L’expédition – Part trie

Suite et fin de cette aventure commencée à Granville, pour un week-end de folie à Chausey. Après la traversée, après l’exploration de l’île, après la bonne cuite des familles, voici… le lendemain. Tadaaa!!

La nuit a été calme, la marée ayant décidé de transformer le mouillage en un grand lac salé, mais avec de l’eau hein, pas comme aux États-Unis où du coup ils font les fous en voiture dessus. Non là c’était une mer d’huile, comme on dit parmi les marins chevronnés comme moi: je suis au top pour mon concours d’équipier modèle, mais je crois que je suis seul à y jouer, ou alors les autres cachent bien leur jeu…

Le lendemain donc, réveille, comme au camping: j’ai dormi oui, mais bien je suis pas sur. J’ai les yeux qui collent, et je suis tout habillé (oui, il fait pas super super chaud sur un bateau). Un coup d’œil par le hublot me renseigne sur la météo, ce matin, ça sera humide… le crachin Breton a débarqué en Normandie, mais que fait la police! C’est pas grave, nous sommes à l’abri dans le carré, et le petit déjeuner se déroule dans le calme, chacun ayant compris, que mon expérience rapidement acquise est là pour parer tout incident. En fait, chacun semble perdu dans ses pensées, celles en particulier égarées hier soir sur le pont, avec les bouteilles vides. Nous rangeons prestement les couchettes, et sommes prêts pour affronter la nouvelle journée. Lorsque j’ai suggérer de prendre une petite douche bien chaude, personne ne m’a répondu, chacun ayant compris qu’il s’agissait d’une blague. J’ai compris qu’il s’agissait d’une blague, après les autres, lorsqu’en cherchant la douche sur le bateau, j’ai pu constater sont absence…

Des bateaux autour de nous commencent à partir, et les pêcheurs à la ligne passent, sur leurs frêles embarcations à moteur. En parlant d’autres bateaux, j’ai pu constater hier soir, que ce ne sont pas ceux qui en ont un gros qui s’en servent le mieux (comme dans beaucoup de domaines d’ailleurs) et des manœuvres hasardeuses m’ont presque donner envie de les aider. Mais mon expérience étant récente, je n’ai pas voulu humilier ces « marins d’eaux douces », et je me suis abstenu et suis resté à observer. Finalement, ils ont réussi à s’amarrer sans encombre aux bouées.

Ce matin, nous attendons de nouvelles personnes à bord, ils arrivent avec la navette Granville-Chausey et ferons le retour avec nous. Nous pateintons donc, et observons le ciel: les nuages succèdent aux cumuls, eux mêmes suivi de gros nuages noirs pleins de flotte de m… Mais nous sommes des marins, et le temps est notre allié. Je ramène un peu d’ordre dans la petite troupe: est-ce une impression, ou personne ne m’écoute… il faudra que je tire ça au clair. Mais voici qu’arrivent nos invités à bord, et nous partageons le verre de l’amitié, puis un second, et un troisième, euh… il est temps de passer à table.

Une petite sieste avant le départ: direction Granville. La mer est agitée, mon pied marin tout neuf semble s’en accommoder, et le beau temps s’est mis de la partie: le verre de l’amitié, y’a pas de secret… Lors du retour, nous faisons la course avec un autre bateau, mais lui ne le sait pas. Nous optons pour une stratégie complètement différente de la sienne. Au final, on ne sait pas qui a gagner car il est au moteur sur la toute fin du parcours… mais nous sommes tous convaincus à bord que nous aurions pu le rattraper c’est sur!!! C’est pas parce qu’il nous a grillé sur le début du parcours et qu’il a eu quelques minutes d’avance par la suite, mais avec de la persévérance et du temps nous l’aurions eu. Mais l’ambiance reste au beau fixe, malgré ce revers.

L’entrée au port est parfaite, et je félicite mes équipiers: « Bravos, on a bien manœuvré, parfait. Je peux vous le dire, moi depuis l’arrière du bateau dans mon coin, comme vous m’aviez demandé, j’ai tout vu et on a fait un bon boulot »

Crédit: David Yardt

Remerciement: Raymond, Jacqueline, Bérangère, Melaine, Jean-Marc, Bruno (comment ai-je pu te zapper malgré le succulent plat de pâtes!!) Philippe et bien sur Anne-So

L’expédition – Part tou

Voici donc la suite de mes aventures de marin au long court, futur capitaine et grand navigateur.

Je vous avais compté cette formidable traversée de Granville à Chausey, sans escale, d’au moins deux heures, et l’arrivée au mouillage (oui, il va falloir vous y faire à ces termes techniques, je suis un marin moi maintenant!!).

Donc nous voici repus, la vaisselle faite, prêts à débarquer sur la terre ferme, et partir à la découverte de cette contrée inexplorée: mis à part un fort, des maisons de pêcheurs et un phare, c’est la zone, y’a rien, pas une FNAC, rien. Oui, mais comment on fait? C’est là qu’on sort l’annexe, une magnifique embarcation à base de boudins en caoutchouc gonflés au pied. Là encore, je reste en arrière afin de surveiller les manœuvres: ne gêner personne, et marquer des points « top équipier ». Un petit moteur hors-bord est fixé à l’arrière, et nous voici, fiers conquérants à cinq sur cette embarcation (c’est celle de la photo au début…).

Nous touchons bientôt terre, mais je ne vois pas de ponton, ou d’échelle afin de grimper au sec. On me fait signe qu’en fait on va débarque sur la grève là, et que je ferais mieux d’enlever mes pompes si je veux pas qu’elle soient trempées, car on aura les pieds dans l’eau. Là encore je soigne mon classement équipier moderne, et exécute les ordres avec célérité. On saute à l’eau, un peu comme Gérard Depardieu saute sur la plage du nouveau monde dans « Christophe Colomb »… je suis à fond dans le personnage. Mais je ne vais pas très loin, et on me rappelle pour aider mes camarades à porter le bateau, et le mettre 15 mètres plus haut sur la rampe bétonnée: on m’explique avec sagesse que si on laisse le bateau là, on pourra rentrer à la nage, la marée l’aura emportée bien loin avec elle… sacrée marée, on ne peut plus faire confiance à personne de nos jours.

Sur la terre ferme, je suis en tête du groupe, tel l’explorateur du nouveau monde (oui je vous ai dit que j’étais à fond dans le personnage), et je nous conduit tout droit à une petite plage protégée du vent, les habitués du coin (en gros, tous les autres membres de l’expédition) m’ayant fort obligeamment indiqué le chemin. Nous passons l’après-midi là, à profiter du soleil, entouré d’une bande d’adolescents qui visiblement ont encore quelques principes. Ainsi ce jeune garçon qui semble discuter nonchalamment avec une amie, les pieds dans l’eau, en clair, une ambiance très romantique: « J’ai vu la chatte à Laura », et elle de le corriger immédiatement, visiblement choquée par ces propos:  « J’ai vu la chatte DE Laura ». Je suis soulagé de constater que la jeunesse d’aujourd’hui est quand même à cheval sur la grammaire.

Le retour au bateau se déroule sans accrocs, et nous voici à l’heure de l’apéro, dans le cockpit. Là, le célèbre mal de mer me prend, les creux de 2 à 3 cm n’y sont pas étrangers, et on me conseille de manger. Je dois reconnaitre, que malgré un appétit clairement défaillant à cet instant, le fait de manger, et boire surtout, m’a beaucoup soulagé: en étant ivre avec la tête qui tourne, on ne se rend plus compte du mouvement du bateau… Je sens que mon capital « équipier modèle » qui avait été un peu écorné, remonte au plus haut.

Nous avons pu refaire le monde, partager nos aventures de tempêtes, et remercier les esprits de Medoc et St Estèphe. Nous sommes aller prendre place chacun à son poste pour passer la nuit, après avoir allègrement uriner par dessus bord comme tout marin bourré qui se respecte: attention, face au vent, c’est beaucoup plus compliqué!! Une histoire de courants ou je ne sais quoi encore…

Vous pourrez retrouver la fin de cette formidable aventure prochainement…

Crédit: David Yardt

L’expédition – Part ouane

J’ai passé le week-end à jouer au grand navigateur, genre traversée de l’atlantique ou tour du monde vous voyez!

Vous vous demandez surement comment on peut faire une transatlantique en un week-end, je vous vois venir, ne niez pas! En fait, j’ai passé ma première nuit sur un bateau, un vrai pas un paquebot comme l’année dernière. Non, là c’était un chouette voilier, au départ de Granville direction Chausey, on était 5 dedans, et c’était ambiance camping: on se lave pas (ou peu), on mange des salades à tous les repas (ou presque, merci Bruno pour ces succulentes pâtes), on dort dans des choses aussi exotiques et chatoyantes qu’une « couchette cercueil » (non, moi j’ai pas essayé ce truc, j’avais la chance d’avoir une place dans le « poste avant »).

Attention,  j’étais paré avec mes bracelets anti-mal-de -mer-oups-pardon-excusez-moi- je vais-sortir-là-poussez-vous-vite-bordel. Et aussi la crème solaire, les lunettes, etc. Parce qu’il faut savoir qu’en Normandie, malgré la légende tenace: « Si on voit Chausey c’est qu’il va pleuvoir, si on la voit pas, c’est qu’il pleut », qui certes se vérifie parfois, il y a aussi du soleil du vrai qui cuit.

Bien équipé, avec des vivres suffisants pour 12 personnes je pense, nous voici embarqués dans cette drôle d’aventure. Traversée pépère à la voile, je me débrouille bien pour les manœuvres: je ne gène personne, et là je marque des points sur le concours de l’équipier modèle, je le sens! On tire des bords, on fait des trucs avec la grand-voile et le génois parce que le vent il est?

Tiens, un autre voilier… il se rapproche, et mon instinct de marin que je sens grandir en moi, me dit « euh on va pas se rentrer dedans là? Non? ». La réponse fuse de mes camarade de route du Rhum « on est bâbord amure alors on s’en fout on est prioritaire… » Ahhhh OK, si vous le dites… Là encore, je fais très attention à ne gêner personnes. Je cartonne j’vous dis!

Arrivée dans les Iles Chausey, on descend les voiles en libérant la drisse… mouais, moi je veux bien, mais descendre la voile en lâchant la corde blanche là, non l’autre, avec les rayures noires me semble plus clair non? Mais je m’égare, je ne vais chipoter pour tous ces us et coutumes du monde de la voie que je commence à maîtriser… là encore je prends bien garde de ne gêner personne. Encore des points pour le concours, yes!!

Une fois au mouillage, on mange un morceau, cette traversée de l’eau m’a ouvert l’appétit, et avec toutes ces manœuvres… L’heure de la vaisselle approche, et je constate que nous avons oublié l’eau chaude et l’eau courante au port. Heureusement, on m’explique que l’eau chaude, si j’en veux, je me la fais bouillir tout seul comme un grand (je sens qu’on commence à me faire confiance, c’est tout bon pour mon concours d’équipier modèle ça!), et que pour l’eau courante, y’a qu’à pomper avec la pédale là: cette référence aux Shadocks me rassure, les marins sont des hommes (et des femmes) comme les autres, ils regardent la télé.

Vous pourrez retrouver la suite de cette formidable aventure prochainement…

Crédit: David Yardt (J’en avais profité pour pour emmener mon cher Diana avec son dos instantané)

L’été, les vacances…

Je suis là sur cette terrasse inondée de soleil, à l’abri, protégé du vent par les arbres qui l’entourent. Moi protégé du soleil pr un parasol à rayures.

Sur cette terrasse, je me replonge dans des lectures d’enfance: un recueil d’aventures de Mickey, et autres Picsou. C’était ma bible étant enfant: chaque semaine, le mardi je me souviens, ma maman me ramenais ce petit magasine qui faisait mon bonheur (et aussi celui de mon papa…).

Des aventures toutes simples, avec des gentils (Mickey, Dnald et consors) et des méchants (les frères Rapetou étant les plus emblématiques). Aujourd’hui je me replonge dans ces aventures à travers un exemplaire laissé là l’été dernier par un petit neveu. Sait-il que grâce à lui je retombe en enfance?
Pourtant le trait me semble différent de celui de mes souvenirs, peut-être des histoires moins palpitantes. Est-ce que j’ai trop grandi? Est-ce que le produit lui même a changé?

Il y a quelques jours pourtant, lors d’une expédition à Disneyland je m’émerveillais devant ces déors somptueux: un château de belle au bois dormants, une maison de 7 nains…

Qu’importe, durant cette parenthèse ensolleillée, j’ai à nouveau 7 ans, et je m’amuse toujours autant à résoudre les énigmes posées par Mickey habillé lui pour l’occasion en détective pugnace.

Comment ne pas remercier et ne pas rester en admiration devant quelqu’un qui a su créer un monde plein de féérie, plein de rêve: merci monsieur Disney, merci monsieur Tolkien également, merci à tous ces créateurs et « imaginateurs » de mondes fait de gentils et de méchants.

Bon, à moi la suite des aventures de Mickey et Dingo (je vous rappelle que j’ai 7 ans là!!!).

Crédit: David Yardt

Une belle montre

Une belle montre ça vous change une tenue. Ce petit objet, parfois si précieux permet d’apporter un plus, un petit quelque chose, et de peaufiner la manière dont vous êtes habillé.

En plus de l’aspect esthétique, une belle montre est également un bijou de technologie et de précision. Les montres de belle facture sont belle à l’extérieure mais également à l’intérieur: ces mécanismes finement ciselés, qui permettent une précision stupéfiante à base de « simple » engrenages, ressorts et autres « complications ». Il faudra que je vous en parle une autre fois.

Ce savoir faire qui a connu une « traversée du désert » lorsque les techniques modernes se sont mise à vouloir nous donner l’heure: est-ce qu’un écran à affichage digital a réellement du charme? Bien sur il existe des modèle « exotiques » qui sont surtout intéressants pour la nouvelle manière d’afficher l’heure (à base de rectangles, de disques ou autres formes géométriques).
Mais je trouve qu’une belle montre à aiguilles, qu’il faut penser à remonter ou mieux qui se « recharge » en utilisant votre propre énergie, vos propres mouvements a beaucoup plus de charme.

Le savoir-faire nécessaire à la mise en oeuvre de ces mécanisme est quelque chose d’inestimable. Arriver à autant de précision dans un aussi e petit boitier reste pour moi de l’ordre du miracle.

Crédit: David Yardt

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