J’ai passé le week-end à jouer au grand navigateur, genre traversée de l’atlantique ou tour du monde vous voyez!
Vous vous demandez surement comment on peut faire une transatlantique en un week-end, je vous vois venir, ne niez pas! En fait, j’ai passé ma première nuit sur un bateau, un vrai pas un paquebot comme l’année dernière. Non, là c’était un chouette voilier, au départ de Granville direction Chausey, on était 5 dedans, et c’était ambiance camping: on se lave pas (ou peu), on mange des salades à tous les repas (ou presque, merci Bruno pour ces succulentes pâtes), on dort dans des choses aussi exotiques et chatoyantes qu’une « couchette cercueil » (non, moi j’ai pas essayé ce truc, j’avais la chance d’avoir une place dans le « poste avant »).
Attention, j’étais paré avec mes bracelets anti-mal-de -mer-oups-pardon-excusez-moi- je vais-sortir-là-poussez-vous-vite-bordel. Et aussi la crème solaire, les lunettes, etc. Parce qu’il faut savoir qu’en Normandie, malgré la légende tenace: « Si on voit Chausey c’est qu’il va pleuvoir, si on la voit pas, c’est qu’il pleut », qui certes se vérifie parfois, il y a aussi du soleil du vrai qui cuit.
Bien équipé, avec des vivres suffisants pour 12 personnes je pense, nous voici embarqués dans cette drôle d’aventure. Traversée pépère à la voile, je me débrouille bien pour les manœuvres: je ne gène personne, et là je marque des points sur le concours de l’équipier modèle, je le sens! On tire des bords, on fait des trucs avec la grand-voile et le génois parce que le vent il est?
Tiens, un autre voilier… il se rapproche, et mon instinct de marin que je sens grandir en moi, me dit « euh on va pas se rentrer dedans là? Non? ». La réponse fuse de mes camarade de route du Rhum « on est bâbord amure alors on s’en fout on est prioritaire… » Ahhhh OK, si vous le dites… Là encore, je fais très attention à ne gêner personnes. Je cartonne j’vous dis!
Arrivée dans les Iles Chausey, on descend les voiles en libérant la drisse… mouais, moi je veux bien, mais descendre la voile en lâchant la corde blanche là, non l’autre, avec les rayures noires me semble plus clair non? Mais je m’égare, je ne vais chipoter pour tous ces us et coutumes du monde de la voie que je commence à maîtriser… là encore je prends bien garde de ne gêner personne. Encore des points pour le concours, yes!!
Une fois au mouillage, on mange un morceau, cette traversée de l’eau m’a ouvert l’appétit, et avec toutes ces manœuvres… L’heure de la vaisselle approche, et je constate que nous avons oublié l’eau chaude et l’eau courante au port. Heureusement, on m’explique que l’eau chaude, si j’en veux, je me la fais bouillir tout seul comme un grand (je sens qu’on commence à me faire confiance, c’est tout bon pour mon concours d’équipier modèle ça!), et que pour l’eau courante, y’a qu’à pomper avec la pédale là: cette référence aux Shadocks me rassure, les marins sont des hommes (et des femmes) comme les autres, ils regardent la télé.
Vous pourrez retrouver la suite de cette formidable aventure prochainement…
Crédit: David Yardt (J’en avais profité pour pour emmener mon cher Diana avec son dos instantané)



2 commentaires
Bérangère on 4 août 2010 at 15:20.
je viens de prendre connaissance de la première partie de ton aventure marine , il y a juste une remarque quand on est bâbord amure ,on n’est pas prioritaire ! , il faut être tribord amure et être celui qui est au plus proche du vent ! bon je vois qu’il vous manquait la capitaine du bateau !!! mais bravo d’avoir affronté avec brio cette première journée à bord j’attends la suite et je saurais tout !!
Pingback: Let's go to Mauritius | David Yardt