Echec et mat

Par un bel après-midi de printemps, je me suis rendu au jardin du Luxembourg. Et là j’ai découvert un microcosme intrigant et intéressant: les joueurs d’échecs.

C’est tout d’abord un peu surprenant et déroutant: de tables de jeu, mais aussi des plateaux posés sur des chaises pour improviser une partie. Au soleil ou à l’ombre des rares arbres posés là, les parties s’organisent. Toutes sont limitées dans le temps: un minuteur étant là pour rappeler à chacun qu’il doit jouer vite et bien. L’idée est que tous les amateurs puissent jouer un moment.

Les joueurs sont bien loin des stéréotypes que l’on peut imaginer: le vieil homme avec son blazer bleu marine va affronter le type en baggi et piercing à l’allure de quasi SDF. Ce jeune homme à la casquette de laine, en jean et chemise immaculée mène la partie face à cette femme un peu ronde qui me fait penser à madame Le Quesnoy dans « La vie est un long fleuve tranquille ». Un peu plus loin, un handicapé en fauteuil roulant est opposé à un black genre jeune cadre dynamique, en bermuda et lunettes de soleils.

Je constate que tout le monde se connait dans ce monde parallèle. Quand un joueur a fini une partie, il vient saluer ceux de la table d’à coté dont la partie n’a pas encore débuté. Quelques règles de bonne conduite sautent aux yeux: on ne dérange pas un joueur en plein partie, et on est beau perdant: pas question de tricher ou de contester un déplacement exécuté trop rapidement.

Je me suis alors rappelé que je sais jouer aux échecs. Mais en observant et en écoutant des bribes de conversations, je me rends très vite compte que non, je ne suis pas un joueur d’échecs, mais simplement quelqu’un qui connait les règles de déplacements des différentes pièces de l’échiquier. Quand je vois mon voisin, sur la chaise d’à coté, expliquer une tactique, en positionnant les pièces presque sans les regarder, je constate le fossé qui nous séparer.

Pour moi, les échecs est un jeu austère, nécessitant du temps et un apprentissage potentiellement long et fastidieux. Mais il s’avère être un moyen permettant de gommer bien des différences sociale, en faisant communiquer des gens tellement différents les uns des autres. J’ai aussi regretté de ne pas avoir pris mon appareil photo pour immortaliser certaines « gueules » faisant clairement partie des meubles de cette place ensoleillée. Je ne m’avoue pas vaincu, ce n’est que partie remise.

Crédit: baron des échecs

Et on fera comment?

Je pensais pas être à ce point en phase avec l’actualité en vous parlant de nuages dans mon dernier billet. En effet, l’Islande l’autre pays de la glace, ou plutôt un de ses plus ancien habitant, le volcan « Eyjafjallajökull » (à prononcer comme vous le pouvez) a décidé de mettre le bazar dans l’espace aérien européen Il a créé un immense nuage  composé en partie de cendres et dont les particules microscopiques sont éparpillées sur le nord de l’Europe. Et à cause de ces très fines poussières, les avions sont cloués au sol car elles peuvent potentiellement endommager les moteurs, et une panne de moteur en avion, c’est pas top on veut bien le croire.

Ce qui m’a surtout interpelé dans ce grand cafouillage aérien c’est de se rendre compte à quel point l’Homme est dépendant de la modernité qu’il a créé pour soit disant se faciliter la vie. J’ai entendu sur je ne sais plus quelle chaîne télé dire que certaines denrées commençaient à manquer: les asperges ou le raisin par exemple.

D’accord, et après? On a pas d’asperges au supermarché mais est-ce vraiment gênant? Si les asperges ne sont pas là, c’est que soit ce n’est pas la saison, soit on en produit pas à coté de chez nous. Et vu que le développement durable est dans l’air du temps, c’est un très bon exercice pour apprendre à se passer de produits qui ne devraient pas être dans nos assiettes.

Manger des produits de saison, de proximité, cultivés de manière respectueuse de l’environnement: le ministère de je ne sais quoi pourrait rebondir sur l’actualité pour inciter les gens à tenter l’expérience.

Si on pousse le scénario catastrophe plus loin, on peut se dire que la vie sans pétrole ressemblera peut-être un peu à ça: un monde sans avion, sans transports (ou si peu), un monde où on devra se contenter de fruits locaux et de saison (Ah mon dieu quelle horreur!!).

En attendant, profitons du ciel sans ces grands traits blancs de vapeur que nous offrent les avions de ligne au quotidien, qui sont autant de rayures sur un immense tableau bleu (oh que c’est beau ce que j’écris).

Crédit: orvaratli

Les giboulées

Drôle de temps en ce moment. Un coup il fait beau et chaud, ensuite une averse, ou parfois un orage, sans oublier de saupoudrer d’un peu de grêle. Le lendemain, on retrouve des température presque hivernales, avec du vent par dessus tout ça.

C’est du grand n’importe quoi!

La tradition veut qu’on appelle ça les giboulées de mars… oui mais en avril on appelle ça comment?

En fait, les giboulées c’est de saison: en effet, c’est lié au réchauffement de l’atmosphère . En mars et avril, les premiers vrais rayons du soleil sont là, du coup, l’air situé en basse altitude se réchauffe. Oui, mais l’air situé plus haut, lui est resté froid.

Et cet air chaud, qui en plus est humide, est plus léger que l’air froid et remonte (oui, c’est le principe des montgolfières), et il se heurte donc à l’air froid au dessus de lui… Du coup, il se condense et forme des minuscules gouttes d’eau ou des petits morceaux de glace minuscules. Et quand tout ça devient assez lourd, ça retombe: de la pluie, ou de la grêle!

Donc pour répondre à la question de départ, en avril, c’est aussi des giboulées…

Note: ce petit texte n’était que le prétexte pour partager cette photo avec vous (je n’en ai pas trouvé l’auteur).

Toscane

Firenze, c’est à dire Florence (capitale de la Toscane) est une ville pleine d’histoire: en déambulant dans ses rues, on pourrait se croire dans un musée à ciel ouvert.

J’ai eu l’occasion de découvrir cette ville il y a quelques mois, et évidemment mon Lubitel était de la partie!

Évidemment il y a le Ponte Vecchio sur l’Arno avec ses échoppes de bijoutiers qui n’a presque pas changé depuis le moyen-âge, évidemment il y a la piazza della Signoria et sa statue de David (non pas moi) par Michel-Ange, évidemment il y a la vue sublime sur la ville offerte depuis la Piazzale Michelangiolo, évidemment il y a la cathedrale Santa Maria del Fiore, avec ses volumes intérieurs tout simplement époustouflants, et j’en passe (je ne peux pas citer ici tous les endroits à voir.

Mais surtout, il faut prendre le temps de flâner parmi les rues de la ville, et vous ne serez alors pas à l’abri de découvertes surprenante: à travers les fenêtres, vous pourrez découvrir des plafonds magnifiquement ouvragés, des arrières cours au charme et au calme tels que vous aurez l’impression de changer de monde.

Florence est une ville dans laquelle il faut se perdre, sortir des sentiers battus afin d’en découvrir toutes ses facettes.

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