L’étrange créature

Hier soir, j’ai vécu une expérience troublante, surprenante et intrigante.

J’ai suivi une présentation d’un écran de télé 3D. Bon OK, rien d’exceptionnel me direz vous:  qu’est-ce qui ressemble plus à une télé qu’une télé? Et là je suis d’accord avec vous, a première vue rien de révolutionnaire. Le monsieur de la télé, on va l’appeler comme ça, parce qu’en vrai je sais pas comment il s’appelle… Donc le monsieur de la télé nous a d’abord montré un film d’animation, genre « Là-haut », oui je crois bien que c’était « Là haut ». Il a choisi une scène où un objet nous arrive dans le visage, qui forcément impressionne: scenario marketing bien rodé. Jusque là le monsieur de la télé déroule son truc comme à tout le monde.

Oui, mais voilà, la 3D, je cherche encore le réel intérêt sur un petit écran, et ayant vu « Là haut » sur grand écran, je reste un peu sur ma faim. Les lunettes sont toujours de rigueur, même si elle n’ont rien à voir avec celles des débuts balbutiant du cinéma en relief.

La séquence de démonstration s’enchaine avec un documentaire sur un aquarium, et surtout petite précision du monsieur de la télé: ce film est fait pour une télé classique, c’est à dire en 2D. Voilà qu’il commence à m’intéresser lui. Le résultat est surprenant (oui je vous le disait en introduction de ce billet): le rendu est convainquant, avec plusieurs plans, on a une vraie impression de 3D. Il nous explique qu’à partir d’une image, l’écran va en créer 2 et les superposer, d’où plusieurs plans, d’où impression de 3D.

La troisième partie de la démonstration, est un film qui se déroule au bord d’une piscine. L’occasion de constater que la plastique des jeunes femmes au bord de l’eau a un bon rendu en 3D. Je crois qu’il y avait des hommes au bord de la piscine mais je n’ai pas fait attention, absorbé que j’étais à analyser les prouesse techniques de l’écran (bien sur, bien sur…).

La fin de la démonstration, et c’est cette partie qui m’a le plus impressionnée, était un match de foot. Et là, je dois reconnaitre que j’ai été scotché: grâce à la 3D, la vision d’un action devant le but est radicalement transformée par rapport à un écran classique: du relief, on distingue clairement la position des joueurs les uns par rapport aux autres, ceux qui sont plus près des buts que les autres, et la position du ballon. Les ralentis sont bluffants. Et en même temps ça m’a un peu dérangé: on aurait un jeu vidéo. Mais alors le jeu vidéo aurait-il dépassé la télé sans qu’on s’en rende compte? Le monsieur de la télé nous a bien fait comprendre que c’était un point fort de la 3D, et que si l’équipe de France avait joué au foot pendant la dernière coupe du monde, il serait riche à millions après avoir écoulé son stock.

Nous étions donc en train de regarder la télé avec ces grosses lunettes noire, beaucoup plus agréables que celles des cinéma soit dit en passant, à contempler les prouesses technique de la télé que le monsieur de la télé voulait bien nous montrer, à disserter sur l’intérêt de la 3D à la maison. Le monsieur de la télé nous a expliqué que pour compléter la superbe et merveilleuse télé, il était intéressant d’investir en plus dans un lecteur Blu-ray, avec toute la connectique qui va bien, tout en nous précisant que pour l’instant l’offre de film est limitée aux quelques films d’animation étant déjà sortis au ciné, ou les « films pour adultes » (après quelques recherches à but d’information uniquement bien évidemment, Marc Dorcel se lance sur ce marché, et a sorti un kamasutra en 3D)

Mais au fait, pourquoi faut-il porter des lunettes pour profiter de la 3D? C’est très simple, sachant que ce n’est absolument pas pour l’esthétique, c’est technique. En fait, il existe plusieurs technologies pour représenter le relief sur un écran plat: vous vous souvenez tous des déjà très belles lunettes avec un verre rouge et l’autre vert ou bleu. Maintenant, le principe appliqué est vaguement le même: il faut qu’un œil voit une image que l’autre ne verra pas, et vice versa. Et donc, les lunettes 3D qui doivent être portées devant cet écran de télé (ou au cinéma, c’est le même principe) fonctionnent sur cette contrainte nécessaire. Pendant qu’un œil voit une image, le verre de l’autre œil devient opaque pour qu’il ne puisse pas voir cette image, puis le procédé s’inverse: comme ça pas de jaloux, chaque œil voit à tour de rôle. Le reste, c’est le cerveau qui s’en charge, il superpose les images, et paf voilà la 3D.

Pour conclure, une question fondamentale qui influencera le succès commercial de la télé 3D, que faire si j’invite mes potes à voir un match et que je n’ai pas de lunettes pour tout le monde?

Crédit: L’étrange créature du lac noir et les lunettes qui vont avec. Kama-Sutra une production Marc Dorcel

Les chansons de l’été

L’été, les vacances, les amis… tout ceci conduit inévitablement à faire la fête. Et pour une fête bien faite (j’étais obligé de le faire celui là), une bande son digne de ce nom s’impose.

Je ne vais pas vous parler des chansons de l’été markettées, et produite uniquement pour 1 ou 2 mois dans l’année et vouées quasi systématiquement à disparaitre avec la rentrée. La plus célèbre (parce que la première?) étant certainement la lambada. Non ici je vais vous parler de la chanson qui va passer l’été avec vous, vous accompagner durant toutes vos soirées à faire la fête à la maison avec vos amis. Elle peuvent être faites pour danser, ou pas. Elle peuvent être faite pour chanter, ou pas. Mais à coup sur, elle doit faire partie de la playlist!

Cette année, j’en ai 2 à vous proposer qui sont interprétées (les versions qu’on a écouté cet été en tous cas) par le même artiste. Ces 2 chansons ne sont pas faite pour danser, mais plutôt pour chanter. Elles sont un hymne à une époque révolue des chansons qui pouvaient être fredonnée, chantées, mimées. Elles racontent une histoire, elles sont à la fois touchantes et amusantes.

La première, qui date de 1962,  c’est « Un clair de lune à Maubeuge », interprétée par Bourvil. Une ode aux bonheurs simples: un clair de lune dans une petite ville du nord de la France. Chanson à chanter en groupe, en cœur, et très fort bien sur! Quand vous êtes sur une terrasse après un bon repas, un peu pris d’alcool (bien sur on n’abuse pas hein), c’est parfait.

La seconde, toujours par Bourvil donc, c’est « La tactique du gendarme ». La chorégraphie tient ici une place importante: un petit pas chassé faisant la différence! Cette chanson de 1949 informe la populace sur les qualités requises pour faire un bon gendarme: avoir de très bon pieds, mais c’est pas tout… sagacité, et sens de l’observation.

Et vous, avez vous trouvé votre chanson de l’été? Cet hymne aux vacances, qui fera que dès que vous l’entendrez à nouveau vous ferez un bon immédiat dans vos vacances de l’été!

Art et thé

Dans la série des bonnes adresse qui changent des restaurant, voici la galerie Art et Thé.

Cet été, j’ai passé quelques jours à coté de Granville, en Normandie, et je ne peux pas cacher cette adresse très intéressante. Cette petite et mignonne galerie propose des expositions qui renouvelées chaque mois. Il faut donc y revenir régulièrement pour découvrir à chaque fois de nouveaux artistes.

La très sympathique Bérangère qui tient la galerie expose bien sur des toiles, mais aussi des sculptures et des produits d’artisans, pour la plupart locaux. Il ne faut surtout pas hésiter à rentrer pour qu’elle vous explique le travail des artistes et artisans. Elle les connait tous très bien.

Les thèmes abordés des artistes sont souvent régionaux: Granville, les îles Chausey ou encore les goélands. Mais on trouve également des productions plus « classique »: animaux, décors new-yorkais…

L’expo actuelle propose 4 peintres (Bruno Lemesle, Maurice Chataigner, Bernard Carbonel, Nicolas Curmer, ) autour de Granville et Chausey, ainsi que des toiles de Jean-Louis Gravier, et la prochaine, en septembre, c’est Xavier Hortala.

Et pour finir, Bérangère invite de temps en temps de petites troupes de théâtre, et la galerie se transforme alors en mini salle de spectacle.

Galerie Art et thé // 113 rue des juifs, 50100, Granville // Tel: 02 50 81 81 67

PS: Je vous parle de cette galerie aussi parce que j’ai bien galéré à réparer son blog cette semaine… une bonne chose de faite!

Architecture estivale

L’été, le soleil, la mer, la plage, son sable (blanc ou pas), et ses châteaux… Les châteaux de sable font partie intégrante du microcosme de la plage : une plage l’été sans château, c’est pas pareil, il manque quelque chose !

La construction d’un château digne de ce nom est une aventure épique : il faut choisir son emplacement de manière très stratégique, en fonction de ce qu’on attend du château : doit-il résister au temps et au vent, ou à la marée furieuse et déchaînée !

Si on veut espérer le revoir le lendemain matin, il doit être au-delà de la zone de marnage (je ramène ma science, depuis mon stage de parfait matelot : la zone de marnage est la zone recouverte par la mer à marée haute, et découverte à marée basse…) Ainsi, il n’aura pas à lutter contre les infiltrations d’eau et les déferlantes qui pourraient saper ses fondations.

Les seules limites à l’édifice sont notre imagination, plus aussi quelques règles basiques d’architecture, mais on peut faire sans, l’expérience nous apprenant rapidement les limites de la physique du grain de sable. Des tours, des murailles, des douves, des créneaux, un pont-levis, des passages souterrains, une forêt d’algues, des drapeaux, des oriflammes… bref, tout le nécessaire du parfait petit mais costaud château fort ! Dans ce type de construction, ce qui compte, c’est essentiellement l’esthétique : le château doit être beau et élégant, se dressant fièrement face au vent, et lutant pour sa survie face aux gamins ennemis qui courent dans tous les sens, et dont le seul but dans la vie semble être de mettre du sable partout, en particulier sur les serviettes (vous savez, celles qu’ont étendues si soigneusement pendant des longues minutes, pour avoir la bonne place, la bonne forme de sable en dessous, et surtout en virant un par un les grains de sable intrus).

Autre objectif, autre architecture, le château qui va défier la marée. Celui là c’est aussi un grand classique de la plage. Sa construction déjà est une aventure, le temps imparti pour l’élévation de l’édifice étant relativement court. La lutte contre le temps est un défi passionnant à relever, son édification se terminant systématiquement les pieds dans l’eau. Quelques règles simples : choisir un spot pas trop près de l’eau, pour avoir un minimum de temps pour le construire. Repérer quelques éléments naturels pouvant nous aider à la lutte pour la survie du château, comme des cailloux, des rochers, mais aussi une élévation de sable, ou des morceaux de bois flottant. La construction peut alors commencer, et il faut se dépêcher : la mer monte, et accomplie son œuvre terrifiante de destruction. Se répartir le travail est une bonne stratégie : l’un creuse un chenal assez profond et assez long pour détourner le plus possible les flots déchaînés (une digue peut aussi être utilisée), l’autre élève au maximum la construction. Ces châteaux font surtout penser à des tumulus, ou des petites montagnes, faits pour résister à la marée, avec un drapeau au sommet pour signifier que l’édifice nous appartient.

Les plus audacieux tenteront le mélange des deux versions, en construisant un château élégant, en sachant qu’il sera inexorablement détruit par la marée. Un beau château, des douves profondes permettant à l’eau de contourner la construction, des remparts prêts à subir l’assaut des vagues. Ceux là sont les plus ambitieux, pour constructeurs chevronnés.

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En marchant le long de la plage le matin, on peut contempler les ruines des ces fières demeures, là où de passionnantes aventures de princes, de chevaliers au grand cœur et de dragons féroces surgis des flots se sont déroulées.

C’est les vacances?

Vous connaissez forcément cette merveilleuse chanson de 1988: « Est-ce que tu viens pour les vacances ». Une ode aux amours d’adolescents de vacances, aussi passionnés qu’éphémère. Et me vient une question essentielle: Quand vaut-il mieux partir en vacances (pour ne pas avoir à supporter ces retrouvailles espérées par la chanson… au secours)? Ce débat de fond fait rage depuis que les congés payés existent : la fameuse rivalité entre juillettistes et aoûtiens. A cela vient s’ajouter l’espèce plus récente des hors saisons, les hors saisons étant ceux qui ne font rien comme les autres et qui ne partent ni en juillet ni en août.

Les juillettistes. Cette espèce là part donc, comme son nom l’indique… en juillet, bravo y’en a qui suivent. Eux, ils sont assoiffés de sable, de soleil. Ils sont en manque, et ont besoin de partir tout de suite. Les familles mettent les voiles dès la fin de l’année scolaire. Ils sont les premiers à chambrer leurs collègues en annonçant avec grand fracas le début de leurs vacances : « plus que 2j et le suis à la plage moi… et toi tu pars quand déjà ? ». L’objectif principal de cette phrase est de mettre à l’épreuve, les nerfs de ceux qui restent, les aoûtiens ou les hors saison. Les juillettistes ont droit à leur jour férié, le 14 juillet étant synonyme de fête, de feux d’artifice et de bal des pompiers, et surtout de « p#&@ tout est fermé, c’te loose !! Pffff quel bled pourri !! ». Mais le juillettiste doit faire face à une épreuve très délicate à son retour : l’absence des aoûtiens… Le juillettiste revient au boulot, alors que ses petits camarades aoûtiens partent. Là, le choc psychologique et émotionnel est intense : après avoir passé quelques jours ou quelques semaines à glandouiller, à faire la fête, à voir plein de monde, le retour ne leur offre que bureaux désert, listes d’instructions, et mails de « choses à faire pendant que je suis pas là ».

La aoûtiens, sont donc les ennemis héréditaires en quelque sorte des juillettistes. L’aoûtien, est plus discret, il sait faire le dos rond quand début juillet, les chambreurs de juillettistes s’en vont. Il sait patienter et ruminer sa vengeance. L’aoûtien, son truc c’est de ne pas voir le juillettiste, et surtout, quand l’aoûtien revient de vacances, le juillettiste a déjà plusieurs semaine de boulot dans les jambes, a vu son bronzage disparaître progressivement, et ses vacances ressemblent de plus en plus à un lointain souvenir, de plus en plus flou dans sa tête. L’aoûtien a aussi son jour férié, oui en France on est comme ça, très Jacques Martin dans l’âme, tout le monde gagne. La 15 août, fête religieuse de l’assomption, et même remarques que le juillettiste en son temps : « p#&@ tout est fermé, c’te loose !! Pffff quel bled pourri !! ». l’aoûtiens, c’est aussi lui qui permet aux juillettistes Parisiens de sortir cette phrase qui à elle seule explique tout leur détresse : « non, moi de toute façon Paris au mois d’août, j’adore ». On y croit : une ville remplie de touristes, où les transports eux aussi ont adoptés les horaires d’été, où quasiment tous les commerces, restaurant, bars, boulangeries sont fermés pour cause de « fermeture annuelle, de retour le 28 août ».

Et puis, il y a les autres, les hors saison. Eux ils vivent un peu en marge de la société : ils partent en juin ou en septembre, ils sont à la fois enviés et détestés. Ils partent quand tout le monde rentre, ils partent quand tout le monde bosse… Du coup, on a l’impression de ne jamais les voir, qu’ils toujours en vacances !! Eux, leur truc, c’est de partir dans des endroits qui sont bondés de monde en plein été, mais eux, ils y vont avant ou après. Il est arrivé parfois, dans des cas extrêmes, qu’on observe une ligue des juillettistes et des aoûtiens contre les hors saison.

En bonus… des photos pour vous aider à choisir votre période préférée, et bien sur la chanson dont je vous ai parlé en introduction:

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