Souvenir d’hiver

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Le titre de ce billet n’est pas vraiment adapté à cette semaine je dois le reconnaitre, car même si le soleil est parmi nous, il a oublier de monter le thermostat. Les gants et écharpes restent de sortie!

Non en fait il s’agit plus précisément de souvenir de noël.

Le dernier noël je l’ai passé dans une petite (toute petite) station balnéaire, un petit village de Normandie au nom d’une île des Antilles. Le contraste entre l’activité qui y règne en été, et cette ambiance de village quasi fantôme cet hiver était étonnant.

Le temps était un peu comme celui d’aujourd’hui: ensoleillé, mais froid, propice à des promenades sur la plage chaudement habillées. Très peu de monde, un ciel bleu traversé de nuages en route pour déverser leurs cargaison de pluie un peu plus loin à l’intérieur des terres.

L’impression d’être dans une autre dimension était accentué par le fait que la neige était tombée sur la France, et que le trajet en train nous a fait traverser des paysages recouverts d’une pellicule blanche dès la sortie de Paris, et ce presque jusqu’à destination.

Ces parenthèses sont de vraies sources d’énergie, et permettent de se régénérer complètement car le rythme de vie, les activités, l’atmosphère sont totalement différents du quotidien. En clair: J’EN VEUX ENCORE!!!

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Crédit: David Yardt

Ontoflex n°3

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Non il ne s’agit pas d’un nouveau parfum! Mais quel est donc ce nom barbare, sorti d’on ne sait où?

Lors de mes vacances de noël, passée dans la maison de famille de ma femme, nous avons retrouvé un vieil objet au fond d’un placard. Il s’agit d’un appareil photo. Cet appareil n’avait pas servi depuis plusieurs décennies: pour preuve, le lot de pellicules vierges qui l’accompagnait, dont la plus vieille recommandait une utilisation avant 1956! En bonus, un film dont toutes les poses avaient été utilisées, était encore à l’intérieur de l’appareil.

Bon OK, mais ce film utilisé, est-ce que je peux le faire développer? Je me dirige donc vers mon laboratoire préféré, et là on me dit que le film est trop vieux, et que la chimie nécessaire pour développer ces pellicules n’est plus utilisée! Arrgghh! Comment faire? Sur internet, j’ai trouvé un laboratoire qui pratique ce genre de cuisine: il se trouve en Angleterre et pratique (pour ce type de prestation) des tarifs plutôt salés. La question que je pose encore est: faut-il tenter l’expérience? Sachant que ce qu’on retrouvera sur le film risque d’être plutôt bien abimé…

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J’ai vérifié le format des films consommés par cet ancêtre! Et malheureusement, le format n’est pas le 120 comme mes autres appareil (un Diana F+ et Lubitel 166+), mais du 620: ils sont assez proche mais le support du 620 est plus petit. Donc mes films neufs ne peuvent rien pour moi ici. Il va donc me falloir aller en quête de ces films sur internet…

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C’est aussi pour cette raison que j’adore les vieilles maisons. Elles sont comme ça, pleine de découvertes, de vieux souvenirs et de drôles de surprises. Souvent on retrouve de vieux journaux, de vieux jouets, ceux qui ont bercé notre enfance. Quand on exhume une de ces reliques, il y a toujours une vague d’images et d’émotions qui déferle. Et la question que je me posais il y a quelques jours, en déambulant au milieu d’une brocante est: que restera-t-il de notre époque dans 50 ans? Notre société de consommation a créé des produits jetables: les meubles en kit le plus souvent survivent mal à un déménagement. Les objets sont plus facilement remplaçables que réparables: ma première télévision a duré 17 ans, alors que la suivante a tenu… un peu plus de la durée de la garantie. Rendez-vous dans 50 ans pour constater la réponse.

La plage en hiver

Cette année j’ai eu la chance de passer noël dans une petite station balnéaire de Normandie. Un séjour en famille, idéal pour couper avec le quotidien (vous pouvez remarquer d’ailleurs que le dernier billet remonte à « quelques » jours).

Chance supplémentaire, le soleil était au rendez-vous, et a donné lieu à des longues promenades sur la plage, bien emmitouflé dans une grosse écharpe. Beaux paysages, calme, air pur, un cocktail de rêve. L’occasion aussi de quelques photos à base de Diana F+ avec dos polaroid, le même que pour la série sur les jardins Albert Kahn , ou celle de la fête foraine du jardin des Tuileries.

Le bord de mer en hiver, c’est comme la montagne en plein été: gentillement décalé. On est quasi sur d’être au calme, car loin des foules. Marcher ainsi sur la plage, en regardant le défilé des nuages au loin, en observant la mousse formée par l’écume des vagues chassée par le vent, en constatant que décidément la nature nous offre de tellement beaux spectacle… Il faudrait que tout ça dur éternellement!

Pour conclure: Bonne et heureuse année 2010 à tous!

PS: Durant ces quelques jours de vacances, j’ai aussi récupéré un vieil appareil photo qui doit flirter avec les 50 ans. Je vous en parlerai bientôt.

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La marée