
Non il ne s’agit pas d’un nouveau parfum! Mais quel est donc ce nom barbare, sorti d’on ne sait où?
Lors de mes vacances de noël, passée dans la maison de famille de ma femme, nous avons retrouvé un vieil objet au fond d’un placard. Il s’agit d’un appareil photo. Cet appareil n’avait pas servi depuis plusieurs décennies: pour preuve, le lot de pellicules vierges qui l’accompagnait, dont la plus vieille recommandait une utilisation avant 1956! En bonus, un film dont toutes les poses avaient été utilisées, était encore à l’intérieur de l’appareil.
Bon OK, mais ce film utilisé, est-ce que je peux le faire développer? Je me dirige donc vers mon laboratoire préféré, et là on me dit que le film est trop vieux, et que la chimie nécessaire pour développer ces pellicules n’est plus utilisée! Arrgghh! Comment faire? Sur internet, j’ai trouvé un laboratoire qui pratique ce genre de cuisine: il se trouve en Angleterre et pratique (pour ce type de prestation) des tarifs plutôt salés. La question que je pose encore est: faut-il tenter l’expérience? Sachant que ce qu’on retrouvera sur le film risque d’être plutôt bien abimé…
J’ai vérifié le format des films consommés par cet ancêtre! Et malheureusement, le format n’est pas le 120 comme mes autres appareil (un Diana F+ et Lubitel 166+), mais du 620: ils sont assez proche mais le support du 620 est plus petit. Donc mes films neufs ne peuvent rien pour moi ici. Il va donc me falloir aller en quête de ces films sur internet…
C’est aussi pour cette raison que j’adore les vieilles maisons. Elles sont comme ça, pleine de découvertes, de vieux souvenirs et de drôles de surprises. Souvent on retrouve de vieux journaux, de vieux jouets, ceux qui ont bercé notre enfance. Quand on exhume une de ces reliques, il y a toujours une vague d’images et d’émotions qui déferle. Et la question que je me posais il y a quelques jours, en déambulant au milieu d’une brocante est: que restera-t-il de notre époque dans 50 ans? Notre société de consommation a créé des produits jetables: les meubles en kit le plus souvent survivent mal à un déménagement. Les objets sont plus facilement remplaçables que réparables: ma première télévision a duré 17 ans, alors que la suivante a tenu… un peu plus de la durée de la garantie. Rendez-vous dans 50 ans pour constater la réponse.

Pour mon anniversaire, j’ai reçu un nouveau jouet. Il s’agit de la bestiole qui en photo dans ce billet.
Le Lubitel 166+, c’est une réplique d’un appareil photo Russe dont les modèle de la première version sont été produit à partir de 1946. Le nom d’origine, Komsomolets, était une référence à l’association des jeunesses communistes. Les modèles ont évolués et dès 1949 le nom Lubitel, qui signifie « amateur », est apparu. L’appareil, dans ses différentes versions, a été produit jusqu’en 1993 (plus d’infos ici).
Lomography propose cette reproduction. L’emballage en lui même vaut le détour: une boite recouverte de photo « étranges » (des vaches, des chevaux). L’appareil aussi a du style: deux objectifs (celui pour la visée et celui qui prendra le cliché), et la visée de vue par le dessus. Tout est manuel: les premières photos risquent donc d’être « délicates » à réaliser! Et comme le Diana F+, il utilise des pellicules de 120 mm.
Il me faut maintenant l’essayer, et apprendre à maîtriser l’engin! Je vais profiter de prochains voyages pour expérimenter encore et encore…
Bon, maintenant je vous laisse car j’ai des tas de photos faire!!