Ce week-end, j’ai découvert grâce à Canal+ une vraie pépite de court métrage: Logorama!
Les courts métrages sont peu représentés à la télévision, et quand on a la chance d’en voir un de cette qualité, on voudrait qu’il dur vraiment plus longtemps.
Logorama a été réalisé par une équipe de Frenchies: H5. C’est un studio de graphisme qui a surtout travaillé pour l’industrie du disque, de la culture et du luxe. H5 a évolué ensuite en réalisant des clips et quelques publicités.
Le premier court métrage de ce studio est Logorama, une folle histoire de prise d’otage dans un monde de marques. Un monde de marques signifie que tout est marque: les décors mais aussi les personnages. Ce film a reçu de nombreuses récompenses, dont l’Oscar du meilleur court métrage d’animation 2010, rien que ça!
Hyper bien réalisé, bourré d’humour et de clins d’œil, Logorama nous montre que les marques ont envahies notre univers visuel, à tel point que chaque logo présent dans le film, il y en a pas loin de 2500, nous est familier.
Le plus simple est de vous laisser découvrir le trailer. Pour la petite histoire, Omar et Fred prêtent leurs voix à la version françaises.

Aujourd’hui, dimanche 7 mars 2010, c’est la fête des grand-mères.
Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas fan de ce genre de « célébrations » très (trop) mercantile: cette fête a été introduite par une marque de café…
Comme halloween en Europe, la fête des grand-mères est une invention servant à marquer l’année d’une nouvelle occasion de dépenses. Chaque année est ainsi rythmée d’évènements, fêtes ou célébrations justifiant un passage en boutique.
Janvier, paradoxalement est plutôt calme, en effet il faut se remettre des agapes de la fin de l’année qui vient de s’achever, et se préparer au vacances de février. On enchaîne ensuite avec Pâques où il faut acheter moult et moult chocolats: des œufs, des lapins… plus petit, j’ai même eu un E.T. en chocolat!!
Pâques à peine achevé, le mois de mai déboule, avec ses fêtes (celles des mères et des pères…) et ses ponts (OK, 2010 est le mauvais exemple sur ce coup). Juin on prépare les vacances d’été, donc un peu de calme. Juillet et août… 2 mois pendant lesquels la plupart des familles vont dépenser de petites fortunes pour quelques jours de vacances: on se lâche, location d’appartement ou de villa, restaurants…
Dès le mois d’août il faut penser à la rentrée, et faire les achats de fournitures scolaires: bientôt, on pourra les acheter en juillet… Octobre et novembre: halloween bien sur, pour terminer enfin en beauté avec noël ou toutes les débauches (nourriture, cadeaux…) sont permises.
Bien sur, il faut occuper l’espace, et parvenir à insérer de nouveaux jalons: la fête des grand-mères en fait partie, mais il y aussi la Saint-Patrick, le beaujolais nouveau, et j’en passe… Sachant que noël tel qu’on le connait maintenant est un évènement « sponsorisé » initialement par une célèbre marque de soda à base de cola.
En plus, nos grand-mères on les adore, alors pourquoi attendre un jour précis pour les appeler ou passer du temps avec elles!
Crédit : P. WOJAZER / REUTERS (La DJ britannique Ruth Flowers, 69 ans)

Depuis l’année dernière, j’ai pris la mauvaise habitude de faire un séjour aux urgences chaque année.
Et à chaque fois (2 fois donc en fait), je ressors avec la même impression, bien que ce séjour ait été réalisé dans des villes différentes.
Ma première aventure se déroule un soir à Paris. Affamé, je me suis lancé dans le découpage d’une miche de pain, à l’aide d’un couteau à pain, jusque là rien que du très normal. Seulement, le pain n’est pas du jour et un peu plus dur qu’en sortant du four du boulanger. C’est alors que, la lame du couteau décide de ne pas suivre le chemin souhaité, et qu’elle termine sa course dans mon index. Oups.
Une légère fuite de sang s’étant déclarée, et SOS médecin me conseillant d’aller aux urgences, me voici en direction de l’hôpital Georges Pompidou dans le XVème, avec une belle poupée au bout du doigt (un peu trop serrée, mais bon, ça bloque la fuite).
C’est maintenant que se présente la caractéristique principale des urgences : l’attente. Mon cas n’est pas grave, je ne souffre pas atrocement, ma vie n’est pas en danger, et je comprends tout à fait que je ne sois pas prioritaire. D’autant plus que, une fois entre les mains du médecin, tout va très vite (quelques points de suture, easy pour lui), et tout est fait dans une ambiance détendue, sans stress.
Ma seconde expérience fait suite à un match de foot en salle « amical ». Je me retrouve plongeant en avant, avec un bras qui n’en a pas envie. Clac. Sur le coup, ça fait mal, mais comme un simple coup. Je peux attendre pour voir l’évolution du truc. Mais le lendemain, me voici aux urgences de l’hôpital de Vannes. Et là, pareil… attente, attente. De la même manière que la première fois, une fois mon cas entre les mains de l’équipe soignante, tout se passe très vite et surtout, dans la bonne humeur !
Conclusions :
1/ Urgences à la télé, et urgence en vrai (attention, quand vous n’avez pas un truc grave !!) ça n’a rien à voir. On ressent plutôt du calme, peu de stress, de la bonne humeur, ce qui est extrêmement apaisant et rassurant.
2/ Prévoyez un bon bouquin quand vous allez aux urgences, parce que vous en aurez besoin, pour garder la votre de bonne humeur.

Voilà c’est fini… pour cette année. La formule 1 et son grand bazar baisse le rideau jusqu’à l’année prochaine.
Ce qui n’était qu’un souhait en ce début d’année s’est avéré fondé: du suspense, de l’action, des rebondissements. Un cocktail détonnant qui a rendu cette saison intéressante.
Tout d’abord d’un point de vu sportif, le cru 2009 est plutôt bon. Pas de suprématie outrageuse d’un pilote ou d’une écurie. De la bagarre sur les circuits et des actions qui nous ont rappelé que la formule 1 reste un sport automobile de haut niveau. Les gagnants de l’année sont des « petites » écuries, les gros calibres (Ferrari et Mac Laren pour ne pas les nommer) ne récoltant que les places d’honneur. Les pilotes de l’année sont aussi ceux qui jouaient les seconds couteaux les années précédentes.
Mais, on a également vu un spectacle assez affligeant en coulisse: des affaires, des intrigues dignes des série des années 80. En effet, il me semble bien que Mac Gyver ou l’Agence tous risques ont déjoués des magouilles dans des milieux sportifs. Un patron d’écurie donne l’ordre à l’un de ses pilotes de se jeter dans le mur pour favoriser son autre pilote!
Des luttes de pouvoir aussi: les écuries ont menacé de mettre en place un championnat parallèle afin de lutter contre les décisions des instances dirigeantes. Ce monde brassant tellement d’argent, que lorsqu’il est question de récession, de crise et qu’il faut réduire les dépenses, chacun vérifie que la charité est effectivement bien ordonnée et commence par lui-même. En gros, hors de question de faire des efforts financiers si les autres n’ont pas commencé avant… pas simple.
Et qu’est ce qui nous attend l’année prochaine? A vrai dire, personne n’en sait rien, sauf que les règlements changent et évoluent en ayant comme objectif la réduction des coûts:
- Fin des ravitaillement, ou le retour aux année 80. Afin de ne plus transporter l’équipement nécessaire à cette opération risquée sur chaque épreuve, on supprime les ravitaillements en course. Seuls les les pneumatiques seront changés pendant la course, et on reverra les arrêts aux stand de 4 secondes (4 secondes pour changer 4 pneus!!!).
- Augmentation du nombre de voitures avec la participation d’une écurie supplémentaire, amenant le nombre de concurrents à 26.
- Et peut-être la limitation du nombre de mécaniciens intervenant sur la voiture pendant la course. Actuellement, ils sont environ une quinzaine ayant chacun leur tâche. L’année prochaine ils pourraient n’être que 7! Avec 2 personnes pour mettre la retour sur cric, 1 qui donne le top départ au pilote après le ravitaillement, il ne resterai que 4 intervenants: 1 par roue donc!
Heureusement, nous avons quelques mois devant nous pour nous y préparer, la prochaine course ayant lieu le 14 mars 2010 à Bahreïn.

Je constate que le week-end de trois jours est quand même une très bonne invention. On aura jamais fait aussi bien pour faire des tas de choses.
En clair, on peut faire tout ce qu’on fait le week-end habituellement, mais avec du rab. Donc on peut rater des trucs, c’est pas grave, il reste un peu de temps pour en faire d’autres.
Ce week-end, par exemple, je suis allé au salon de la photo, et je dois dire que j’ai été déçu: hors du numérique, point de salut. Les poids lourds du marché (fabricants japonais pour la plupart of course) occupaient quasiment tout l’espace. Quelques magazines, un coin librairie, deux mini expo… et surtout, que du numérique! Pas ou si peu trace d’argentique.
Les boitiers proposés sont numériques, les outils pour obtenir des tirages papier sont aussi numérique: des imprimantes grandes comme ma table basse de salon!! Bien sur, pas de lomo, mais ça je m’y attendais. Il n’existe donc plus rien d’autre que les appareils photo numériques?
En regardant un peu le population présente à ce salon, je me rends compte que le monde de la photo est essentiellement masculin. Ou plutôt, il nous plonge dans un monde où les comparaisons sont de types masculines: clairement, il s’agit de montrer au monde entier qu’on a le plus gros boitier, le plus gros objectif. Il y a une surenchère de taille de zoom, qui ne sont utilisables qu’à grand renforts de pieds et de supports. Ils ont bien sur leur utilité, mais les visiteurs qui se trimbalent leur appareil pendu au cou, ont à mon sens, pour seul objet de montrer qu’ils ont un gros appareil. Ou l’appareil photo comme représentation phallique…
Cette visite m’a donc laissé sur ma faim, heureusement, armé de mon week-end de trois jours, je me suis bien rattrapé…
Note: l’illustration n’est pas du tout issue du salon de la photo de Paris…

