
Mais dans quel pays je vis?!
A travers mes pérégrinations j’ai pu traverser quelques pays, et je constate avec amertume que la France, parfois, ça craint.
Dans le train, c’est chouette, il y a des prises électriques comme ça on peut brancher son ordinateur portable et on peut regarder un film tranquillement, ou écrire pour son blog (par exemple). Oui mais le hic c’est que, souvent, les prises sont soit absentes, soit ne fonctionnent pas…
Dans le train, ce qui est bien, c’est qu’on peut trouver à manger ou à boire. Alors si on attrape de justesse son train, on peut aller à la voiture bar ou encore au distributeur, et trouver un breuvage pouvant nous désaltérer après cette course folle. Oui mais, les distributeurs ne sont plus en service car trop souvent vandalisés. Alors plutôt que les réparer ou installer des systèmes plus adaptés (me demandez pas, je n’y ai pas réfléchi), on ne les ravitaille plus et on les débranche. Et sur la carte de la voiture bar, il faut prendre ce qui est classique, car le reste n’est « malheureusement » pas disponible (systématiquement?!), et encore, il faut faire vite avant qu’il n’y ai rupture de stock.
Partout la confiance règne.
A force de resquilleurs, pour entrer dans le métro, il faut passer un tourniquet et un portillon après avoir « composté », alors qu’au Canada par exemple, une personne jette un œil sur votre ticket en papier et vous fait signe de passer: pas de portillon, pas de tourniquet compliqué.
On peut aussi découvrir des choses à l’étranger qui semblent tellement incongrues et inimaginables en France: en Suisse certains journaux se trouvent dans des boites où vous pouvez prendre votre journal. Si vous êtes quelqu’un de civilisé, vous glissez une pièce dans la fente prévue à cet effet.
Est-ce que nous sommes si sauvages pour être obligés de vivre dans un monde de contrôles systématiques. Pourquoi dès qu’un mur est blanc dans la rue il doit être tagué: si au moins il s’agissait de « graff » qui eux ont parfois l’avantage de représenter autre chose qu’une simple signature (comme un animal marquerait son territoire?).
Et pour finir, parlons respect du piéton: à Londres, dès que vous approchez d’un passage piéton, les voitures s’arrêtent quasi immédiatement. En France ( à Paris en tout cas), même lorsque vous êtes au milieu du passage protégé, les voitures qui arrivent seront beaucoup plus promptes à vous klaxonner qu’à freiner. Peut-être qu’en France, les freins sont en option, ou alors trop cher pour être gaspillés pour éviter un piéton?
Ah… Voilà, ça va mieux!
Crédit: Vous le connaissez… la saison 6 en septembre (en VOD j’espère!)
Connaissez-vous le Docteur Gregory House ? Un médecin, ou plutôt diagnosticien comme il se défini lui-même, qui est absolument odieux avec son équipe, qui ne voit et ne communique quasiment jamais avec ses patients, et qui pourtant est d’une efficacité redoutable ! Un modèle ? J’aimerai beaucoup avoir assez d’assurance et surtout de répartie pour gérer comme lui ma vie professionnelle. Mais de quoi faut-il avoir besoin pour être un bon Docteur House ?
Du cynisme, indiscutablement. Arriver à dire à son patient qu’on se fout de lui (OK pas directement, mais presque), que l’on cherche juste à trouver ce qu’il a pour le plaisir de trouver, et bien sur d’avoir raison.
De l’humour, obligatoirement. Pouvoir faire accepter ce cynisme décrit plus haut à son entourage et que ce même entourage admette certaines méthodes de travail un peu limites.
De la répartie, forcément. Si on veut pouvoir travailler tranquillement dans ces conditions, il faut savoir clouer leur becs aux empêcheurs de tourner en rond ! Sinon, comment avancer ?
Une gueule, ça peut aider. Avec une barbe de trois jours, des yeux bleus perçants et un style incomparable, on peut entrer dans le personnage. Est-ce que cela veut dire qu’il faut être cynique et « déviant » même dans sa façon de s’habiller. Peut-être !
Une blessure, bonne question. Cette attitude particulière, est-elle forcément une carapace pour se protéger du monde extérieur ? Pourquoi faut-il être en opposition avec ce monde extérieur ? Tout simplement parce qu’on parle ici du monde du travail. C’est un environnement hostile, ne l’oublions pas ! Donc avoir une blessure de guerre permet aux gens de nous donner des excuses pour ce comportement.
Etre manipulateur, avec plaisir. Si on veut aller au bout de nos convictions, et arriver au résultat escompté, à défaut de convaincre, il faut être manipulateur et ainsi cadre parfaitement avec l’ensemble du personnage.
En résumé, n’est pas Gregory House qui veut, et encore moins au boulot. Comment traiter son client aussi mal, c’est quand même lui qui paye la facture non ? En même temps, effectivement ça peut choquer au début, mais on fini par s’habituer à tout, donc pourquoi ce client ne s’habituerait pas à être « recadré » de cette manière ?
Oui, je veux devenir cassant. Oui, je veux être cynique. Oui, je veux dire clairement ce que je pense sans être obligé de passer par la diplomatie Oui, je veux être manipulateur… Oui, je veux être le Docteur House.

