Pour finir l’année 2008, je vous avais parlé du père noël, de ses origines. Pour finir 2009, je vous avais parlé de Dresde, rien à voir donc, et surtout aucun lien avec la fin d’année. Aussi pour finir 2010, je vais essayer d’être un peu plus dans le ton, dans l’esprit fin d »année.
Je vais donc me tenter à l’exercice du bilan de fin d’année… Un bilan un peu particulier puisque j’ai relevé les requêtes un peu surprenantes de certains d’entre vous pour atterrir ici. C’est parti:
Créer sa propre mapmonde: C’est simple, vous prenez un globe terrestre, vous l’explosez par terre, pour obtenir des tas de petits morceaux, vous les collez sur un grand carton… et le tour est joué! Sinon, devenez maître du monde.
Un jour sans portable et internet: Oui, bon ça peut arriver, c’est pas grave!!
En survêtement le week-end: Non, non et définitivement non!!
Que devient le Punk ? Le punk est-il une espèce en voie d’extinction? Je ne crois pas, puisque même le Prince Charles s’y met!
Faire une geisha origami: Ouh là!! Ça je sais pas faire, trop compliqué pour moi! Je pense que c’est réalisable, mais il faut avoir un certain niveau de maîtrise du pliage…
Peut-on faire l’amour avec une artère bouchée: En tant que non médecin, je ne répondrai pas à cette épineuse question. Sachez juste que faire l’amour correspond à peu près à une course de 5km (enfin tout dépend de la façon dont vous courez bien sur). Sinon le billet qui correspond à cette requête parle de nutella… va comprendre!!
Comment se tenir droite avec des talons de 12 cm louboutin? Ceci reste un mystère pour moi, même si je trouve ça très beau!
Gunther love a poil: Bande d’obsédés!
D’ou viennent les rennes du pére noel: C’est très simple, ils viennent de l’élevage personnel de la mère noël, là où les marmottes elles mettent le papier autour du chocolat…
Cadeau david: J’ai envie de dire, pas de problème, lâchez vous!!!
Bonne fin d’année à tous!!
Il était une fois, une conversation animée autour des contes des fées. La question était: « A quoi ressembleraient les contes de fées classiques s’ils se déroulaient en 2010? »
Premier conte à passer au filtre 2010, Cendrillon.
Cendrillon est une jeune femme qui vit avec son père dans une famille recomposée. Sa belle-mère profite de son père, dont l’alcoolisme notoire a ôter toute lucidité. La crise boursière l’a fortement touché: son emploi de trader ayant maintenant très mauvaise presse, il n’arrive même plus à apprécier ses primes rondelettes chaque trimestre. Cendrillon fait des ménages, c’est tout ce qu’elle a trouvé pour se faire de l’argent de poche, car son père souhaite qu’elle se débrouille afin d’apprendre la valeur de l’argent. Comme elle ne supportait plus son emploi chez MacDo, l’animation des anniversaires à base de Happy Meal la rendait folle, elle a filé à pôle emploi pour trouver un job. Mais l’argent qu’elle gagne, elle le claque en fringues: H&M, Zara et consors sont ses meilleurs amis. Les belles-sœurs de Cendrillon, sont quant à elles pourries-gâtées par leur père, qui est séparé de leur mère depuis plusieurs années maintenant: il a refait sa vie avec une jeunette de 15 ans sa cadette. Elles narguent Cendrillon avec leurs Louboutin et leurs sacs Vuitton. Enfin leurs statuts Facebook racontent leurs sorties en boites et leurs histoires de cœurs (« Kevin j’te kif », « Soirée au Macumba, trop trop cool »).
C’est la dernière soirée de l’année à la fac, Cendrillon a décidé de s’y rendre, après tout, elle peut bien s’autoriser une sortie de temps en temps non? Mais ses belles-sœurs ne l’entendent pas de cette oreille, et vont donc complètement ruiner la robe qu’elle avait prévue de porter ce soir… Devant son armoire pleine, Cendrillon est en larmes: elle n’a plus rien à se mettre!!
Il est 21h, les belles-sœurs ont déjà débuté la soirée à l’aide de mojitos, de vodka-pommes et de boissons énergisantes. Leurs amis sont passés pour cet pré-soirée, et les voilà tous passablement éméchés lorsqu’ils partent en direction de la grande fête. Cendrillon est restée dans sa chambre, en partageant ses malheurs avec sa cousine sur MSN. Ce soir, c’est la loose totale… Read more »
Vendredi dernier j’ai eu l’énorme chance d’assister à un concert tout à fait particulier et un peu à part(et privé… héhé). Le point de rendez-vous était une péniche aux abords de Paris. Un endroit hors norme pour rencontrer Cocoon, un groupe Français qui chante en Anglais, parce que pour eux, la folk a besoin de textes en Anglais.
Cocoon je connaissais peu à vrai dire. Des morceaux doux et calmes, qui poussent à fermer les yeux et à imaginer des images sur cette musique envoutante. En réalité je crois que le premier morceau que j’ai entendu d’eux, est une reprise de « Hey Ya » de Outkast (dont je suis fan), et j’ai trouvé cette version géniale (vous connaissez mon goût pour les morceaux réinterprétés).
Ce concert était l’occasion pour eux de présenter et de parler de leur prochain album, « Where The Oceans End » qui sortira le 25 octobre. C’est l’histoire d’une baleine poilue qui s’appelle Yum Yum. A croire que les animaux en danger les inspire, après le panda dans « From Panda Mountains ». Cette baleine sert de moyen de transport au groupe, et chacune des chansons de l’album est une étape du voyage.
Pour en revenir à ce concert (les images ici), ce fut un pur moment de bonheur: un lieu unique, un public restreint, un groupe accessible, une musique géniale, des voix en parfait accord, et une envie d’écouter encore et encore ces morceaux!!
L’été, les vacances, les amis… tout ceci conduit inévitablement à faire la fête. Et pour une fête bien faite (j’étais obligé de le faire celui là), une bande son digne de ce nom s’impose.
Je ne vais pas vous parler des chansons de l’été markettées, et produite uniquement pour 1 ou 2 mois dans l’année et vouées quasi systématiquement à disparaitre avec la rentrée. La plus célèbre (parce que la première?) étant certainement la lambada. Non ici je vais vous parler de la chanson qui va passer l’été avec vous, vous accompagner durant toutes vos soirées à faire la fête à la maison avec vos amis. Elle peuvent être faites pour danser, ou pas. Elle peuvent être faite pour chanter, ou pas. Mais à coup sur, elle doit faire partie de la playlist!
Cette année, j’en ai 2 à vous proposer qui sont interprétées (les versions qu’on a écouté cet été en tous cas) par le même artiste. Ces 2 chansons ne sont pas faite pour danser, mais plutôt pour chanter. Elles sont un hymne à une époque révolue des chansons qui pouvaient être fredonnée, chantées, mimées. Elles racontent une histoire, elles sont à la fois touchantes et amusantes.
La première, qui date de 1962, c’est « Un clair de lune à Maubeuge », interprétée par Bourvil. Une ode aux bonheurs simples: un clair de lune dans une petite ville du nord de la France. Chanson à chanter en groupe, en cœur, et très fort bien sur! Quand vous êtes sur une terrasse après un bon repas, un peu pris d’alcool (bien sur on n’abuse pas hein), c’est parfait.
La seconde, toujours par Bourvil donc, c’est « La tactique du gendarme ». La chorégraphie tient ici une place importante: un petit pas chassé faisant la différence! Cette chanson de 1949 informe la populace sur les qualités requises pour faire un bon gendarme: avoir de très bon pieds, mais c’est pas tout… sagacité, et sens de l’observation.
Et vous, avez vous trouvé votre chanson de l’été? Cet hymne aux vacances, qui fera que dès que vous l’entendrez à nouveau vous ferez un bon immédiat dans vos vacances de l’été!
Vous connaissez forcément cette merveilleuse chanson de 1988: « Est-ce que tu viens pour les vacances ». Une ode aux amours d’adolescents de vacances, aussi passionnés qu’éphémère. Et me vient une question essentielle: Quand vaut-il mieux partir en vacances (pour ne pas avoir à supporter ces retrouvailles espérées par la chanson… au secours)? Ce débat de fond fait rage depuis que les congés payés existent : la fameuse rivalité entre juillettistes et aoûtiens. A cela vient s’ajouter l’espèce plus récente des hors saisons, les hors saisons étant ceux qui ne font rien comme les autres et qui ne partent ni en juillet ni en août.
Les juillettistes. Cette espèce là part donc, comme son nom l’indique… en juillet, bravo y’en a qui suivent. Eux, ils sont assoiffés de sable, de soleil. Ils sont en manque, et ont besoin de partir tout de suite. Les familles mettent les voiles dès la fin de l’année scolaire. Ils sont les premiers à chambrer leurs collègues en annonçant avec grand fracas le début de leurs vacances : « plus que 2j et le suis à la plage moi… et toi tu pars quand déjà ? ». L’objectif principal de cette phrase est de mettre à l’épreuve, les nerfs de ceux qui restent, les aoûtiens ou les hors saison. Les juillettistes ont droit à leur jour férié, le 14 juillet étant synonyme de fête, de feux d’artifice et de bal des pompiers, et surtout de « p#&@ tout est fermé, c’te loose !! Pffff quel bled pourri !! ». Mais le juillettiste doit faire face à une épreuve très délicate à son retour : l’absence des aoûtiens… Le juillettiste revient au boulot, alors que ses petits camarades aoûtiens partent. Là, le choc psychologique et émotionnel est intense : après avoir passé quelques jours ou quelques semaines à glandouiller, à faire la fête, à voir plein de monde, le retour ne leur offre que bureaux désert, listes d’instructions, et mails de « choses à faire pendant que je suis pas là ».
La aoûtiens, sont donc les ennemis héréditaires en quelque sorte des juillettistes. L’aoûtien, est plus discret, il sait faire le dos rond quand début juillet, les chambreurs de juillettistes s’en vont. Il sait patienter et ruminer sa vengeance. L’aoûtien, son truc c’est de ne pas voir le juillettiste, et surtout, quand l’aoûtien revient de vacances, le juillettiste a déjà plusieurs semaine de boulot dans les jambes, a vu son bronzage disparaître progressivement, et ses vacances ressemblent de plus en plus à un lointain souvenir, de plus en plus flou dans sa tête. L’aoûtien a aussi son jour férié, oui en France on est comme ça, très Jacques Martin dans l’âme, tout le monde gagne. La 15 août, fête religieuse de l’assomption, et même remarques que le juillettiste en son temps : « p#&@ tout est fermé, c’te loose !! Pffff quel bled pourri !! ». l’aoûtiens, c’est aussi lui qui permet aux juillettistes Parisiens de sortir cette phrase qui à elle seule explique tout leur détresse : « non, moi de toute façon Paris au mois d’août, j’adore ». On y croit : une ville remplie de touristes, où les transports eux aussi ont adoptés les horaires d’été, où quasiment tous les commerces, restaurant, bars, boulangeries sont fermés pour cause de « fermeture annuelle, de retour le 28 août ».
Et puis, il y a les autres, les hors saison. Eux ils vivent un peu en marge de la société : ils partent en juin ou en septembre, ils sont à la fois enviés et détestés. Ils partent quand tout le monde rentre, ils partent quand tout le monde bosse… Du coup, on a l’impression de ne jamais les voir, qu’ils toujours en vacances !! Eux, leur truc, c’est de partir dans des endroits qui sont bondés de monde en plein été, mais eux, ils y vont avant ou après. Il est arrivé parfois, dans des cas extrêmes, qu’on observe une ligue des juillettistes et des aoûtiens contre les hors saison.
En bonus… des photos pour vous aider à choisir votre période préférée, et bien sur la chanson dont je vous ai parlé en introduction:








