
Là il m’arrive un truc pas cool: j’ai des pellicules toutes rouges.
Je m’explique. Il y a quelques temps, j’ai acheté des pellicules chez mon fournisseur officiel, des pellicules couleurs pour mon lubitel. En fait, les pellicules que je prends sont à développer en traitement croisé. C’est une beau terme technique qui en jette pas mal en fait, je vous explique: ces films sont prévu pour faire des diapos, mais en fait on les développe comme des films « classiques », et du coup les couleurs ont un rendu particulier.
Bref. Ce type de film a une couleur dominante: du bleu, du vert, du rouge, du jaune… Et les films que j’ai pris ont une dominante rouge. Sauf que trop de rouge tue le rouge. Je ne sais pas si ça provient de mes réglages d’appareil, si ça provient du développement, ou simplement de mes goût personnels, mais je trouve que ça ne rend pas bien.
Heureusement, quelques unes ont tout de même un petit quelques chose, et je suis heureux de vous faire découvrir par leur intermédiaire un petit jardin découvert par hasard (je me suis trompé de rue) dans Paris. Il se trouve dans le XIème arrondissement de Paris. Il s’agit d’un jardin partage, c’est à dire un jardin où les habitants du quartier viennent faire pousser leurs tomates ou leurs rosiers. C’est assez marrant de voir ces petit carrés de 90cmx90cm qui renferment chacun leur univers! Il en existe plein à travers la capitale, et l’objectif est surtout de faire se rencontrer les gens (autour d’une occupation commune), plutôt que de faire de grandes récoltes de haricots.
Allez donc chercher celui qui est près de chez vous sur leur site…

J’aime bien me perdre dans les rues, à la recherche du « je ne sais quoi » qui va donner son charme au lieu.
Malheureusement, dans la grande majorité des cas, les rues sont tristes, mornes, sans saveur. Qu’est-ce qui ressemble plus à un pas de porte qu’un autre. La plupart du temps, toutes les construction d’une rue se ressemblent. C’est certainement pour garder une certaine homogénéité, mais ça n’est pas très joyeux. D’autant plus qu’en France (à Paris en tout cas), les immeubles sont désespérément blanc, « crème », ou une teinte assez indéfinissable mais certainement pas colorée.
Ce printemps j’ai eu la chance de voyager en Europe: après Londres (et là aussi) j’ai visité quelques villes de la mer Baltique, et je dois reconnaitre que j’y ai trouvé autre chose: des façades travaillées, rocambolesques, de la couleur aussi! Des choses surprenantes, réussies ou non.
L’uniformité des rues est-elle obligatoire? Toutes les constructions doivent-elles être conforme au modèle, mais quel modèle d’ailleurs? Est-ce qu’une ville doit être grise et lisse pour devenir « fréquentable »? Je ne veux pas croire que Paris se résume à ses immeubles « Hausmanien »! Je vais être plus attentif dorénavant dans mes promenades.
Crédit: David Yardt
Hier j’ai récupéré plusieurs films que je n’avais pas encore fait développer.
Parmi eux, j’avais encore quelques souvenirs de Londres (oui je sais ça fait déjà plus de trois mois). Je trouve que ce genre de surprise est très agréable: retrouver un vieux film pas encore développé, et l’apporter au laboratoire, puis attendre avec impatience pour voir d’où vont surgir les images. Est-ce qu’elles seront là? D’où, de quand et de qui viennent-elles?
Lors de notre mariage avec Anne-So, nous avions déposé sur chaque table un appareil photo jetable, pour que les invités puissent nous montrer ce que eux ont vu de cette soirée. Les résultats ont été très variés, plus ou moins réussis, et surtout tous de drôles de surprises. Mais je sais qu’il nous en reste un quelque part qui n’a pas encore été développé. J’espère qu’il sera encore bon malgré le temps passé, et il faudra bien qu’on se décide un jour à tenter l’expérience.
L’ère du numérique devrait dans l’absolu, toujours permettre ce genre de « mise de coté », mais en général, on récupère les photos directement sur son ordinateur, et hop la carte mémoire de l’appareil est comme neuve. Il faudrait changer la carte et la conserver pour la ressortir quelques temps plus tard, et vérifier les photos présentes dessus.
Qui ferait ça? Les mêmes que ceux qui gardent des pellicules à développer dans leur tiroir?
Ce week-end s’ouvre la fête foraine du jardin des Tuileries (du 27 juin au 3 août 2009), qui est l’une des plus importante de Paris.
Donc samedi matin, direction le Jardin des Tuileries, pour une promenade régressive au pays des manèges.
Quand j’étais petit (je n’était pas grand… OK j’arrête) dans mon village, chaque année au mois de septembre, se déroulait la vogue: c’est le nom des fêtes foraine en Rhône-Alpes. Et chaque année c’était le même rituel (j’ai failli écrire manège…). Le samedi, les forains montaient les attractions sur la place du village, le compte à rebours était lancé. Le dimanche midi, il y avait un repas de famille chez ma grand-mère, où je retrouvais mes cousins et cousines. Nous étions tous sur-excités à l’idée d’aller faire des tours de manèges! A la fin du repas, il fallait attendre que les « grands » aient terminé leur petite sieste, et nous recevions alors chacun une petite pile de pièce pour l’après-midi. Nos mamans nous emmenaient alors à la vogue.
L’après-midi passait à une vitesse supersonique: il fallait tout essayer, les manèges où la guerre faisait rage pour attraper le pompon. Puis le manège avec les fusées, qu’on pouvait faire décoller. Plus tard, on a eu le droit de faire un tour dans la chenille, puis les auto-tamponneuses et faire un peu de tir à la carabine. De temps en temps une attraction nouvelle: les chaises (vous savez, celles attachées au bout de chaînes et qui tournent) par exemple, que j’ai essayé une fois et où je me suis juré de ne plus jamais remonter.
Quand notre pécule était épuisé, et nos mamans aussi, il fallait rentrer à la maison, la tête pleine d’images, de bruits, de musique, de rires. On pouvait s’endormir avec le sentiment du devoir accompli! Surtout que le lendemain, on allait retrouver tous ses copains dans la cour de l’école et partager nos expériences à propos de cette journée si courte!
Cette matinée a été pour moi aussi l’occasion de tester un nouveau gadget: un dos type Polaroïd pour Diana F+. Les conditions de lumière étaient très bonnes pour cet exercice, et je me suis bien amusé. Et pour une fois je n’ai pas eu besoin d’attendre que mon film soit développé pour profiter du résultat.
Juste une photo de celle avec qui je pars en croisière dès dimanche.
Au programme Copenhague, Tallin, Saint Petersbourg, Helsinki et Stokholm. Je pense qu’on va se régaler!
A suivre…



