J’ai rarement parlé bouquins ici, à vrai dire, une seule fois je crois. Je me suis mis à lire beaucoup quand je suis arrivé à Paris. Quoi de mieux qu’un livre pour occuper les trajets en métro?!
James Ellroy, vous connaissez forcément, par ses livres ou par une des adaptation cinéma. Et parmi ses œuvres les plus connues il y a « Le dahlia noir », « L.A. Confidential » qui ont été adaptés au cinéma.
Je suis en train de terminer la trilogie « Underworld USA ». Ces trois romans couvrent une période allant de 1958 à 1972.
Le premier volet, « American Tabloid » nous plonge au cœur des États-Unis sous Kennedy, et nous renvoie une image moins « glamour » que ce que l’imaginaire collectif a l’habitude de colporter. Le voile couvrant les liens entre la mafia, la CIA et Hoover, les tentatives de renversement de Castro, le clan Kennedy est soulevé, et les personnages imaginaires se fondent si bien dans le contexte, qu’on tenté de croire que tout s’est effectivement déroulé comme ça. Ce premier volet se termine sur l’assassinat de JFK, et nous met l’eau à la bouche pour la suite!
Le second opus, qui débute donc sur l’assassinat de Kennedy, nous emmène dans les arcanes de la guerre du Vietnam, des manigances de la mafia (toujours), et la discrimination très forte à cette époque. Dans cette deuxième partie, c’est dans les assassinats de Martin Luther King et Robert Kennedy que sont impliqués les personnages principaux du livre.
Quant au troisième tome, je ne peux pour l’instant rien vous dire, car j’en suis à la page 20! Je sais simplement que le livre couvre une période depuis 1968 jusqu’à 1972, et qu’on retrouve les personnages des précédents opus qui ont réussis à survivre jusque là!
Ce que j’aime dans ces livres, c’est le réalisme qui s’en dégage: James Ellroy, en disséminant ses personnages au sein d’une époque mouvementé, en mêlant les fait réels et les fait romancés créé une alchimie qui fait qu’à la fin du roman, on se dit, mais oui, ça s’est certainement passé comme ça!
Le style est particulier, des phrases courtes et précises qui sont extrêmement efficace. Pas de digression, juste de l’action. Ces pavés (900 pages chacun environ en format poche) se dévorent et les trajets de métro dont je parlais au début ne sont pas suffisant pour assouvir l’envie de connaitre la suite!
Pour finir, même si on peut lire un roman seul, sorti de la trilogie, je ne saurais que conseiller (n’est-ce pas A.B.S.) de ne pas se priver de tous les lire, et donc de les lire dans l’ordre.





