Black Dog

Voici une adresse surprenante et intéressante que je n’aurais pas visitée sans les circonstances particulière d’un enterrement de vie de garçon.

Bon revenons à cet endroit un peu étrange. Le Black Dog est un bar métal, c’est à dire qu’on y écoute de la musique qui fait beaucoup de bruit, à base de riffs bien lourds de guitares, et également de cris gutturaux poussés dans le micro. C’est donc un bar mais aussi, et là est l’objet de ce billet, un restaurant. Un très bon restaurant, dont la matière première principale est la viande de boeuf.

Je n’ai pas testé les entrées ou les salades proposées, non,  je me suis dirigé sur le plat principal et j’ai fait mon choix parmi la liste classée par ordre de poids croissant: du morceau de petit joueur de 150g, à la portion demandant une vraie grosse motivation: 1kg de faux-filet.

Ce restaurant compte un certain nombre de particularités que je ne vais pas toutes dévoiler, mais à noter que le nom des plats est un poème: pour 400 grammes de viande vous avez le choix entre la metaleuse et la levrette, pour 600 grammes c’est une peine de mort, et le kilo porte le doux nom de « tant pis si j’en crève ».

Outre des plat copieux, le service est très sympathique (attention, la serveuse peut vous donner un coup de cravache si  vous l’embêtez) et vous passerez un moment très « dépaysant » si vous ne faite pas partie de ce monde « metaleux ».

Black Dog // 26 rue des Lombards, Paris 4 // Châtelet les Halles // Tel: 01 42 71 22 27

Tarifs entre 20€ et 50€ par personne.

De grands enfants

Il y a fort longtemps, je vous avais parlé d’un collectif d’artiste qui avait transformé les rue de Sydney en borne d’arcade géante: ils avaient disposé dans la ville des briques de Tetris.

J’ai appris récemment, grâce à une émission télé que plus près de nous, en Angleterre, un animateur télé, James May, a décidé de réaliser le rêve de tout enfant ayant joué un jour avec des briques Lego. Il a fait construire une maison constituée entièrement avec ces petits morceaux de plastique. Cette maison de 2 étages a été construite à Dorking au Royaume-Uni. Elle était constituée de 816 millions de blocs: en fait une structure de bois a été recouverte de Lego, même les meubles et l’électroménager étaient fabriqués en briques (quelques problèmes d’étanchéité ont été rencontrés).

Cette maison fait partie d’un ensemble de projets lancés par cet animateur: il a également réalisé le plus long circuit de voiture électrique au monde, ainsi que le plus long circuit de train électrique au monde. Ces projets ont pu se concrétiser aussi grâce à l’aide de passionnés qui ont forcément garder une âme d’enfant.

En effet, comment prendre part à ce genre de délire sans avoir conservé vivant une part de son enfance. On a tous gardé en nous l’enfant que nous étions: nos projets fabuleux, nos envies de voler, nos métiers merveilleux. Et quand on peut mettre en œuvre l’un de ces rêves, quoi de plus génial?

Les jeux que j’ai les plus usés sont ceux qui m’ont permis de me créer mon monde imaginaire: grâce à eux, je pouvais vivre des histoires et des aventures fabuleuses. J’ai grandi avec des voitures miniatures, avec des kilos (oui oui) de briques de légo, et chaque fois que j’y jouais, je m’envolais dans un monde imaginaire différent, souvent en fonction du dernier film que j’avais adoré: des cowboys, des aventures martiennes ou sous-marines.

Ces adultes qui osent réaliser leurs rêves d’enfants sont souvent vus comme des originaux, des gens « bizarres ». En fait ils sont simplement admirables de ténacité.

Je parle de cette maison au passé, car elle a malheureusement été détruite faute d’acheteur…

Une ville déserte

Une ville déserte, une ville abandonnée.

Lorsqu’on découvre cet endroit, habituellement conquis par la foule d’estivants, en plein cœur de l’hiver, le vide saute aux yeux. Un vide omniprésent, presque encombrant. Il est tellement présent, tellement là qu’on peut se demander comment cet endroit a fait pour exister. Pourquoi ces habitations sont ici? Est-ce qu’il s’agit de vieilles maisons, qui lasses de leur vie bien remplies sont venues au bord de l’eau, face à la plage pour enfin couler des jours tranquilles et terminer leurs existences en regardant la mer se fracasser sur les rochers là juste à coté?

Pourquoi ne pas imaginer qu’arrivées au terme de leur vie d’habitation classique, les maisons se dirigent tranquillement vers un endroit qui leur plait pour terminer tout tranquillement leur existence? Un refuge plus qu’un cimetière, un endroit où la douceur de vivre leur permettrait de se laisser aller à des audaces d’architecture (pour les plus audacieuses bien sur). La présence humaine ne serait là qu’épisodiquement, uniquement quelques semaines en été par exemple.

Elles pourraient ainsi se laisser aller à contempler le paysage, à regarder passer les dunes, comme d’autres regardent passer les trains.

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