Il y a quelques semaines naissait une vague de panique à travers le monde des gourmands de tous poils et de tous ages. On apprenait que le Nutella était dangereux pour la santé! Fichtre!! Quoi?! Comment?!! Qui ose?!!
Oui, il parait que la consommation de Nutella pourrait entraîner des risques sur la santé: obésité, cholestérol, que sais-je encore… Peut-être que le N de Nutella dans « Grippe H1N1″ nous indique clairement le coupable de tous nos maux?
Aujourd’hui encore, je lis un nouvel article qui annonce que, attention, manger de la viande, ça fait grossir!!
Heureusement que la communauté Européenne veille, et que de sages hommes et femmes sont sur le pont nuit et jour pour nous avertir et nous guider parmi cette jungle de l’alimentation: je ne savais pas que manger un pot de Nutella par jour pouvait me faire grossir! Je ne savais pas que le Nutella n’était pas un aliment très équilibré! Je ne savais pas que le Nutella contenait du gras et du sucre… Merci m’sieurs dames…
Et je pressens bientôt, nous aurons certainement droit à une information tout à fait inédite: trop manger fait grossir!
Merci donc à ces parlementaires Européens qui veillent sur notre santé. Sans eux, je crois que je ne saurais pas qu’il faut manger équilibré, un peu de fruits, un peu de légumes, un peu de sucre, un peu de viande, un peu de tout en fait! Oui, c’est vrai, c’est mal de boire 4 bouteilles de vin, 7 verres d’huile d’olive et pour finir le repas, se taper 2 pots de Nutella…
Dans un avenir plus ou moins proche, on verra sur chaque pot de Nutella, une photo d’artère bouchée avec une mention comme celles qui fleurissent sur les paquets de cigarettes: « L’abus de Nutella tue »! Comme beaucoup je vais devenir un vieux réac: on peut plus rien faire tranquillement maintenant: manger, boire, faire l’amour, etc.
J’ai l’impression que les parlementaires Européens devraient arrêter de tout interdire, de tout diaboliser, et d’utiliser avec sagesse la devise de mon papa : « user de tout, n’abuser de rien ». Bien sur, en mettant une petite sucrette de faux sucre dans son café après avoir mangé une énorme coupe de glace recouverte de chantilly!
Pour finir, juste la photo d’une affiche que j’ai trouvé dans un bar, qui résume bien tout ça je pense…
Note: Ceci n’est malheureusement pas un billet sponsorisé par Nutella.
Credit: Nutella par Love Janine – Citation par David Yardt
Je suis là sur cette terrasse inondée de soleil, à l’abri, protégé du vent par les arbres qui l’entourent. Moi protégé du soleil pr un parasol à rayures.
Sur cette terrasse, je me replonge dans des lectures d’enfance: un recueil d’aventures de Mickey, et autres Picsou. C’était ma bible étant enfant: chaque semaine, le mardi je me souviens, ma maman me ramenais ce petit magasine qui faisait mon bonheur (et aussi celui de mon papa…).
Des aventures toutes simples, avec des gentils (Mickey, Dnald et consors) et des méchants (les frères Rapetou étant les plus emblématiques). Aujourd’hui je me replonge dans ces aventures à travers un exemplaire laissé là l’été dernier par un petit neveu. Sait-il que grâce à lui je retombe en enfance?
Pourtant le trait me semble différent de celui de mes souvenirs, peut-être des histoires moins palpitantes. Est-ce que j’ai trop grandi? Est-ce que le produit lui même a changé?
Il y a quelques jours pourtant, lors d’une expédition à Disneyland je m’émerveillais devant ces déors somptueux: un château de belle au bois dormants, une maison de 7 nains…
Qu’importe, durant cette parenthèse ensolleillée, j’ai à nouveau 7 ans, et je m’amuse toujours autant à résoudre les énigmes posées par Mickey habillé lui pour l’occasion en détective pugnace.
Comment ne pas remercier et ne pas rester en admiration devant quelqu’un qui a su créer un monde plein de féérie, plein de rêve: merci monsieur Disney, merci monsieur Tolkien également, merci à tous ces créateurs et « imaginateurs » de mondes fait de gentils et de méchants.
Bon, à moi la suite des aventures de Mickey et Dingo (je vous rappelle que j’ai 7 ans là!!!).
Crédit: David Yardt
Il y a fort longtemps, je vous avais parlé d’un collectif d’artiste qui avait transformé les rue de Sydney en borne d’arcade géante: ils avaient disposé dans la ville des briques de Tetris.
J’ai appris récemment, grâce à une émission télé que plus près de nous, en Angleterre, un animateur télé, James May, a décidé de réaliser le rêve de tout enfant ayant joué un jour avec des briques Lego. Il a fait construire une maison constituée entièrement avec ces petits morceaux de plastique. Cette maison de 2 étages a été construite à Dorking au Royaume-Uni. Elle était constituée de 816 millions de blocs: en fait une structure de bois a été recouverte de Lego, même les meubles et l’électroménager étaient fabriqués en briques (quelques problèmes d’étanchéité ont été rencontrés).
Cette maison fait partie d’un ensemble de projets lancés par cet animateur: il a également réalisé le plus long circuit de voiture électrique au monde, ainsi que le plus long circuit de train électrique au monde. Ces projets ont pu se concrétiser aussi grâce à l’aide de passionnés qui ont forcément garder une âme d’enfant.
En effet, comment prendre part à ce genre de délire sans avoir conservé vivant une part de son enfance. On a tous gardé en nous l’enfant que nous étions: nos projets fabuleux, nos envies de voler, nos métiers merveilleux. Et quand on peut mettre en œuvre l’un de ces rêves, quoi de plus génial?
Les jeux que j’ai les plus usés sont ceux qui m’ont permis de me créer mon monde imaginaire: grâce à eux, je pouvais vivre des histoires et des aventures fabuleuses. J’ai grandi avec des voitures miniatures, avec des kilos (oui oui) de briques de légo, et chaque fois que j’y jouais, je m’envolais dans un monde imaginaire différent, souvent en fonction du dernier film que j’avais adoré: des cowboys, des aventures martiennes ou sous-marines.
Ces adultes qui osent réaliser leurs rêves d’enfants sont souvent vus comme des originaux, des gens « bizarres ». En fait ils sont simplement admirables de ténacité.
Je parle de cette maison au passé, car elle a malheureusement été détruite faute d’acheteur…
Par un bel après-midi de printemps, je me suis rendu au jardin du Luxembourg. Et là j’ai découvert un microcosme intrigant et intéressant: les joueurs d’échecs.
C’est tout d’abord un peu surprenant et déroutant: de tables de jeu, mais aussi des plateaux posés sur des chaises pour improviser une partie. Au soleil ou à l’ombre des rares arbres posés là, les parties s’organisent. Toutes sont limitées dans le temps: un minuteur étant là pour rappeler à chacun qu’il doit jouer vite et bien. L’idée est que tous les amateurs puissent jouer un moment.
Les joueurs sont bien loin des stéréotypes que l’on peut imaginer: le vieil homme avec son blazer bleu marine va affronter le type en baggi et piercing à l’allure de quasi SDF. Ce jeune homme à la casquette de laine, en jean et chemise immaculée mène la partie face à cette femme un peu ronde qui me fait penser à madame Le Quesnoy dans « La vie est un long fleuve tranquille ». Un peu plus loin, un handicapé en fauteuil roulant est opposé à un black genre jeune cadre dynamique, en bermuda et lunettes de soleils.
Je constate que tout le monde se connait dans ce monde parallèle. Quand un joueur a fini une partie, il vient saluer ceux de la table d’à coté dont la partie n’a pas encore débuté. Quelques règles de bonne conduite sautent aux yeux: on ne dérange pas un joueur en plein partie, et on est beau perdant: pas question de tricher ou de contester un déplacement exécuté trop rapidement.
Je me suis alors rappelé que je sais jouer aux échecs. Mais en observant et en écoutant des bribes de conversations, je me rends très vite compte que non, je ne suis pas un joueur d’échecs, mais simplement quelqu’un qui connait les règles de déplacements des différentes pièces de l’échiquier. Quand je vois mon voisin, sur la chaise d’à coté, expliquer une tactique, en positionnant les pièces presque sans les regarder, je constate le fossé qui nous séparer.
Pour moi, les échecs est un jeu austère, nécessitant du temps et un apprentissage potentiellement long et fastidieux. Mais il s’avère être un moyen permettant de gommer bien des différences sociale, en faisant communiquer des gens tellement différents les uns des autres. J’ai aussi regretté de ne pas avoir pris mon appareil photo pour immortaliser certaines « gueules » faisant clairement partie des meubles de cette place ensoleillée. Je ne m’avoue pas vaincu, ce n’est que partie remise.
Crédit: baron des échecs
Je pensais pas être à ce point en phase avec l’actualité en vous parlant de nuages dans mon dernier billet. En effet, l’Islande l’autre pays de la glace, ou plutôt un de ses plus ancien habitant, le volcan « Eyjafjallajökull » (à prononcer comme vous le pouvez) a décidé de mettre le bazar dans l’espace aérien européen Il a créé un immense nuage composé en partie de cendres et dont les particules microscopiques sont éparpillées sur le nord de l’Europe. Et à cause de ces très fines poussières, les avions sont cloués au sol car elles peuvent potentiellement endommager les moteurs, et une panne de moteur en avion, c’est pas top on veut bien le croire.
Ce qui m’a surtout interpelé dans ce grand cafouillage aérien c’est de se rendre compte à quel point l’Homme est dépendant de la modernité qu’il a créé pour soit disant se faciliter la vie. J’ai entendu sur je ne sais plus quelle chaîne télé dire que certaines denrées commençaient à manquer: les asperges ou le raisin par exemple.
D’accord, et après? On a pas d’asperges au supermarché mais est-ce vraiment gênant? Si les asperges ne sont pas là, c’est que soit ce n’est pas la saison, soit on en produit pas à coté de chez nous. Et vu que le développement durable est dans l’air du temps, c’est un très bon exercice pour apprendre à se passer de produits qui ne devraient pas être dans nos assiettes.
Manger des produits de saison, de proximité, cultivés de manière respectueuse de l’environnement: le ministère de je ne sais quoi pourrait rebondir sur l’actualité pour inciter les gens à tenter l’expérience.
Si on pousse le scénario catastrophe plus loin, on peut se dire que la vie sans pétrole ressemblera peut-être un peu à ça: un monde sans avion, sans transports (ou si peu), un monde où on devra se contenter de fruits locaux et de saison (Ah mon dieu quelle horreur!!).
En attendant, profitons du ciel sans ces grands traits blancs de vapeur que nous offrent les avions de ligne au quotidien, qui sont autant de rayures sur un immense tableau bleu (oh que c’est beau ce que j’écris).
Crédit: orvaratli






