Lomo rétro

Ahhh le charme surannée des vieilles photos, de ces vieux clichés que l’on retrouve dans un carton poussiéreux au fond d’un placard.

C’est une chose que j’aime beaucoup, retrouver des images qui vont faire ressurgir des mémoires des souvenirs enfouis, qu’on croyait oubliés. Reconnaitre un visage, un objet, parfois même découvrir des gens qu’on a pas connu, ou qu’on a côtoyé en étant beaucoup trop jeune pour s’en rappeler: « Oh regarde là, c’est ton arrière grand-père ».

Cette séance d’exploration est encore plus agréable à vivre à plusieurs, lorsque plusieurs générations sont rassemblées: les souvenirs des uns venant épauler la mémoire des autres. On voit scintiller des étincelles aux fond des yeux autour de soi quand les souvenir ressurgissent du fond de la mémoire, là où on les croyait enfouis à tout jamais, perdu sous une vie entière d’images, de sons, d’odeurs… Ces images qui sont autant de témoins d’instant fugaces où la photographie venait figer sur un morceau de papier tous les éléments d’une vie.

Cette photo fleure bon le début du 20ème siècle: une ambiance, une lumière, des gens, des attitudes. On est transporté à une époque où la foule n’était pas présente sur les bords de mer, la pêche aux coquillage était pratiquée uniquement par les habitant du village d’à coté. Les plages n’étaient pas envahies, comme elles le sont en ce début du mois de juillet. Et on se prend à rêver d’étendues de sable encore sauvages. Le bord de mer était un endroit plus synonyme de labeur que de détente.

Les vacances d’été débutent, avec leur flot de touristes assoiffés de farniente, de promenades au bord de l’eau. Des milliers de photos vont être faites, pour finir à leur tour au fond d’un placard: virtuel cette fois, puisque les clichés sont devenus numériques et sont stockés dans un ordinateur, sur un disque dur ou sur une clé USB. Que se passera-t-il dans quelques dizaines d’années quand on les exhumera de leur écrin de zéros et de uns? Auront-elles autant de charme que leur ainées de papier?

Crédit: David Yardt (merci mon Lubitel pour ces photos au look furieusement rétro!)

Toscane

Firenze, c’est à dire Florence (capitale de la Toscane) est une ville pleine d’histoire: en déambulant dans ses rues, on pourrait se croire dans un musée à ciel ouvert.

J’ai eu l’occasion de découvrir cette ville il y a quelques mois, et évidemment mon Lubitel était de la partie!

Évidemment il y a le Ponte Vecchio sur l’Arno avec ses échoppes de bijoutiers qui n’a presque pas changé depuis le moyen-âge, évidemment il y a la piazza della Signoria et sa statue de David (non pas moi) par Michel-Ange, évidemment il y a la vue sublime sur la ville offerte depuis la Piazzale Michelangiolo, évidemment il y a la cathedrale Santa Maria del Fiore, avec ses volumes intérieurs tout simplement époustouflants, et j’en passe (je ne peux pas citer ici tous les endroits à voir.

Mais surtout, il faut prendre le temps de flâner parmi les rues de la ville, et vous ne serez alors pas à l’abri de découvertes surprenante: à travers les fenêtres, vous pourrez découvrir des plafonds magnifiquement ouvragés, des arrières cours au charme et au calme tels que vous aurez l’impression de changer de monde.

Florence est une ville dans laquelle il faut se perdre, sortir des sentiers battus afin d’en découvrir toutes ses facettes.

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Souvenir d’hiver

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Le titre de ce billet n’est pas vraiment adapté à cette semaine je dois le reconnaitre, car même si le soleil est parmi nous, il a oublier de monter le thermostat. Les gants et écharpes restent de sortie!

Non en fait il s’agit plus précisément de souvenir de noël.

Le dernier noël je l’ai passé dans une petite (toute petite) station balnéaire, un petit village de Normandie au nom d’une île des Antilles. Le contraste entre l’activité qui y règne en été, et cette ambiance de village quasi fantôme cet hiver était étonnant.

Le temps était un peu comme celui d’aujourd’hui: ensoleillé, mais froid, propice à des promenades sur la plage chaudement habillées. Très peu de monde, un ciel bleu traversé de nuages en route pour déverser leurs cargaison de pluie un peu plus loin à l’intérieur des terres.

L’impression d’être dans une autre dimension était accentué par le fait que la neige était tombée sur la France, et que le trajet en train nous a fait traverser des paysages recouverts d’une pellicule blanche dès la sortie de Paris, et ce presque jusqu’à destination.

Ces parenthèses sont de vraies sources d’énergie, et permettent de se régénérer complètement car le rythme de vie, les activités, l’atmosphère sont totalement différents du quotidien. En clair: J’EN VEUX ENCORE!!!

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Crédit: David Yardt

La plage en hiver

Cette année j’ai eu la chance de passer noël dans une petite station balnéaire de Normandie. Un séjour en famille, idéal pour couper avec le quotidien (vous pouvez remarquer d’ailleurs que le dernier billet remonte à « quelques » jours).

Chance supplémentaire, le soleil était au rendez-vous, et a donné lieu à des longues promenades sur la plage, bien emmitouflé dans une grosse écharpe. Beaux paysages, calme, air pur, un cocktail de rêve. L’occasion aussi de quelques photos à base de Diana F+ avec dos polaroid, le même que pour la série sur les jardins Albert Kahn , ou celle de la fête foraine du jardin des Tuileries.

Le bord de mer en hiver, c’est comme la montagne en plein été: gentillement décalé. On est quasi sur d’être au calme, car loin des foules. Marcher ainsi sur la plage, en regardant le défilé des nuages au loin, en observant la mousse formée par l’écume des vagues chassée par le vent, en constatant que décidément la nature nous offre de tellement beaux spectacle… Il faudrait que tout ça dur éternellement!

Pour conclure: Bonne et heureuse année 2010 à tous!

PS: Durant ces quelques jours de vacances, j’ai aussi récupéré un vieil appareil photo qui doit flirter avec les 50 ans. Je vous en parlerai bientôt.

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La marée