
Il arrive de temps en temps qu’on assiste à un évènement, un incident, de manière très furtive. On voit quelque chose du coin de l’œil, et le temps de réagir il est déjà trop tard. On a beau tourner la tête, se démonter le cou ou même essayer de zoomer avec ses yeux, l’apparition, la vision a disparue. Ce sont souvent des images surprenantes, étonnantes, ou encore complètement improbables.
La dernière fois que cela m’est arrivé, c’était un soir en rentrant du boulot. Un collègue très sympa (merci Seb) me ramène souvent à la gare où je peux prendre mon RER. Et donc, ce soir là il me ramène, et en chemin on passe devant une enseigne de restauration rapide fort connue qui a pour emblème un clown jaune et rouge. On discute et là, du coin de l’œil, je vois un drôle de spectacle.
Sur le parking du MacDo de ce fast-food, se trouve un énorme Q8, le 4×4 de chez Audi (je ne barre pas le nom, on sait jamais si quelqu’un de cette marque veut me faire un cadeau, il vaut mieux rester en bons termes!). Donc sur le parking se trouve un Q8. Jusque là rien d’extraordinaire, tout le monde peut allez au fast-food, même si on est blindé d’argent (oui, parce qu’un Q8 c’est quand même 140 000 Euros au moins).
Mais là où ma surprise fut grande, c’est de constater que sur le capot de cette voiture se trouve un énorme bouquet de mariage. Le temps de réaliser ce que je viens de voir, il est déjà trop tard, nous sommes trop loin. Mais que fait cette énorme voiture, avec un bouquet de mariage au MacDo? Il y a un truc qui m’échappe clairement là. Depuis, je cherche encore, mais je n’ai pas d’explication raisonnable et valable…
Ça m’a rappelé qu’il y a pas mal d’images comme celle là, entr’apercues et tout à fait improbable. Voir un renardeau traverser la route pendant une promenade en vélo, surprendre une jolie paire de fesses quand le vent joue avec la jupe de sa propriétaire, croiser une limousine rose (si si ça existe!), etc, etc. Et c’est frustrant de ne pouvoir se souvenir de toutes ces images, et c’est encore plus frustrant de ne pouvoir prendre une photo pour se prouver qu’on a bien vu ce qu’on a cru voir!
Crédit: J. HAYNES / REUTERS

En me rendant à la gare vendredi soir, j’étais détendu. En effet, j’allais passer un bon week-end à la campagne, le temps s’annonçait au mieux, j’étais en avance et j’allais donc avoir le temps de passer à la librairie trouver un bon bouquin et même peut-être prendre un verre.
Je débarque donc gare de Lyon en cette fin de semaine, bien décidé à prendre mon temps. Mais c’était sans compter sans cette désagréable sensation d’être « en dehors » du truc. Le stress ambiant m’a sauté au visage: des visages fermés ou tendus, des regards stressés en consultant le tableau d’affichage des prochains départs, des courses héroïques à travers les couloirs de personnes trimballant des sacs beaucoup trop gros pour elles!
A cause de cette effervescence omniprésente, j’ai senti monter en moi comme une pointe d’angoisse ou de stress. Allais-je devenir comme eux? Allais-je me transformer moi aussi en une personne désagréable, stressée et peut-être même stressante?
Je me suis alors mis sur le coté pour pouvoir mieux observer cette faune qui s’agitait en tous sens. Puis j’ai repris mon chemin, en veillant à rester sur les cotés des couloirs, pour ne pas gêner les gens visiblement très pressés. Je me suis rendu, tranquillement à la librairie choisir mon bouquin. J’ai ensuite pris un verre, tranquillement au bar. Puis je me suis installé toujours tranquillement à ma place. Une fois assis, j’ai pu constater que cette effervescence, cette agitation disparaît une fois les portes refermées. Comme si la tentacule d’un monstre anxiogène était coupée de son corps par les portes, et devenait alors parfaitement inoffensive.
Au final cette expérience a confirmé une chose: je déteste arriver à la gare juste à temps pour attraper mon train!

Voici bientôt une semaine que je suis rentré de ballade en mer Baltique, et je dois avouer qu’il m’est bien difficile de classer les villes visitées. En effet, si le parcours était très intéressant, le temps disponible dans chaque ville était trop inégal pour pouvoir les apprécier chacune à leur juste valeur.
Copenhague était la première (et la dernière) étape de ce parcours. La grosse demi-journée accordée nous a simplement donné envie de revenir pour y passer plus de temps, et approfondir la découverte de la ville. D’autant que nous avons découvert un brunch à tomber (je vous donnerai plus de détails bientôt).
Tallinn a été une étape très courte. En quelques heures, nous avons traversé le cœur historique à touristes de cette ville, puis nous avons voulu explorer un autre quartier, malheureusement faute de temps nous n’avons pu que l’apercevoir. Mais le cette ville a moins de charme que Copenhague, et nous ne ressentons l’envie d’y retourner.
Saint-Petersbourg. C’est compliqué: lors de cette escale, la plus longue de la semaine, nous avons suivi notre guide (il s’appelait Youri, et pas Nathalie comme le dit la chanson) qui nous a bien prévenu: « je suis votre visa ». En effet, pour entrer en territoire Russe, il faut disposer d’un visa, et dans notre cas, il s’agissait d’un visa de groupe, il fallait donc rester… en groupe. Ce guide était très attaché à la beauté historique de sa ville: les églises, les palais on les a bien vu. Mais nous qui recherchions la vie et les habitants de la ville, nous avons été frustré (comme Youri a du l’être en nous voyant si peu intéressés par ces monuments magnifiques). Mais là aussi, nous n’avons pas réellement envie d’y retourner.
Helsinki fut pour moi une d’escale loupée: le délai très court, et mon sens de l’orientation pris en défaut (le décalage horaire?) nous ont empêchés de voir vraiment la ville, qui si j’en crois mes camarades d’aventure était vraiment très intéressante. Donc il faudra que l’on y retourne!
Stockholm fut pour moi une des étapes les plus réussie. Cette ville très grande s’est ouverte à nous à travers différents quartiers, et la douceur de vivre m’a vraiment séduit. J’y retournerai avec grand plaisir.
Je tente quand même un classement en mode Eurovision:
« Estonia six points, Estonie six points »
« Russia seven points, Russie sept points »
« Finland eight points, Finlande huit points »
« Danmark nine points, Danemark neuf points »
« Sweden ten points, Suède dix points »

Il y a des choses comme ça qui sont immuables. La formule 1 repart pour une nouvelle saison. Bon, je pense que pas mal d’entre vous sont autant préoccupés par cet évènement que par le prochain anniversaire de la Reine d’Angleterre, mais… c’est important!
Important parce que cette année, la formule va faire attention à son argent. Oui, je sais ça parait un peu loufoque pour qui suit régulièrement la formule 1. Il faut savoir que cette discipline, c’est la folie des grandeurs, le clinquant et les signes extérieurs de richesse à outrance! Donc quand elle annonce qu’il faut faire attention… comme on dit, tout est relatif: les budget des grosses écuries restent faramineux (quelques centaines de millions d’euros! Et il ne faut pas oublier que c’est la discipline reine du sport automobile, il est donc impensable qu’elle fasse « pitié ».
Mais l’autre chose importante, c’est le changement de règlement qui va peut-être rendre le résultat final réellement incertain. Après des années dominées par 1 pilote ou par 1 écurie, va-t-on voir une saison animée avec des rebondissements, du suspens? C’est ce qu’on peut espérer. L’année dernière nous a rappelé ce que peut être une saison avec un titre gagné seulement à l’issue des derniers mètres, du dernier tour du dernier grand-prix!
Dès dimanche matin, la première course ayant lieu en Australie (d’où décallage horaire…) on auura les premiers éléments de réponse.
A suivre…
Crédit: Renault

Cette photo de la cathédrale de Budapest me fait voyager très loin dans mon imaginaire et mes souvenirs.
De la musique surgit de nulle part, elle apparait au coin d’une ruelle. Une fête dans la ville: des artistes partout, des jongleurs avec des balles, des cerceaux ou des torches, des danseurs, des cracheurs de feu. Bien sur il y a les géants sur leurs échasses qui survolent la foule et font crier les enfants.
Les enfants d’ailleurs, jouent et se courent les uns après les autre en voulant échapper à un monstre imaginaire. Certains sèment derrière eux des pétards, des confettis ou des serpentins, créant des vagues dans la foule.
De la barbe à papa, des crêpes, des gaufres, des bonbons font le bonheur des gourmands. Tout le monde est bien, tout le monde sourit, tout le monde veut que la nuit ne s’arrête plus.
Bien sur quelques attrapeurs d’images prêts à saisir un instant fugace: un sourire, un baiser, un regard, de la vie. Et les plus expérimentés, les plus imaginatifs peut-être, s’amusent à faire du light-painting pour emprisonner cette cathédrale dans un cercle de feu.
Les corps disparaissent pour ne laisser la place qu’aux décors et aux spectres lumineux… la musique s’en va au loin, et disparait petit à petit.
Crédit : Karoly Arvai/Reuter
