et tous les chapitres sont traités. Les puristes préfèreront évidemment Nosferatu, de Murnau datant de 1927, à cette version plus érotisée de l’histoire mais qui a le mérite de faire sortir le film de vampire de la série Z.

True Blood est bien loin de ce charmant monsieur qu’est Vlad. Si chacun des épisodes échappe rarement à la règle d’une scène plutôt gore, et d’un peu de sexe, il faut noter en particulier la photographie vraiment soignée de la série. Le générique est à couper le souffle: la musique excellente accompagne des images traitée avec un effet lomo que j’adore…

Pour le plaisir, voici le générique, à recommander…

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Street style le 07.10.09

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J’aime bien me perdre dans les rues, à la recherche du “je ne sais quoi” qui va donner son charme au lieu.

Malheureusement, dans la grande majorité des cas, les rues sont tristes, mornes, sans saveur. Qu’est-ce qui ressemble plus à un pas de porte qu’un autre. La plupart du temps, toutes les construction d’une rue se ressemblent. C’est certainement pour garder une certaine homogénéité, mais ça n’est pas très joyeux. D’autant plus qu’en France (à Paris en tout cas), les immeubles sont désespérément blanc, “crème”, ou une teinte assez indéfinissable mais certainement pas colorée.

Ce printemps j’ai eu la chance de voyager en Europe: après Londres (et là aussi) j’ai visité quelques villes de la mer Baltique, et je dois reconnaitre que j’y ai trouvé autre chose: des façades travaillées, rocambolesques, de la couleur aussi! Des choses surprenantes, réussies ou non.

L’uniformité des rues est-elle obligatoire? Toutes les constructions doivent-elles être conforme au modèle, mais quel modèle d’ailleurs? Est-ce qu’une ville doit être grise et lisse pour devenir “fréquentable”? Je ne veux pas croire que Paris se résume à ses immeubles “Hausmanien”! Je vais être plus attentif dorénavant dans mes promenades.

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Crédit: David Yardt

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Des portraits? le 11.08.09

Lorsqu’il y a quelque temps j’ai laissé un commentaire à Pierre à propos d’une série de portraits qu’il avait réalisé, il m’a demandé quand il pourrait voir des portraits réalisés avec mon Lomo. En effet, avec mes super appareils (celui-ci et celui-là), j’ai déjà passé quelques pellicules, et la majorité ont été dédiées à des paysages: qu’ils soient naturels, urbains, festifs ou encore alpins. En clair, jusqu’à présent, il y a très peu de monde invité sur mes photos. J’ai donc fouillé un peu mes archives de pellicules et j’en ai débusqué quelques uns.

En fait ce qui me plait c’est de traquer des instants volés, des attitudes, des regards, des complicités. J’aime voir dans la photo plus qu’un visage. Et je trouve que c’est quelque chose de très difficile: parce qu’il faut être très près des gens, être dans leur sphère intime quasiment. C’est donc plus simple si on les connait un peu, car on sait ce qu’on recherche et on peut attendre patiemment le bon moment.

Durant mes vacances, j’avais tenté une pellicule de portraits, et je dois reconnaitre que le résultat est plutôt encourageant. Sur certaines photos, j’ai réussi à capturer ce moment particulier qui m’intéresse. Je vais donc poursuivre mes aventures, en prenant soin de la partie technique (les réglages, cette plaie!), pour qu’à l’avenir, les gens soient plus nombreux invités sur mes pellicules…

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Crédit: David Yardt

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