La plage en hiver

Cette année j’ai eu la chance de passer noël dans une petite station balnéaire de Normandie. Un séjour en famille, idéal pour couper avec le quotidien (vous pouvez remarquer d’ailleurs que le dernier billet remonte à « quelques » jours).

Chance supplémentaire, le soleil était au rendez-vous, et a donné lieu à des longues promenades sur la plage, bien emmitouflé dans une grosse écharpe. Beaux paysages, calme, air pur, un cocktail de rêve. L’occasion aussi de quelques photos à base de Diana F+ avec dos polaroid, le même que pour la série sur les jardins Albert Kahn , ou celle de la fête foraine du jardin des Tuileries.

Le bord de mer en hiver, c’est comme la montagne en plein été: gentillement décalé. On est quasi sur d’être au calme, car loin des foules. Marcher ainsi sur la plage, en regardant le défilé des nuages au loin, en observant la mousse formée par l’écume des vagues chassée par le vent, en constatant que décidément la nature nous offre de tellement beaux spectacle… Il faudrait que tout ça dur éternellement!

Pour conclure: Bonne et heureuse année 2010 à tous!

PS: Durant ces quelques jours de vacances, j’ai aussi récupéré un vieil appareil photo qui doit flirter avec les 50 ans. Je vous en parlerai bientôt.

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London is back

Hier j’ai récupéré plusieurs films que je n’avais pas encore fait développer.

Parmi eux, j’avais encore quelques souvenirs de Londres (oui je sais ça fait déjà plus de trois mois). Je trouve que ce genre de surprise est très agréable: retrouver un vieux film pas encore développé, et l’apporter au laboratoire, puis attendre avec impatience pour voir d’où vont surgir les images. Est-ce qu’elles seront là? D’où, de quand et de qui viennent-elles?

Lors de notre mariage avec Anne-So, nous avions déposé sur chaque table un appareil photo jetable, pour que les invités  puissent nous montrer ce que eux ont vu de cette soirée. Les résultats ont été très variés, plus ou moins réussis, et surtout tous de drôles de surprises. Mais je sais qu’il nous en reste un quelque part qui n’a pas encore été développé. J’espère qu’il sera encore bon malgré le temps passé, et il faudra bien qu’on se décide un jour à tenter l’expérience.

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L’ère du numérique devrait dans l’absolu, toujours permettre ce genre de « mise de coté », mais en général, on récupère les photos directement sur son ordinateur, et hop la carte mémoire de l’appareil est comme neuve. Il faudrait changer la carte et la conserver pour la ressortir quelques temps plus tard, et vérifier les photos présentes dessus.

Qui ferait ça? Les mêmes que ceux qui gardent des pellicules à développer dans leur tiroir?

Un jardin? Non cinq… au moins!

Avec les beaux jours, de furieuses envie de sorties, de plein air, de promenades nous assaillent. Est-ce le soleil, la douceur (voir la chaleur) qui nous portent sur le système? Est-ce un besoin de retour vers la nature qui ressurgi au printemps?

Et on pense alors tout naturellement au jardin. Oui, mais quel jardin? Parce qu’il y a presque autant de type de jardin qu’il y a de pays! Il y a le jardin potager bien sur, pour les besogneux qui ne craignent pas les efforts et les ampoules aux mains. Il y a les jardins botaniques pour les scientifiques accros aux collections de fleurs et de plantes. Il y a les jardin d’hiver, pour ceux qui veulent garder un coin d’été tout au long de l’année. Et il y a également les jardins d’agréments pour ceux qui veulent un beaux décors à leur cadre de vie.

C’est ce dernier type de jardin qu’Albert Kahn a mis à la disposition du public. Cet homme (un banquier qui a vécu à la fin du 19ème/début 20ème siècle) était visiblement confronté à un dilemme terrible: quel est mon type de jardin préféré? Ou plutôt, quel est mon type de jardin d’agrément préféré? Et pour résoudre ce cas de conscience, il a choisi la voie de la sagesse en aménageant tous les types qui lui plaisaient.

Si vous allez visiter les jardin d’Albert Kahn, qui sont accolés au musée Albert Kahn, vous ferez une traversé du monde des jardins:

  • Le jardin Japonais, très ordonné avec un souci du détail poussé à l’extrême. Un jardin plein de détails, d’harmonie, d’ordre et en parfait accord avec la nature. Un bassin rempli de carpes qui s’approchent de vous quand vous êtes au bord de l’eau (est-ce qu’elles attendent qu’on leur balance du pain comme aux canards?)
  • Le jardin à l’Anglaise, tout en courbes douces, en petites pièces d’eau. C’est un peu comme si la nature était entrée volontairement dans un petit espace, et qu’elle s’y trouve très bien, détendue, parfaitement adaptée. Attention aux micro-grenouilles qui traversent les allées (j’en ai vu une pas plus grosse que l’ongle de mon petit doigt!!)
  • Le jardin à la Française, très ordonné, où on suit les allée de gravier qui longent les haies ou les espaces de pelouse formant des spirales, des rectangles ou d’autres figures géométriques savantes. C’est le désir de montrer que l’homme a fait  plier la nature à ses caprices. La verrière qui jouxte ce jardin est grandiose.
  • Le jardin bleu, avec ses espèces d’arbres aux teintes… bleues, qui viennent contraster avec le jardin jaune juste à coté.
  • Et pour finir, l’espace naturel, avec une mini forêt Vosgienne (Albert Kahn était originaire de l’est de la France) ou un mini marais (attention, pas de sangsues ici!).

Une expédition dans ces jardins est le meilleur moyen pour apprendre à distinguer ces différents types, mais c’est surtout un endroit idéal flâner et s’installer sur un banc, en choisissant son jardin en fonction de son humeur, de son envie, ou pour toute autre bonne raison. Pour finir, je vous conseille cette ballade en fin de matinée, quand la foule (tout est relatif, c’est pas les soldes dans les grands magasins non plus!) n’est pas encore là.

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Le musée Albert Kahn, à Boulogne-Billancourt ouvert tous les jours à partir de 11h, sauf le lundi. Fermeture annuelle durant les fêtes de fin d’année.

La fête foraine.

Ce week-end s’ouvre la fête foraine du jardin des Tuileries (du 27 juin au 3 août 2009), qui est l’une des plus importante de Paris.

Donc samedi matin, direction le Jardin des Tuileries, pour une promenade régressive au pays des manèges.

Quand j’étais petit (je n’était pas grand… OK j’arrête) dans mon village, chaque année au mois de septembre, se déroulait la vogue: c’est le nom des fêtes foraine en Rhône-Alpes. Et chaque année c’était le même rituel (j’ai failli écrire manège…). Le samedi, les forains montaient les attractions sur la place du village, le compte à rebours était lancé. Le dimanche midi, il y avait un repas de famille chez ma grand-mère, où je retrouvais mes cousins et cousines. Nous étions tous sur-excités à l’idée d’aller faire des tours de manèges! A la fin du repas, il fallait attendre que les « grands » aient terminé leur petite sieste, et nous recevions alors chacun une petite pile de pièce pour l’après-midi. Nos mamans nous emmenaient alors à la vogue.

L’après-midi passait à une vitesse supersonique: il fallait tout essayer, les manèges où la guerre faisait rage pour attraper le pompon. Puis le manège avec les fusées, qu’on pouvait faire décoller. Plus tard, on a eu le droit de faire un tour dans la chenille, puis les auto-tamponneuses et faire un peu de tir à la carabine. De temps en temps une attraction nouvelle: les chaises (vous savez, celles attachées au bout de chaînes et qui tournent) par exemple, que j’ai essayé une fois et où je me suis juré de ne plus jamais remonter.

Quand notre pécule était épuisé, et nos mamans aussi, il fallait rentrer à la maison, la tête pleine d’images, de bruits, de musique, de rires. On pouvait s’endormir avec le sentiment du devoir accompli! Surtout que le lendemain, on allait retrouver tous ses copains dans la cour de l’école et partager nos expériences à propos de cette journée si courte!

Cette matinée a été pour moi aussi l’occasion de tester un nouveau gadget: un dos type Polaroïd pour Diana F+. Les conditions de lumière étaient très bonnes pour cet exercice, et je me suis bien amusé. Et pour une fois je n’ai pas eu besoin d’attendre que mon film soit développé pour profiter du résultat.

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Assumer Diana

Il y a quelques jours, on m’a fait cadeau de ceci. La première fois que je l’ai vu, je me suis interrogé sur la nature de cet objet. Mais a y regarder de plus près, j’ai du m’y résoudre: ceci semble bien être un appareil photo. Si, si!

Cette image ne lui rend pas complètement honneur. Il faut le voir en vrai, tout en plastique, léger comme une plume, qui sonne creux. En clair il respire la robustesse, et la grande qualité. Sans oublier un flash énorme, et chose surprenante dans notre début de 21ème siècle, pas d’écran derrière pour voir les photos qu’on prend!!!

Il s’agit du Diana F+. Moi, ça m’a pas beaucoup parlé je dois reconnaitre. Alors je suis allé sur la toile pour voir ce que c’est que cette chose, et ce qu’on peut en faire. En fait il s’agit d’un appareil assez « légendaire »: typiquement années soixante, avec une qualité d’image « unique »: En fait, ce qui fait parti de sa légende, c’est le rendu particulier des images, la « surprise » (comme ils disent) sur chaque photo.

Je commence à m’intéresser à la photo, alors je dis « OK, allons-y!! » J’ai donc commandé mes pellicules: oui, des pellicules ça sert encore. Sauf que là, c’est des pellicules particulière, des 120mm, pas des pellicules « classiques », donc pas évidentes à trouver. Une fois reçues, je charge l’appareil, et là… faut y aller.

Parce que la problématique commence tout de suite: OK je prends des photos (enfin je sais pas encore, car je dois faire développer les pellicules), mais surtout, il faut l’assumer cet appareil. Oui, seuls quelques connaisseurs l’identifient, mais pour la plupart des gens, c’est un peu la surprise, l’incompréhension… « C’est quoi ce truc? » J’imagine les sourires en coins, les regards moqueurs, et que sais-je encore!!

Heureusement, après quelques sorties en public, ça y est, je commence enfin à assumer Diana.

Edit: les premiers résultats ici.