Un jour au marché

L’île Maurice. A observer la vie dans cette contrée bien lointaine, notre quotidien nous parait bien compliqué, bien alambiqué. Une dernière journée avec un regard noir et blanc dans ce monde si coloré. Peut-être pour ne garder que les lieux, les gens.

Ce dernier jour nous l’avons passé à sillonner l’île à rechercher ce qu’est la vie là bas, et nous avons commencé par un marché, parce qu’un marché, c’est le cœur d’une ville. Les gens se croisent parmi les épices, les fruits et légumes en abondance, la viande, et surtout le poisson juste sorti du filet.

Crédit: David Yardt

Mon eurovision

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Voici bientôt une semaine que je suis rentré de ballade en mer Baltique, et je dois avouer qu’il m’est bien difficile de classer les villes visitées. En effet, si le parcours était très intéressant, le temps disponible dans chaque ville était trop inégal pour pouvoir les apprécier chacune à leur juste valeur.

Copenhague était la première (et la dernière) étape de ce parcours. La grosse demi-journée accordée nous a simplement donné envie de revenir pour y passer plus de temps, et approfondir la découverte de la ville. D’autant que nous avons découvert un brunch à tomber (je vous donnerai plus de détails bientôt).

Tallinn a été une étape très courte. En quelques heures, nous avons traversé le cœur historique à touristes de cette ville, puis nous avons voulu explorer un autre quartier, malheureusement faute de temps nous n’avons pu que l’apercevoir. Mais le cette ville a moins de charme que Copenhague, et nous ne ressentons l’envie d’y retourner.

Saint-Petersbourg. C’est compliqué: lors de cette escale, la plus longue de la semaine, nous avons suivi notre guide (il s’appelait Youri, et pas Nathalie comme le dit la chanson) qui nous a bien prévenu: « je suis votre visa ». En effet, pour entrer en territoire Russe, il faut disposer d’un visa, et dans notre cas, il s’agissait d’un visa de groupe, il fallait donc rester… en groupe. Ce guide était très attaché à la beauté historique de sa ville: les églises, les palais on les a bien vu. Mais nous qui recherchions la vie et les habitants de la ville, nous avons été frustré (comme Youri a du l’être en nous voyant si peu intéressés par ces monuments magnifiques). Mais là aussi, nous n’avons pas réellement envie d’y retourner.

Helsinki fut pour moi une d’escale loupée: le délai très court, et mon sens de l’orientation pris en défaut (le décalage horaire?) nous ont empêchés de voir vraiment la ville, qui si j’en crois mes camarades d’aventure était vraiment très intéressante. Donc il faudra que l’on y retourne!

Stockholm fut pour moi une des étapes les plus réussie. Cette ville très grande s’est ouverte à nous à travers différents quartiers, et la douceur de vivre m’a vraiment séduit. J’y retournerai avec grand plaisir.

Je tente quand même un classement en mode Eurovision:

« Estonia six points, Estonie six points »

« Russia seven points, Russie sept points »

« Finland eight points, Finlande huit points »

« Danmark nine points, Danemark neuf points »

« Sweden ten points, Suède dix points »

La Suède se résume-t-elle à ABBA?

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Que dire de la Suede?

Stockholm est une très belle ville. On dirait qu’elle a plusieurs centres villes qui ont tous leur particularité: un centre de commerces et de boutiques très classiques (genre H&M), un centre touristique avec le palais de la famille royale, et enfin le centre « tendance » avec les boutiques plus pointues. Elle avait quelque chose de différents des autres étapes de notre périple en Baltique.

Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est la population: tout le monde m’a semblé beau. OK, j’ai surtout remarqué les charmantes Suédoises, qui répondent à 100% aux clichés qu’on peut avoir en tête: blondes (celles qui ne le sont pas sont des sortes de rebelles), grandes (au dessous d’1m80, point de salut!). Vous trouverez chez James deux spécimens qui sont en fait tout à fait commun là-bas (ça doit être terrible d’être une petit brune rondouillette dans ce pays!).

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Mais la Suède, c’est surtout ABBA non? ABBA est quand même un groupe qui a marqué une époque, et qui a remporté le concours de l’Eurovision en 1974! Que serait le disco sans ABBA? Mais la culture musicale suédoise ne doit pas être résumé à ce quatuor! La famille Cherry, représentée par Eagle-Eye et Neneh, est aussi Suédoise (aie! Ca détruit totalement le début de mon billet ça non?).

Pour en revenir à Stockholm, une certaine douceur de vivre, de bien-être semble habiter cette ville (le retour à Paris a été très difficile). Cette douceur de vivre, je l’ai croisé aussi à Copenhague. Alors faut-il en conclure que les pays Nordiques ont un petit je ne sais quoi qui les rends moins speed? Est-ce parce que dans ces villes, le vélo tient une place de choix? Je n’ai pas de réponse…

En résumé, Stockholm est une ville que je recommande à tout le monde, même si je n’y ai pas entendu une seul fois ABBA (une honte je vous dis)!

Au fait, la Suède c’est aussi Malena Ernman, 21ème au concours de l’Eurovision 2009.

Note: bientôt mes photos made with Lubitel de cette drôle de ballade.

Helsinki-ng in the rain!

petite-maison-dans-la-prairieLe titre de ce billet est comme vous l’aurez noté, un jeu de mot à deux balles (et encore je suis généreux), mais il est malheureusement le reflet de la réalité de cette escale. Ce temps très arrosé n’a pas facilité la découverte de la ville pour une escale très courte (quelques heures à terre uniquement).

En arrivant à Helsinki, je m’attendais à voir une ville et des gens vraiment différents de ce qu’on peut rencontrer en Europe occidentale. J’imaginais des constructions en bois, avec beaucoup de couleur. Des habitants, grands et blonds, tous très beaux. J’entends déjà vos remarques: « c’est lamentable ces clichés », et je répondrai: oui je sais, mais c’est comme ça. Bref, je voyais déjà des cartes postales.

Or il se trouve qu’en fait Helsinki, c’est très proches d’une ville d’Europe de l’ouest classique. L’architecture nous montre quelques œuvres remarquables et « typiques du coin » , avec des dômes, et de la couleur, mais le reste est beaucoup plus classique. Concernant les habitants et leurs habitudes, la mondialisation et la globalisation sont passées par ici (comme dans beaucoup d’endroits d’ailleurs). Les boutiques sont identiques à celles de Paris, de Londres, etc. Les grandes enseignes de prêt à porter sont toutes présentes.

Nous avons fait une halte dans un super-marché (comme nous le faisons souvent: en voyant ce que les gens consomment, nous savons un peu mieux qui ils sont), et nous avons constaté avec stupeur que la plupart des produits en rayon se retrouvent aussi dans nos rayons français. Des biscuits sablés portant le nom d’un monument qui se situe entre la Bretagne et la Normandie, des confitures de marque française (celle qui ont un couvercle avec des carreaux, vous savez bien: bonne-m…). Rien de très dépaysant. Les rares particularités, sont la viande de Rennes séchée et du poisson fumé en pagaille.

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Saint-Petersbourg, patrie du Lomo

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La Russie… tout le monde connait. Saint-Petersbourg c’est l’ancienne capitale, bâtie en 1703 à un endroit où il n’y avait rien par Pierre Le Grand, et qui est sur la mer Baltique afin de donner à la Russie d’alors « une fenêtre sur l’Europe ». C’est la capitale prestigieuse des Tsars, pleine de palais et autres bâtiments baroques.

Mais Saint-Petersbourg c’est aussi… la ville du Lomo.

Vous ai-je déjà parlé du Lomo, cette merveilleuse invention qui fit tant (rire?) pour la photographie? Ce qu’il faut comprendre et admettre, c’est que la Lomographie est une sorte de fast-photo. Une photographie issue d’un lomo, est une photographie spontanée, avec ses défauts et ses qualité.

Loin de l’esprit de perfection technique à atteindre avec la photographie classique, la lomographie est une école de l’observation, un atelier d’expérimentation, et bon moyen pour soigner ses réflexes.

Bien observer, pour attraper au vol les évènements, les émotions. Je trouve qu’un fou rire à travers le filtre lomographique est beaucoup plus vivant que sur une photographie classique par exemple. Attention, je ne dis pas qu’une photo classique n’est pas intéressante dans ces cas, mais je trouve que la lomographie apport un petit plus, un je ne sais quoi, qui me plait bien.

Expérimenter. Avec un lomo entre les mains, on est toujours dans le cadre d’expérimentation. L’habitude prise avec les appareil numériques est d’obtenir le résultat d’une prise de vue immédiatement, et ainsi de pouvoir corriger le cadrage la lumière, les différents réglages de profondeur de champs ou d’ouverture. Le lomo oblige à travailler « à l’ancienne », expérimenter et attendre le développement. Certes, les nerfs sont mis à rude épreuve: il faut attendre un résultat pas toujours satisfaisant, pour une photographie qu’on ne peut plus refaire.

Quant au réflexes, il faut qu’il soient au top: les prises de vue lomo doivent être spontanées, c’est ainsi qu’elles conservent et gagnent même en saveur, en émotion. La qualité technique de la photo n’étant de toute façon pas exceptionnelle il faut l’admettre, la capture de cette spontanéité doit contre-balancer cette faiblesse.

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Depuis que j’ai gouté à la lomographie, je ne peux plus m’arrêter. J’aime me promener pour attraper une vue, et mon appareil m’aide en apportant son petit grain de sel. Ma patience est mise à rude épreuve, mais j’ai la chance d’être capable d’attendre que mes films soient développés, et je ne les regarde qu’une fois rentré chez moi, au calme, avec pour seul spectateur: moi. D’ailleurs ma femme me prend pour un dingue de pouvoir attendre si longtemps…

Donc vive le lomo, vive Saint-Petersbourg, et vive la Russie. La Russie qui nous a donné pour l’Eurovision 2009 ça. Anastassia Prykhodko.

Crédit: iconocluster

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