La fête foraine.

Ce week-end s’ouvre la fête foraine du jardin des Tuileries (du 27 juin au 3 août 2009), qui est l’une des plus importante de Paris.

Donc samedi matin, direction le Jardin des Tuileries, pour une promenade régressive au pays des manèges.

Quand j’étais petit (je n’était pas grand… OK j’arrête) dans mon village, chaque année au mois de septembre, se déroulait la vogue: c’est le nom des fêtes foraine en Rhône-Alpes. Et chaque année c’était le même rituel (j’ai failli écrire manège…). Le samedi, les forains montaient les attractions sur la place du village, le compte à rebours était lancé. Le dimanche midi, il y avait un repas de famille chez ma grand-mère, où je retrouvais mes cousins et cousines. Nous étions tous sur-excités à l’idée d’aller faire des tours de manèges! A la fin du repas, il fallait attendre que les « grands » aient terminé leur petite sieste, et nous recevions alors chacun une petite pile de pièce pour l’après-midi. Nos mamans nous emmenaient alors à la vogue.

L’après-midi passait à une vitesse supersonique: il fallait tout essayer, les manèges où la guerre faisait rage pour attraper le pompon. Puis le manège avec les fusées, qu’on pouvait faire décoller. Plus tard, on a eu le droit de faire un tour dans la chenille, puis les auto-tamponneuses et faire un peu de tir à la carabine. De temps en temps une attraction nouvelle: les chaises (vous savez, celles attachées au bout de chaînes et qui tournent) par exemple, que j’ai essayé une fois et où je me suis juré de ne plus jamais remonter.

Quand notre pécule était épuisé, et nos mamans aussi, il fallait rentrer à la maison, la tête pleine d’images, de bruits, de musique, de rires. On pouvait s’endormir avec le sentiment du devoir accompli! Surtout que le lendemain, on allait retrouver tous ses copains dans la cour de l’école et partager nos expériences à propos de cette journée si courte!

Cette matinée a été pour moi aussi l’occasion de tester un nouveau gadget: un dos type Polaroïd pour Diana F+. Les conditions de lumière étaient très bonnes pour cet exercice, et je me suis bien amusé. Et pour une fois je n’ai pas eu besoin d’attendre que mon film soit développé pour profiter du résultat.

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Est-ce que j’ai bien vu?

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Il arrive de temps en temps qu’on assiste à un évènement, un incident, de manière très furtive. On voit quelque chose du coin de l’œil, et le temps de réagir il est déjà trop tard. On a beau tourner la tête, se démonter le cou ou même essayer de zoomer avec ses yeux, l’apparition, la vision a disparue. Ce sont souvent des images surprenantes, étonnantes, ou encore complètement improbables.

La dernière fois que cela m’est arrivé, c’était un soir en rentrant du boulot. Un collègue très sympa (merci Seb) me ramène souvent à la gare où je peux prendre mon RER. Et donc, ce soir là il me ramène, et en chemin on passe devant une enseigne de restauration rapide fort connue qui a pour emblème un clown jaune et rouge. On discute et là, du coin de l’œil, je vois un drôle de spectacle.

Sur le parking du MacDo de ce fast-food, se trouve un énorme Q8, le 4×4 de chez Audi (je ne barre pas le nom, on sait jamais si quelqu’un de cette marque veut me faire un cadeau, il vaut mieux rester en bons termes!). Donc sur le parking se trouve un Q8. Jusque là rien d’extraordinaire, tout le monde peut allez au fast-food, même si on est blindé d’argent (oui, parce qu’un Q8 c’est quand même 140 000 Euros au moins).

Mais là où ma surprise fut grande, c’est de constater que sur le capot de cette voiture se trouve un énorme bouquet de mariage. Le temps de réaliser ce que je viens de voir, il est déjà trop tard, nous sommes trop loin. Mais que fait cette énorme voiture, avec un bouquet de mariage au MacDo? Il y a un truc qui m’échappe clairement là. Depuis, je cherche encore, mais je n’ai pas d’explication raisonnable et valable…

Ça m’a rappelé qu’il y a pas mal d’images comme celle là, entr’apercues et tout à fait improbable. Voir un renardeau traverser la route pendant une promenade en vélo, surprendre une jolie paire de fesses quand le vent joue avec la jupe de sa propriétaire, croiser une limousine rose (si si ça existe!), etc, etc. Et c’est frustrant de ne pouvoir se souvenir de toutes ces images, et c’est encore plus frustrant de ne pouvoir prendre une photo pour se prouver qu’on a bien vu ce qu’on a cru voir!

Crédit: J. HAYNES / REUTERS

L’insouciant

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Voilà une découverte très agréable. Après une après-midi de bouquinage au parc George Brassens dans le 15ème, nous sommes partis en quête d’un endroit où dîner en ce soir de fête de la musique.

Nous avons débarqué à « L’insouciant » alors que deux jeunes femmes étaient en train de peaufiner les réglages son du concert qui allait avoir lieu en terrasse.

C’est un petit restaurant (une vingtaine de couverts à l’intérieur), et le cadre est très agréable. L’accueil est excellent, très chaleureux. La carte est simple mais complète: viandes, poissons, tout le monde peut y trouver son bonheur. Ravioles de pétoncle avec son jus de crustacés, pièces de bœuf et écrasé de pommes-de-terres, crabe et avocat, gambas Thaï… Et en plus, un plat du jour dans la même lignée.

Les produits sont de qualité, et comme ils sont très bien préparés les plats sont succulents.

Notre repas, arrosé d’un Syrah rouge du sud-ouest très bon, s’est donc parfaitement bien déroulé. Le concert qui a accompagné notre soirée était à la hauteur: Délinquante, un duo déjanté d’accordéons qui n’aiment pas l’musette (à découvrir absolument)!

Au fait, en apéritif, essayez l’un des rhums arrangés ou encore le kir à la châtaigne!

L’insouciant // 77 rue Brancion, 75015, Paris // Ligne 13 – Porte de Vanves // Tel: 01 48 42 25 24

Entre 30€ et 40€ par personne environ

La gare

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En me rendant à la gare vendredi soir, j’étais détendu. En effet, j’allais passer un bon week-end à la campagne, le temps s’annonçait au mieux, j’étais en avance et j’allais donc avoir le temps de passer à la librairie trouver un bon bouquin et même peut-être prendre un verre.

Je débarque donc gare de Lyon en cette fin de semaine, bien décidé à prendre mon temps. Mais c’était sans compter sans cette désagréable sensation d’être « en dehors » du truc. Le stress ambiant m’a sauté au visage: des visages fermés ou tendus, des regards stressés en consultant le tableau d’affichage des prochains départs, des courses héroïques à travers les couloirs de personnes trimballant des sacs beaucoup trop gros pour elles!

A cause de cette effervescence omniprésente, j’ai senti monter en moi comme une pointe d’angoisse ou de stress. Allais-je devenir comme eux? Allais-je me transformer moi aussi en une personne désagréable, stressée et peut-être même stressante?

Je me suis alors mis sur le coté pour pouvoir mieux observer cette faune qui s’agitait en tous sens. Puis j’ai repris mon chemin, en veillant à rester sur les cotés des couloirs, pour ne pas gêner les gens visiblement très pressés. Je me suis rendu, tranquillement à la librairie choisir mon bouquin. J’ai ensuite pris un verre, tranquillement au bar. Puis je me suis installé toujours tranquillement à ma place. Une fois assis, j’ai pu constater que cette effervescence, cette agitation disparaît une fois les portes refermées. Comme si la tentacule d’un monstre anxiogène était coupée de son corps par les portes, et devenait alors parfaitement inoffensive.

Au final cette expérience a confirmé une chose: je déteste arriver à la gare juste à temps pour attraper mon train!

Ambiance carte postale.