Un jour sans…

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Tout a commencé comme les autres jours, sauf que…

Ce matin, à l’insu de mon plein gré, j’ai laissé mon téléphone portable à la maison en partant travailler. J’ai fait cette triste découverte sur le trajet, bien trop tard évidemment pour retourner le chercher.

Première réaction : Argh !! Comment vais-je faire ! Il faut que je retourne le chercher, absolument ! Je ne peux pas passer la journée sans lui ! En plus mon téléphone me sert aussi d’agenda… Mes rendez-vous ? Mes réunions ? Bon, heureusement, il est synchronisé avec ma messagerie au boulot, donc j’aurai toutes les infos quand je serai arrivé. Un peu de patience donc.

Et si j’avais eu un appel important ?! Comment faire ? Ça tourne, ça devient comme une obsession, tout à fait vaine car je ne l’aurai pas avant ce soir de toute façon. Mais comment faisait-on sans portable ? Je reprends la réponse d’un copain: comme quand on n’avait pas internet…  (Oui, je sais Christophe, la question était à l’envers : comment on faisait sans internet). Là il faudrait que j’envoie un texto… mais c’est compromis. Ca m’énerve !

Je pense régulièrement à mon téléphone… je sais exactement où il est, ou je l’ai posé hier soir. Il faut que je trouve un moyen pour y penser le matin avant de partir. Le déposer avec mon portefeuille ? Régler une alarme un peu avant l’heure de mon départ habituel ? Trouver de la mémoire en plus pour mon cerveau ? Je penche plutôt pour cette dernière option.

Et là je me rends compte que la réaction à l’absence de portable est un peu la même que celle d’un fumeur qui n’a plus de cigarette : on en a pas besoin dans l’immédiat, mais rien que le fait de savoir qu’on en a pas est stressant, limite angoissant ! Peut-on devenir accro? Est-ce qu’il y a des cures de désintox, des « rehab », qui existent pour ça? Est-ce qu’on y a gouté une fois on ne peut plus s’en passer?

Bon, vivement ce soir!

Coup de gueule

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Mais dans quel pays je vis?!

A travers mes pérégrinations j’ai pu traverser quelques pays, et je constate avec amertume que la France, parfois, ça craint.

Dans le train, c’est chouette, il y a des prises électriques comme ça on peut brancher son ordinateur portable et on peut regarder un film tranquillement, ou écrire pour son blog (par exemple). Oui mais le hic c’est que, souvent, les prises sont soit absentes, soit ne fonctionnent pas…

Dans le train, ce qui est bien, c’est qu’on peut trouver à manger ou à boire. Alors si on attrape de justesse son train, on peut aller à la voiture bar ou encore au distributeur, et trouver un breuvage pouvant nous désaltérer après cette course folle. Oui mais, les distributeurs ne sont plus en service car trop souvent vandalisés. Alors plutôt que les réparer ou installer des systèmes plus adaptés (me demandez pas, je n’y ai pas réfléchi), on ne les ravitaille plus et on les débranche. Et sur la carte de la voiture bar, il faut prendre ce qui est classique, car le reste n’est « malheureusement » pas disponible (systématiquement?!), et encore, il faut faire vite avant qu’il n’y ai rupture de stock.

Partout la confiance règne.

A force de resquilleurs, pour entrer dans le métro, il faut passer un tourniquet et un portillon après avoir « composté », alors qu’au Canada par exemple, une personne jette un œil sur votre ticket en papier et vous fait signe de passer: pas de portillon, pas de tourniquet compliqué.

On peut aussi découvrir des choses à l’étranger qui semblent tellement incongrues et inimaginables en France: en Suisse certains journaux se trouvent dans des boites où vous pouvez prendre votre journal. Si vous êtes quelqu’un de civilisé, vous glissez une pièce dans la fente prévue à cet effet.

Est-ce que nous sommes si sauvages pour être obligés de vivre dans un monde de contrôles systématiques. Pourquoi dès qu’un mur est blanc dans la rue il doit être tagué: si au moins il s’agissait de « graff » qui eux ont parfois l’avantage de représenter autre chose qu’une simple signature (comme un animal marquerait son territoire?).

Et pour finir, parlons respect du piéton: à Londres, dès que vous approchez d’un passage piéton, les voitures s’arrêtent quasi immédiatement. En France ( à Paris en tout cas), même lorsque vous êtes au milieu du passage protégé, les voitures qui arrivent seront beaucoup plus promptes à vous klaxonner qu’à freiner. Peut-être qu’en France, les freins sont en option, ou alors trop cher pour être gaspillés pour éviter un piéton?

Ah… Voilà, ça va mieux!

Crédit: Vous le connaissez… la saison 6 en septembre (en VOD j’espère!)

Le sens de la vie

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La vie n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là, personne n’en doute.

Certains évènements viennent ponctuer notre existence sur cette terre. Des évènements heureux, des évènements plus tristes également. Tous ces accrocs au déroulement de l’existence, ces imprévus, sont aussi là pour nous faire réfléchir à plein de choses:

  • quelles sont nos priorités dans la vie?
  • pourquoi est-on là?

Et les théories sur la vie, échangées au cours de longues discussions autour d’un bon verre le plus souvent, se font alors aussi nombreuses qu’elles sont indémontrables:

  • Le corps humain n’est-il qu’une simple « maison » nous abritant le temps de notre passage sur terre?
  • Est-ce que nous sommes là pour remplir un rôle précis dans ce grand n’importe quoi qu’est la vie?
  • Pourquoi a-t-on de la peine quand quelqu’un qui nous est cher s’en va, si on « sait » qu’il va dans un endroit merveilleux?
  • Est-ce qu’il existe des sortes de points de passage dans notre existence, qui sont franchis quel que soit le chemin pris pour y accéder? Est-ce que tout est déjà écrit à l’avance, ou au contraire, rien n’est défini, tout est aléatoire?
  • Est-ce que, est-ce que, est-ce que…

Le décès ou la naissance de quelqu’un permet de remettre les choses à leur place, de prendre du recul, de s’interroger sur le sens qu’on donne à la vie, et de définir (ou redéfinir) ses priorités. Chacun interprète tout ça à sa manière, chacun va chercher (et trouver pourquoi pas!) le pourquoi du comment, et se perdre dans ses pensées et ses réflexions.

Tous ce va et vient, toute cette agitation… Ça doit être ça la vie.

Crédit: Monty Python, le sens de la vie

Courir après le temps?

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Le temps est tout de même une drôle d’invention vous ne trouvez pas?

Le temps passe. Pourquoi est-ce qu’il passe d’abord? A quoi ça sert qu’il passe? A cause du temps qui passe, les choses disparaissent d’abord de notre vie, puis s’effacent de nos souvenir, pour finir par disparaitre très souvent. On aimerait pouvoir faire partager aux personnes du présent, les moments du passé. Par exemple, quand on passait nos vacances toujours au même endroit, avec les mêmes personnes, il y avait des rituels, des habitudes qui ont forcément disparus avec le temps qui passe. On voudrait que tout ça soit encore là pour le partager avec notre présent.

Avoir le temps. Comme si on pouvait posséder le temps. Cette bonne blague! Le temps file, et s’échappe inexorablement entre nos doigts. Avoir le temps, c’est un peu le Graal de chacun. Être libre de toute contrainte horaire: faire les choses quand on en a envie, et pas uniquement quand on y est obligé ou contraint, est-ce que ça ne serait pas ça tout simplement le secret du bonheur.

Heureusement, le temps permet aussi de construire. Sans lui pas d’avenir, pas plus qu’il n’y a de passé. Le temps permet d’élaborer et de construire nos projets, de nous donner une direction, un sens en quelque sorte.

Le temps de dire ouf, et voilà le soleil qui s’est levé pour une belle journée d’été; le temps de dire ouf, et voilà le monde refait autour d’une bonne bouteille; le temps de dire ouf, et voilà cette amie mariée; le temps de dire ouf, et voilà cette idée délirante qui se transforme réalité; le temps de dire ouf, et voilà …

Quand même, le temps, quelle trouvaille!

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Crédit: David Yardt, avec son téléphone portable.

C’est l’été!

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Malgré les quelques caprices de la météo ces derniers jours, l’été est bel et bien parmi nous.

Pour moi, il existe deux signes flagrants, deux preuves évidentes que la période des vacances (enfin presque) est là:

La première c’est… le tour de France. Cette épreuve sportive qui rythme le mois de juillet pendant trois semaines est clairement associé aux vacances. J’ai des souvenirs de séjours chez des amis en Provence, avec d’un coté la piscine, où je pouvais patauger après le déjeuner pendant que tout le monde fait la sieste ou regarde le tour de France. Après avoir sauté dans l’eau, chassé les abeilles avec mon pistolet à eau, ou fais des concours d’apnée, venait le temps d’aller faire un tour dans la fraîcheur de la maison. Notre hôtesse m’offrait alors une glace (un « chocone », à prononcer avé l’accent s’il vous plait!), et je filais devant la télé, pour constater que tout le monde s’était assoupi, indifférents aux efforts déployés par les cyclistes pour remporter l’étape ou s’emparer du maillot jaune.

La seconde c’est le 14 juillet. Avec son défilé le matin à la télé, avec ses feux d’artifices (ceux de la commune et ceux des voisins aussi), avec son bal des pompiers qu’on entend au loin si le vent veut bien porter sa musique jusqu’à nous. Après le feu d’artifice, on pouvait alors rester dans le salon de jardin installé dans l’herbe, pour discuter et observer le ciel pendant des heures en quête d’étoiles filantes. C’était à celui qui en voyait le plus, celui qui avait vu la plus longue trace dans le ciel parsemé d’étoile. On s’amusait aussi à retrouver les constellation les plus connues: le grand chariot (alias « la casserole ») par exemple.

Cette année encore, le tour de France est de retour et le 14 juillet se rapproche à grands pas: pas de doute, l’été est bien là.

Crédit photo: trouvée ici

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