Il y a fort longtemps, je vous avais parlé d’un collectif d’artiste qui avait transformé les rue de Sydney en borne d’arcade géante: ils avaient disposé dans la ville des briques de Tetris.
J’ai appris récemment, grâce à une émission télé que plus près de nous, en Angleterre, un animateur télé, James May, a décidé de réaliser le rêve de tout enfant ayant joué un jour avec des briques Lego. Il a fait construire une maison constituée entièrement avec ces petits morceaux de plastique. Cette maison de 2 étages a été construite à Dorking au Royaume-Uni. Elle était constituée de 816 millions de blocs: en fait une structure de bois a été recouverte de Lego, même les meubles et l’électroménager étaient fabriqués en briques (quelques problèmes d’étanchéité ont été rencontrés).
Cette maison fait partie d’un ensemble de projets lancés par cet animateur: il a également réalisé le plus long circuit de voiture électrique au monde, ainsi que le plus long circuit de train électrique au monde. Ces projets ont pu se concrétiser aussi grâce à l’aide de passionnés qui ont forcément garder une âme d’enfant.
En effet, comment prendre part à ce genre de délire sans avoir conservé vivant une part de son enfance. On a tous gardé en nous l’enfant que nous étions: nos projets fabuleux, nos envies de voler, nos métiers merveilleux. Et quand on peut mettre en œuvre l’un de ces rêves, quoi de plus génial?
Les jeux que j’ai les plus usés sont ceux qui m’ont permis de me créer mon monde imaginaire: grâce à eux, je pouvais vivre des histoires et des aventures fabuleuses. J’ai grandi avec des voitures miniatures, avec des kilos (oui oui) de briques de légo, et chaque fois que j’y jouais, je m’envolais dans un monde imaginaire différent, souvent en fonction du dernier film que j’avais adoré: des cowboys, des aventures martiennes ou sous-marines.
Ces adultes qui osent réaliser leurs rêves d’enfants sont souvent vus comme des originaux, des gens « bizarres ». En fait ils sont simplement admirables de ténacité.
Je parle de cette maison au passé, car elle a malheureusement été détruite faute d’acheteur…

En regardant cette photo, je me pose de questions sur l’avenir de l’automobile, et plus particulièrement sur l’avenir des conducteurs: Allons nous transformer en Playmobil?
Visiblement, les voitures sont sur pente clairement glissante de transformation en gros jouet! Cette voiture qui est visible en ce moment au salon de l’auto à Genève me rappelle les modèles réduits avec lesquels je jouais quand j’étais petit.
Sauf que voilà, il s’agissait de jouets. Ces voitures accompagnaient un univers d’enfant, où les accidents étaient spectaculaires (des tonneaux, accompagnés d’explosions, et suivis de sauts de plusieurs mètres, etc.) mais inoffensifs! Un univers où les agents secrets n’avaient pas peur de se taper la honte dans des voitures pareilles! Un univers où les camions étaient parfois plus petits que les voitures à cause de vagues problèmes d’échelles!
Une voiture comme celle-ci fait croire que l’automobile est un jouet et que la route n’est pas dangereuse. Et puis je ne veux pas croire qu’on puisse vouloir rouler dans la voiture de Big Jim, ou de Barbie (pour ne citer qu’eux).

Un autre points qui me semble extrêmement délicat: les conducteurs de ces voitures. Ces petits personnages étaient affublés d’une coupe de cheveux que je ne veux surtout pas voir en réalité!!
Imaginez cette sorte de brushing bizarre, plat au sommet du crane, complètement figé (faisable avec quinze tonnes de laque peut-être!), avec une sorte de frange avec des pointes… brrr!! Non, je suis contre ces voitures jouets!

