
Voilà une série que j’ai découvert il y a quelques mois (merci Vianney) , et qui m’a captivé.
Il s’agit de l’histoire des habitants d’une petite ville de Louisiane qui s’appelle Bon Temps. L’action se déroule alors les vampires ont fait leur « coming out » en quelque sorte, et les relations entre les deux communautés ne sont tout de même pas si simples! Le nom de la série provient de la boisson principale des vampires, leur permettant ainsi de se nourrir sans forcément pomper son sang à un humain.

La série revisite la thématique du vampire, thématique à la mode depuis quelques années. Et la sortie du livre « Dracula l’immortel » de Dacre Stoker (qui est l’arrière petit neveu de Bram Stoker, l’auteur du « Dracula » original) montre l’intérêt actuel pour les types à grandes dents. Dracula est inspiré d’un personnage ayant existé: Vlad Tepes, alias Vlad l’empaleur, un prince ayant vécu au XVème siècle. Il est connu pour avoir lutté face aux turcs: en ayant entre autre fait clouer sur leur tête le turban des émissaires Turcs, alors que ceux-ci refusaient de l’ôter, et également en faisant empaler des centaines de prisonniers afin d’effrayer son adversaire. Vraiment, ils avaient un sens de l’hospitalité particulier à l’époque!

Mais pour toute une génération, Dracula c’est le film de Francis F. Coppola. Cette version est assez fidèle au récit original, et tous les personnages sont présents et tous les chapitres sont traités. Les puristes préfèreront évidemment Nosferatu, de Murnau datant de 1927, à cette version plus érotisée de l’histoire mais qui a le mérite de faire sortir le film de vampire de la série Z.
True Blood est bien loin de ce charmant monsieur qu’est Vlad. Si chacun des épisodes échappe rarement à la règle d’une scène plutôt gore, et d’un peu de sexe, il faut noter en particulier la photographie vraiment soignée de la série. Le générique est à couper le souffle: la musique excellente accompagne des images traitée avec un effet lomo que j’adore…
Pour le plaisir, voici le générique, à recommander…

Ce week-end, changement d’heure, je suis en plein jet-lag!! Bon d’accord, il n’y a qu’une heure de décalage, mais quand même… c’est beaucoup déjà! Et puis en plus, c’est deux fois par an…
Le jet-lag, c’est lorsque notre organisme doit s’adapter à un nouvel horaire, et un certain nombre de symptômes apparaissent. Normalement, c’est à partir de 3 heures de décalage qu’ils apparaissent, et ils sont plus ou moins importants en fonction des personnes. Le premier qui dit que j’exagère mon cas… n’aura pas tort.
Le changement d’heure (passage à l’heure d’hiver ou à l’heure d’été) a été mis en place en France en 1975. En fait, ce changement d’heure existe au Royaume-Uni et en Irlande depuis la première guerre mondiale, et la France l’a adoptée en 1916 pour l’abandonner après la seconde guerre mondiale. Le choc pétrolier de 1973 a remis au gout du jour cette pratique, qui a toujours été appliquée dans le but de faire des économies d’énergie.
Plusieurs pays Européens ont adopté cette pratique à cette époque,mais le changement d’heure ne s’applique dans toute l’Europe que depuis 1998! Avant, eh bien il fallait porter plusieurs montres. Par exemple, la Suisse: le passage à l’heure d’été n’a été mis en place qu’à partir de 1981, ce qui obligeait mes parents vivant et travaillant d’un coté ou de l’autre de la frontière à préciser leurs rendez-vous avec l’heure utilisée: « - on se retrouve au restaurant à 20h », « - OK heure Française ou heure Suisse? »… pas simple!
Aujourd’hui encore on retrouve des situations assez surprenantes: par exemple le Brésil change d’heure une semaine avant nous, en plus ils sont dans l’hémisphère sud, ils passent donc à l’heure d’été quand on arrive à l’heure d’hiver. On passe donc d’un décalage de 5 heures à seulement 3h en deux semaine!
Le changement d’heure reste encore un sujet de débat, et l’utilité de cette mesure est toujours controversée: en 1996, un rapport du sénat pose la question: »Faut-il en finir avec l’heure d’été? », et conclu à son inutilité… comment faire?
Le plus simple, est d’aller vivre sur l’équateur, où la différence entre les saisons étant minime, il n’y a pas de changement…
Crédit: David Yardt, avec son téléphone portable.

Je constate que le week-end de trois jours est quand même une très bonne invention. On aura jamais fait aussi bien pour faire des tas de choses.
En clair, on peut faire tout ce qu’on fait le week-end habituellement, mais avec du rab. Donc on peut rater des trucs, c’est pas grave, il reste un peu de temps pour en faire d’autres.
Ce week-end, par exemple, je suis allé au salon de la photo, et je dois dire que j’ai été déçu: hors du numérique, point de salut. Les poids lourds du marché (fabricants japonais pour la plupart of course) occupaient quasiment tout l’espace. Quelques magazines, un coin librairie, deux mini expo… et surtout, que du numérique! Pas ou si peu trace d’argentique.
Les boitiers proposés sont numériques, les outils pour obtenir des tirages papier sont aussi numérique: des imprimantes grandes comme ma table basse de salon!! Bien sur, pas de lomo, mais ça je m’y attendais. Il n’existe donc plus rien d’autre que les appareils photo numériques?
En regardant un peu le population présente à ce salon, je me rends compte que le monde de la photo est essentiellement masculin. Ou plutôt, il nous plonge dans un monde où les comparaisons sont de types masculines: clairement, il s’agit de montrer au monde entier qu’on a le plus gros boitier, le plus gros objectif. Il y a une surenchère de taille de zoom, qui ne sont utilisables qu’à grand renforts de pieds et de supports. Ils ont bien sur leur utilité, mais les visiteurs qui se trimbalent leur appareil pendu au cou, ont à mon sens, pour seul objet de montrer qu’ils ont un gros appareil. Ou l’appareil photo comme représentation phallique…
Cette visite m’a donc laissé sur ma faim, heureusement, armé de mon week-end de trois jours, je me suis bien rattrapé…
Note: l’illustration n’est pas du tout issue du salon de la photo de Paris…

Dimanche dernier, en allant faire quelques courses (heureusement que la supérette du coin est ouverte ce jour là!), je suis tombé nez à nez avec ce qu’on appelle communément « un beauf en survet ».
Le « beauf en survet », fait peur: il a le cheveux gras et l’œil morne. Il a la joue pas nette car sa barbe a poussée de quelques millimètres et de manière tout a fait PAS uniforme. Le soins apporté au choix de sa tenue montre un sens du style et une maîtrise de l’art d’accorder les couleurs aussi proche de la perfection que peut l’être… euh non rien, je vois pas. Bref, c’est une image à montrer à ses enfants: « si tu continue de mettre tes doigts dans ton nez, tu vas devenir comme le monsieur là. Non, on ne montre pas du doigt!! »
Lorsque je l’ai vu débouler, il portait donc un magnifique survet vert (tendance vert petit pois), des vieilles converses informes, et un beau blouson en jean, uniquement fermé avec le dernier bouton du bas. Les cheveux coiffés en arrière, mais visiblement pas lavés ce jour là. J’imagine qu’il venait, comme nous tous dans cet endroit d’ailleurs, se dépanner pour finir le week-end et avoir de quoi se nourrir jusqu’au lundi.
J’ai alors repensé à une vieille photo que j’avais trouvé un jour dans un livre. Elle représentait 3 jeunes paysans allant au village un dimanche. Le décalage était tellement flagrant!
Les temps changent: il y a quelques années, la tenue du dimanche était la tenue habillée. On était endimanché comme on disait alors. Les chaussures brillaient tant elles avaient été astiquées, et les vêtements étaient les plus neufs le plus souvent. Maintenant, la tenue du dimanche semble tout droit sortie d’un vieux sac de linge sale. On ne s’habille que parce qu’on a pas le choix et s’il avait pu, ce monsieur serait venu dans sa robe de chambre, j’en suis certain!
Crédit: August Sander

Est-ce que c’est l’arrivée de l’automne, à renfort de pluie froide, de ciel bas et de température moins clémente?
Quand la chaleur de l’été est là, avec sa torpeur, quand elle nous rend nonchalants, alors toutes les couleurs nous assaillent, nous paraissent évidentes. La vie en été, avec sa chaleur, est en couleurs indéniablement.
Le gris d’un ciel automnal ou hivernal donne au contraire envie de noir et blanc. Les souvenirs de ces saisons apparaissent plus facilement en noir et blanc. Sur ce fond gris se découpent des formes, des silhouettes, plutôt que des textures ou des couleurs. La température ambiante impose son point de vue.
Ces images de Tallin et St Petersbourg datent de ce printemps. La température était encore basse dans ces contrées lointaines, et le noir et blanc sied tout à fait à l’ambiance qui reste gravée dans ma mémoire. A Saint-Petersbourg, même si la ville était colorée, même si ses nombreuses églises étaient resplendissantes de dorures et de peintures, les images qui me restent en tête sont en noir et blanc.
Alors est-ce qu’il existe une saisonnalité pour les films photos? Si c’est le cas, alors je pense que la saison du noir et blanc arrive…
Crédit: David Yardt
